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De l’air dans le Van
Par Alpha Kabinet Doumbouya Les zèbres sans rayures sont montés, le van est prêt. Les chevaux s’en plaideront, faute de ... LIRE LA SUITE >


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Conakry, 23 mai (AGP)- La naissance de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), aujourd’hui Union Africaine (UA), il y a ... LIRE LA SUITE >


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De l’air dans le Van


Par Alpha Kabinet Doumbouya


Les zèbres sans rayures sont montés, le van est prêt. Les chevaux s’en plaideront, faute de bouches, nul ne bronche. Malheureusement, l’air manque dans un des pneus. Le chauffeur se gosse et tente d’appuyer sur l’accélérateur, parce que le temps presse ; que vaut la vie d’un olibrius? Le pauvre mijote dans son jus, et se dit que cette fois, le sort sera commun au cas où la destination est ratée.


L’air qui circule va plutôt dans les poumons, faisant rêver la meute d’un lendemain meilleur, oubliant qu’il manque de la substance dans un des pneus.


Ni la chanson du perroquet, ni la mélodie des pies n’ont plus droit de cité. Le vrombissement du moteur enivre déjà les impatients passagers, livrés à leur propre sort. Les artères crevassées du chemin de leur destin ne leur réservent aucun espoir d’arriver à destination, ou du moins en bonne forme. Cette fois, les chevaux sont à l’abri de la folie animale qui conduit à la perdition.


Chaque secousse cependant, donne mauvaise humeur aux tas de zèbres blottis les uns contre les autres comme des blocs de bois arrachés à l’amour d’une forêt sans défense ; les yeux larvés, tournés vers un futur, pourtant incertain. Le passé se conjugue avec le présent, alors que tout semble mirage et égarement.


Qu’ont-ils fait les chevaux pour ne plus trouver de la place dans le van ? Or, il peut y avoir de la place pour toutes les espèces. Mais, ce sont les zèbres qui ont la chance pour ce coup, même si eux aussi manquent de rayures, ils sont pourtant des zèbres ou de la catégorie de cette espèce.


Par moment, le plaisir du goût à la vie effleure le corps, grâce à l’air qui traverse de part en part le Van mal chaussé. Malgré les conditions difficiles du voyage, l’instinct y demeure, celui de se soulager pour oublier toutes les angoisses et le remords de se trouver au mauvais lieu et mauvais moment. Un plaisir qui pompe l’air dans le van.

 
Comme dans une cour de récré !



Par Alpha Kabinet Doumbouya




La propension au jeu est le fort de l’enfant. Même les plus malheureux oublient la tristesse pendant les instants de détente au milieu d’autres enfants. Le cœur tourné vers le plaisir de la vie, celle qui tend vers le beau, le bon, et le bien.



Ô ! Combien la vie est paisible pour l’enfant ?

Dans la cour de récréation, les enfants offrent le tableau de la vie en communauté. Tout sourire, ils distillent la joie de bien vivre. Les minuscules bisbilles sont tellement éphémères qu’elles ne laissent aucune écorchure sur le cœur des uns et autres, tant le corps de l’enfant est innocent et fermé au ressentiment, chose souvent visible chez les adultes.

Oui ! Nous les adultes, nous sommes fragiles aux moindres contradictions. L’enveloppe que contient nos cœurs se fragilise au fil des âges, cédant à l’effet d’imperfection humaine, au fur à mesure que notre être quitte le cadre de l’enfance pour celui d’homme complet et actif. Dommage !

Pourquoi alors naître ? Si plus tard l’égo dicte à l’innocence de l’enfant que nous avions été, la loi d’intérêt égoïste ?

Devant les dures et épouvantables épreuves dont est soumise la nature humaine, les douces mains de l’enfant d’hier, que nous étions, s’arment de boucliers et de glaives au prix de l’instinct de survie.

La cour de récré reste toujours idem, si ce sont encore et toujours des êtres humains portant le cœur d’enfant qui y jouent. Le monde est en effet comme une cour de récréation. Mais dès lors, dans cet espace, les pieds d’argile se muent en pieds de géants, les fleurs de l’amour aussi, succombent aux poids de la concurrence. Glaives en main, bouclier de protection, donnent à l’image de la cour de récré celle d’une arène, où chacun se veut premier. ‘’Homme, tu vivras à la sueur de ton front’’. Le monde est ta prison. Tes actes, le reflet de tes pensées.

Ce bas monde qui ressemble à une cour de récré, ne peut plus se réjouir de ces jouets que les enfants se discutent, se partagent et souvent cassent par innocence.

Désormais, ces jouets sont sataniques, leurs effluves plus dangereux que l’ammoniaque. Les mains armées de glaives s’en approprient pour broyer les faibles. L’esprit de partage cède la place à l’envie de régner seul et en maître du monde. Un égocentrisme qui freine le bonheur des autres. Les rôles sont désormais dictés et non partagés, le décor a changé, le bouclier de protection tenu par une minorité. Cette minorité qui croit que le bonheur de la cour de récré se résume par le pouvoir, l’argent, les bijoux, les maisons et que le malheur, c’est la condition de précarité que vivent les autres, alors que ce sont eux le vrai malheur des autres.

La vraie cour de récré est éphémère, ainsi que son ambiance et sa joie intimement liées à l’innocence qu’incarne l’enfant. Le vrai monde aussi est passager avec son lot d’apparat. Tout le reste n’est que vanité, un simple jeu d’enfant, comme dans la cour de récré.

 
Où Trouver la Solution ?/ Par Alpha Kabinet Doumbouya


L’espèce humaine est elle devenue la photo crachée de l’animal dans son sens réel du terme, vidé de la conscience, seule vertu qui la distingue des autres créatures de sa catégorie biologique ? Le loup garou ou le dinosaure vivant en quête de sang ?

Le constat, si c’est le cas, est un véritable drame. Partout, c’est la rancœur, la haine et la vengeance. L’esprit du bien, du bon et du beau se dilate graduellement pour laisser la place aux comportements cruels, reléguant aux calendes grecques le pardon, la tolérance et l’amour.

Aucun peuple ne vit désormais dans la paix. Les individus sont anxieux. Et l’humanité est effrayée devant la montée surprenante de la violence à tout égard.

Les énormes pertes en vies humaines, sans compter le nombre de victimes de traumatismes, sont devenues monnaie courante, conséquences directes du changement négatif des mentalités dans les relations sociales. Le quotidien est dominé par l’effet induit de l’instinct de conservation et de survie.

Le monde s’affole tous les jours. Le cortège de malheurs qui s’y développe rend la justice plus faible que jamais. Les bases essentielles de l’harmonie sociale se sont fragilisées par le fait du non respect des normes établies au fil des âges.

Visiblement, n’est plus écouté que le menteur, n’est plus applaudi que le voleur, n’est plus respecté que le bandit. Une race de fantômes obnubilés par l’intérêt personnel, le matériel et le gain facile au détriment des honnêtes gens et des bonnes consciences, s’il en reste, dans un environnement où le succès autour de l’indécence continue de faire des émules. Le bonheur virtuel derrière lequel courent ces criminels est la source de tous les maux qui assaillent le monde. Ils agissent sans remord par n’importe quelle astuce et de mille manières. Quel gâchis !

L’argent est, en tout premier lieu, le lit de tous ces phénomènes sataniques qui en découlent.

Où trouver la solution pour la reconversion des mentalités ? C’est toute la question en ce 3ème millénaire.

 
Ce qui devrait être…/ Par Alpha Kabinet Doumbouya-DG


Le chef de Quartier est le premier responsable sur qui repose le sort du citoyen, sa sécurité et sa quiétude.

Il est également, l’autorité morale et représentative du pouvoir public, sensé coordonner et orienter les préoccupations majeures de l’Etat à la base. Il veille en ce sens, sur le droit et le devoir du citoyen.

Dans cet exercice, la crédibilité doit être de mise en termes de compétences et de capacités à gérer les affaires de proximité.

Evidemment, le leadership en tant que critère, n’est pas une potion magique que l’on peut s’offrir au travers des arguments irrationnels, comme le droit d’ainesse, la descendance, la Co-naissance ou la succession.

La gestion de l’Etat se veut dynamique en amont et en aval et impose des préalables d’intégrité et de patriotisme.

De la manière est constitué, un appareil gouvernemental, devrait aussi être l’ossature d’un conseil de quartier.

Si le législateur y pensait comme tel, ce serait encore mieux pour l’avenir.

Une image décentralisée et déconcentrée du pouvoir qui, dans son application, permet de doter le commandement à la base d’importantes marges de manœuvres et de prérogatives.

Supposons par exemple, que le conseil de quartier avait l’opportunité d’attribution à chacun de ses démembrements d’une mission à caractère sectoriel, faisant du responsable de quartier une sorte de prolongement de la représentativité d’un secteur Ministériel, cela allait donner au Département de la Décentralisation, une certaine facilité de synergie d’actions de développement endogène.

Il allait ensuite jouir d’un statut de structure faitière de l’ensemble des Ministres que constitue le gouvernement et acquérir les capacités de régler les problèmes au cas par cas, selon les domaines appropriés.

De cette logique, s’impose le principe de ressources humaines qualifiées, susceptibles de trouver des solutions attendues par la population.

Là, on parle de la politique axée sur la croissance et l’amélioration des conditions de vie du citoyen.

L’implication du citoyen à la stratégie de promotion de sa situation sociale ne devrait pas être influencée par des facteurs politiques, mais plutôt centrée par des bases rationnelles de lutte contre la précarité.

Une telle approche conduit à la recherche de solutions efficaces au niveau de toutes les instances de commandement et de prise de décision : des quartiers aux communes, des villes aux préfectures, et des régions à la Nation.

En éloignant le quartier de la politique, le citoyen allait être plus productif qu’attentiste de promesses.

 
Le ver dans le fruit/ Par Alpha Kabinet Doumbouya


La Guinée est condamnée à travailler pas comme un esclave.


Les habitants de ce pays sont obligés d’être des hommes justes, pas comme des animaux domestiques.


Les entités sociales qui composent cette partie de la terre doivent se montrer solidaires, pas à l’image des clans se réjouissant du malheur des autres après une forfaiture.


Si le peuple de Guinée refuse de valoriser les trois vertus plaquées sur l’emblème de la République comme devise, rien, mais rien, ne le sauvera du mauvais sort. Pourtant, ce peuple est prédestiné à un avenir radieux. Le choix est de changer ou périr.


L’appréhension des mauvais augures est symptomatique de la paresse, du mensonge et de la cruauté.


Toutes choses contraires aux textes fondateurs, garant d’une vie paisible et aisée, le socle de la maison commune aspirée par les enfants de Dieu.


Même la jungle serait un havre de paix, si la chaîne de survie et l’instinct ne prenaient pas le dessus sur l’existence.


L’intelligence n’a d’autre malédiction que celle de tomber dans l’incapacité de transformer le terreau en un trésor.


Le drame parapsychologique ne plane certainement pas sur la Guinée. La question à se poser est plutôt de comprendre où sont passées toutes les élites ayant permis à la Guinée de se hisser au summum des nations de grandes envergures ?


Autrefois logée dans le cercle des Etats emblématiques pour ses idéaux de souveraineté en Afrique, notre Guinée vit, aujourd’hui, de plus de souvenirs que d’allant. Les énergies d’espoir sont presque noyées dans des querelles verbales polluant sans cesse l’ambiance de fraternité et de convivialité d’antan.


Sur les pages de l’histoire, le Rétroviseur-Guinée ne continue de renvoyer encore à la postérité que ces moments glorieux de la conquête de l’indépendance, le temps passé qui reflète le charme du paysage naturel, la luxuriance de la végétation, l’abondance de nos cours d’eau, la beauté de la Capitale au pied de l’Atlantique avec 300 km de côtes, l’aura des ainés dans des grands rendez-vous de forum, le talent de ses anciens artistes et sportifs sur les impressionnantes scènes et arènes de par le monde.


La Guinée des souvenirs avait aussi le label de pays qualifié de scandale géologique. Mais, le scandale géologique est-il en train de se muer en scandale physiologique?


Tout laisse déduire que ce deuxième accident est fort bien différent du premier. L’Or, le Diamant, la Bauxite, le Fer et le Zinc sont salvateurs lorsqu’ils sont capitalisés à bon escient. En revanche, le scandale physiologique entraine l’avènement d’hommes de type nouveau, cette fois à l’inverse de la qualité et de la valeur ajoutée.


Le fantôme du prototype d’homme paresseux, moins vertueux et cruel semble présent à l’horizon de la Guinée de l’espérance, et les générations montantes courent le risque de voir les repères se fourvoyer dans des idées de compétition pour le meilleur, induites par le ferment du jeu de la démocratie.


Pour y gagner, l’argent et le discours indécent sont utilisés comme le bouclier du derby, contribuant à développer la paresse, la médisance et le sexisme. Un véritable ver dans le fruit.

 
Une grève à la fin du mois, le poignard de la FESABAG contre les fonctionnaires guinéens/ Par Alpha Kabinet Doumbouya


Conakry, 28 sept (AGP)- C’est avec une grande surprise que les citoyens ont écouté un communiqué de grève du syndicat des Banques en Guinée. Grève programmé à la date du 28 septembre 2016, décidée par la Fédération Syndicale des Assurances et Banques de Guinée (FESABAG), en signe de revendications devant les autorités compétentes sur les conditions de vie des travailleurs relevant de ce secteur.

Si dans le fonds la grève se justifie comme un droit reconnu à une corporation, selon les textes fondateurs, dans la forme, cette décision prise par les structures bancaires du pays est un véritable échafaud pour les pauvres citoyens qui attendent de percevoir leurs maigres salaires de la fin de ce mois qui coïncide avec l’ouverture des classes en guinée, après les énormes dépenses effectuées pendant la fête de Tabaski le 12 Août dernier.

Peu importe une grève des banques aux yeux des citoyens, si l’Etat n’avait pas forcé la main des fonctionnaires à être inscrits au virement. Une stratégie d’ailleurs avantageuse lorsqu’elle se fait dans la règle de l’art avec le souci de protéger l’argent du contribuable et le familiariser à la culture de sa gestion financière à travers le modernisme des banque. Evidemment, inutile d’évoquer ici l’intérêt que les banques elles mêmes tirent de cette politique en termes d’argent et de crédibilité en nombre de clientèle. A la vérité, le virement du salaire des fonctionnaires à la banque met fin au système de ‘’Billetage’’ alors dans les pratiques en guinée, avec tous les risques que cela comportait, non seulement liés à une question de moralité des payeurs mais aussi, à la régularité de certains travailleurs qui se gaussent du fonctionnement de leurs services.

Aujourd’hui, point besoin de dire que le changement du comportement des travailleurs, quant à la présence et la régularité à leurs lieux du travail, est plausible. Un système de contrôle des présences à l’appui, a favorise la discipline et aide l’Etat à maitriser la masse salariale.

Alors, pourquoi les structures bancaires de notre pays veulent-elles se servir de cette politique réussie, pour s’exprimer autrement devant les décideurs ? Comment la FESABAG peut-elle utiliser le droit des fonctionnaires comme arme de combat dans ses revendications sectorielles ?

Le différend dont il s’agit, ne regarde nullement le pauvre fonctionnaire qui a besoin de son salaire pour la vie de ses enfants. D’ailleurs, l’éducation assurée des enfants est aussi une assurance pour l’avenir de la Nation. Alors que veut la FESABAG ? Sacrifier l’avenir de ces enfants issus des familles qui n’ont d’autres ressources que le salaire des parents ? Je trouve cela cynique, et choisir la date du 28 septembre comme son jour de grève, l’intention est porteuse de beaucoup de non-dit. La FESABAG ne doit pas oublier que le traumatisme d’un passé très récent ne s’est pas encore émoussé.

 
LEAD DEER and SHEEP

Par Alpha Kabinet Doumbouya


Lorsqu’en 1990 la guerre civile a éclaté au Libéria, ensuite en Sierra-Léone plus tard, puis en Côte-d’Ivoire après, la Guinée n’a pas été à l’abri des conséquences des tragédies qui s’en sont suivies : vagues successives de déplacés de guerre avec leurs cortèges d’épiphénomènes indissociables des cohabitations non désirées et factices.

Un peu après, c’est la Guinée qui est elle-même victime d’agression rebelle le long de ses frontières au Sud du pays. Dieu soit loué, de toutes les opérations de rebellions en Afrique, la seule que l’histoire retient comme vaincue et réprimée jusqu’à son dernier retranchement.

Cette ‘’orgie’’ de victoire n’a malheureusement pas conforté le sens du patriotisme chez les citoyens au fil des ans, par le simple fait de l’émergence d’une cohorte de politiciens qui n’ont de cesse à cultiver la division sociale en Guinée.

Un leadership à la communautariste qui ressemblerait à ce qu’on pourrait appeler LEAD DEER AND SHEEP en anglais, traduisez ‘’Tête de Biche et de Mouton’’, qui prend le peuple pour des brebis.

Les effets induits des meetings et autres déclarations dans les médias sont, de nos jours, plus pernicieux que tout le banditisme qu’a entrainé l’arrivée massive de refugiés dans notre pays à partir des années 90.

De jour en jour, le guinéen change de façon inexplicable, non seulement dans le ton, mais aussi dans le comportement, éloignant ainsi la société des normes d’éthiques et de vertus reconnues par la citoyenneté. Ceci, encouragé par ceux-là même qui devaient être des repères de bon exemple, en première ligne les politiques.

Les bonnes consciences en ont assez de ces discours dithyrambiques, dont le Leadership use aux travers des réunions hebdomadaires de Partis, pour se faire une aura dans l’arène politique. A la place des propos va-t-en-guerre, il serait judicieux de proposer à ce peuple, qui n’a que trop souffert, des stratégies de lutte contre la pauvreté.

Les souffrances du Peuple sont dues, à un certain manque de vision de ceux qui répondent du nom du peuple. Mais chemin faisant, qui de ceux qui tiennent le gouvernail, à des instances suprêmes, vit dans la précarité ? Nos dirigeants sont tous des riches. Le salut, est de distiller par leur leadership, l’arôme du bonheur par des actions porteuses de valeur ajoutée.

Sinon, le peuple aussi prendra certaines têtes, comme des LEED, ressemblant à celles de la biche et du mouton à la fois, signe d’une crise de confiance dans le leadership en Guinée.

 
Pourquoi seulement la politique ?


Par Alpha Kabinet Doumbouya


Conakry, 1er août (AGP)- Contrairement à une croyance dans un passé très récent qui poussait les gens à aller vers le domaine des Sciences Economiques, au motif de se tailler une condition de vie aisée, bien des intellectuels choisissent désormais le terrain politique pour se faire ̏Riches˝ et ̏Importants˝.



Que ce soit en Afrique ou en Occident, cette ambition cachée devient la nouvelle approche de l’élite. Heureusement qu’ailleurs, les férus de cette opinion sont bardés de diplômes de Sciences Politiques ; ayant fait un long cursus qui leur permet d’expliquer le monde tel qu’il se présente. S’appropriant les secrets de la connaissance dialectique et de la dissertation, ils sont parvenus à être excellents dans l’art du discours pour convaincre, peu importe le sujet. Evidemment, la capacité de tenir l’auditoire en haleine n’est pas donnée à tout le monde.



Ceux qui jouissent de cette faculté sont généralement courtisés. Plus est, le pouvoir de cacher le coté faible de la nature humaine leur donne la magie de tourner vers eux les sentiments de tout le monde.


Mais, à la différence des politiciens Outre-Atlantique, la majorité des orateurs politiques en Afrique ne sont pas titulaires de diplômes des écoles de Sciences Politiques. Beaucoup sont venus à la pratique par simple passion, mus par la volonté de se mettre au devant de la scène et agir au nom des autres. On peut même les qualifier d’autodidactes, que cela ne fâche.


A quelques exceptions près, il y a cette catégorie d’africains qui a su marquer dans le temps sa valeur par la logique des idéaux, et bénéficier de l’estime populaire par la clarté du discours.


L’avantage de s’illustrer comme symbole d’un combat pour le pouvoir au nom de tous, fait de ces militants de premières heures, des oiseaux rares. En citant leur exemple, on s’empresse de rappeler que ces inconditionnels se sont surtout montrés fidèles à une démarche idéologique qui hisse l’individu au centre de toutes les aspirations pour un intérêt collectif. C’est de là, peut être, que se trouve l’interprétation à leur succès, si on s’en tient aux critères de la connaissance classique de l’art de gouverner.


Cette génération de pionniers de l’ère des Indépendances sur le continent, relève de la catégorie des iconoclastes, des pragmatiques, des autodidactes, mais aussi des doués dans l’action et la capacité d’agir pour l’ultime sacrifice.


Leurs sources d’inspirations ? C’est la grosse question. Tout laisse croire que le contexte d’inégalité social constituait la base de toute leur réflexion. Si parmi eux, beaucoup n’ont pas eu la chance de poursuivre le cycle universitaire normal, vite repérés par l’administration colonial comme dangereux, tous ont néanmoins réussi à laisser à la postérité une vision, des pensées lumineuses, des idées qui sont devenues la force motrice qui a su changer le cours de l’histoire de leur époque.


A l’ère de la démocratie, nous ne manquons pas également d’orateurs politiques en Afrique, sauf que cette nouvelle classe ne fait que la politique seulement. Rien que la politique.


Le constat est que, peu de ces intellectuels ont le sens managérial de ficeler un projet de Société auquel eux-mêmes se montrent fidèles, encore moins une idéologie fondée sur la dialectique, substrat de la cohérence des idéaux. Ils ont tous pour dénominateur commun, le peuple, mais la morale laisse douter de la consistance des idées chez bien de ces personnages.


Autant il est possible de reprocher aux pionniers de l’ère des indépendances la forte tendance à la dictature ou au culte de la personnalité, autant il est facile de soupçonner les politiques de l’ère de la démocratie, le sentiment d’égo dans le caractère.


Pourquoi seulement de la politique actuellement par ceux qui agissent au nom du peuple ? Parce que simplement, ils sont habités par deux images, celle des initiés et celle des doués. Mais, le fait de ne pas pouvoir contenir, au sens large du terme, les qualités pédagogique et psychique de la performance reconnue aux initiés et aux doués, les politiciens du temps de la démocratie affichent une faiblesse de pouvoir gérer les problèmes qui s’expliquent sans la politique. La plupart fait plutôt la superposition des démarches politiques face aux problèmes qui n’ont rien de politique.


D’où, l’incapacité de ceux qui gouvernent en Afrique de s’affranchir des pesanteurs politiques pour rendre au peuple le bien-être que celui-ci attend d’eux.

 
Réverbération des antres d’une économie mondiale à l’agonie

Par Alpha K. Doumbouya


Conakry, 26 avril (AGP)- Le tableau de bord de la machine de l’économie clignote au rouge partout dans le monde. Prémonition pour les hommes des différents continents, ou panne bénigne des politiques?



En attendant, tout se joue sur un plateau d’appréhensions, jonché de multiples ingrédients difficiles à avaler, ou aisément.



Au chapitre tragicomique, les acteurs sont les seuls responsables du sort que l’avenir réserve, même aux spectateurs : La crise mondiale ! Résultante des conflits non justifiés, de la vente de la drogue et des armes, de la mort de l’éducation et de l’agression effrénée de la nature.



Dans ce décor, les africains ne sont plus les exemples uniques au monde pour les mouvements migratoires. La course vers les Eldorado se voit dans tous les sens. Les candidats sont noirs, blancs, jaunes et certainement bruns aussi. Tous, accourent vers un monde de l’utopie. Ils s’activent dans l’inconnu pour regagner là où les intérêts des paradis fiscaux éblouissent les naïfs. Là où les fruits d’or tirés de la vente des armes et du pétrole, font réfléchir la lumière d’un bonheur chimérique, alors que simple réverbération des antres d’une économie dite mondiale, qui ne tient qu’à une ficèle.



Au siège des Nations-Unies, un semblant de recherche de solutions idoines. Mais autour de la table, des exégèses d’intérêts contradictoires et d’idéaux antinomiques, tous, vantant les effets induits d’un nouvel ordre mondial, qu’ils disent salvateurs. Ce ne sont que des oripeaux de leur gloire.



Assistons-nous à l’émergence d’une nouvelle civilisation ?



Evidemment, l’ère de la guerre froide est derrière les Peuples, mais le monde n’est pas encore guéri de ses maladies planétaires du passé. Si le rhume n’est pas visible, les maux de tête sont plus que persistants.



C’est la caverne d’Ali Baba, avec des images éblouissantes qui reflètent sur les écrans de la diversion, des BIG-man, des Supermen, des Spider men, porteurs de messages d’une Démocratie sortie des antres d’une économie mondiale, déjà et aujourd’hui à l’agonie.



Nostradamus va-t-il se réveiller pour prédire sur le devenir des générations futures ? Ses disciples ne seront qu’égaillés mais pas effarouchés. Sinon, c’est l’humanité tout entière qui fuira pour regagner le tombeau de tous ses malheurs.

AGP/26/04/016 AKD/ST

 
Le Président est mal informé sur les réalités du pays/ Par Alpha Kabinet Doumbouya


Conakry, 21 (AGP)- Durant les quatre premiers mois de 2016, le panier de la ménagère a enregistré une baisse de qualité. Le citoyen ressent un certain affaiblissement de son pouvoir d’achat et son inquiétude pour le lendemain va crescendo.


A écouter les complaintes dans les foyers ou sur d’autres espaces de libre expression, c’est la désolation, «ça ne va pas!» clame tout le monde, avec parfois une apparente rancœur à l’endroit du système de gouvernance qui en appelle au changement.


Toutefois, l’alerte des effets douloureux liés au changement sociopolitique et économique inspiré par les nouvelles autorités du pays, n’est pas un fait insolite dans la conscience populaire. Le Président de la République ne rate aucune occasion pour galvaniser l’esprit de ses compatriotes par rapport aux sacrifices ultimes à consentir en vue d’une amélioration future des conditions de vie des guinéens.


Mais, ce que la population n’arrive plus à cerner, c’est l’attention du pouvoir central à son endroit. Beaucoup croient voir une distance entre le gouvernement et les difficultés auxquelles les citoyens sont exposés ces derniers temps. Le déficit de communication entre le sommet et la base, donne le sentiment à bien des citoyens que le Chef de l’Etat lui-même semble indifférent à ce que le peuple endure actuellement.


A travers les commentaires proférées çà et là, les observateurs évoquent comme éléments symptomatiques ‘’les mesures surprenantes’’ dans divers domaines de la vie publique et trouvent impopulaires ces batteries de décisions prises à l’intervalle de quelques semaines seulement : il s’agit, entre autres, des taxes sur la téléphonie et à la douane ; les compteurs à prépaiement ; le déguerpissement des emprises de la voirie ; la retenue sur salaire etc.


Pendant ce temps, certains déplorent le ralentissement des activités dans l’administration publique, dû à un manque de budget de fonctionnement par endroit, et qui paralyse la volonté des travailleurs à servir efficacement. Du jour au lendemain, c’est la léthargie qui prend poids, faute de moyens de fonctionnement. Les absences répétées des travailleurs sont légions, soit ils disent qu’il n y a rien à faire au bureau, soit qu’ils n’ont pas de frais de transport pour se déplacer. Pire, le climat de mendicité constaté devant les services, amenant les cadres à fuir leurs bureaux avant l’heure.


Apparemment le pays va mal. Sans donner raison aux sceptiques, il faut s’interroger sur le fait de savoir si le Chef de l’Etat est bien informé sur les réalités actuelles du pays. Cela relève, de prime à bord, de la mission des acteurs potentiels comme les représentants des institutions de la République, en l’occurrence le Conseil Economique et Social, l’Assemblée Nationale et le Gouvernement, pour ne citer que ceux-là. Habituellement, le slogan autour du Président est ‘’Tout va bien Chef’’, un semblant de vérité qui, à la longue provoque des crises sociales obligeant l’Etat de jouer aux pompiers.


AGP/21/04/016 AKD/ST

 
Des danses populaires à Conakry : Tapages nocturnes ou défiance des pouvoirs publics ? / Par Alpha Kabinet Doumbouya


Conakry, 05 avril (AGP)- C’est dans une indifférence totale des chefs de famille et des responsables locaux que des jeunes de Conakry se donnent la liberté de barricader les rues actuellement pour organiser nuitamment des danses folkloriques.

Ces danses, qu’ils appellent communément ‘’Faré Gnakhi’’ (entendez la danse indécente), ont lieu souvent à la fin mois : A tour de rôle, un membre du club reçoit la fin du mois ses collègues et ses amis pour une fête de réjouissance.

Si l’idée de s’intégrer à un mouvement associatif est de nature viable, le comportement qui incarne celle que ces jeunes l’impriment en ce moment ne semble plus relever de la bonne conduite face à la propension de la pagaille qui enveloppe leurs retrouvailles ; ériger des hauts parleurs, les régler à des DB hors normes, au motif d’une jouvence synonyme de tintamarre qui met tout le voisinage mal à l’aise. Ces scènes se déroulent tard la nuit dans nos quartiers, faisant fi de toutes les règles d’éthiques et de libertés publiques.

En donnant raison à celui qui a pensé qu’un peuple qui ne rit pas et qui ne danse pas est un peuple malheureux, il faut rappeler que la manière pour un peuple de rire ou de danser peut aussi être porteuse de message de cruelle raillerie ou de défiance de ceux qui le gouvernent.

Au regard du libertinage que s’offrent les jeunes de Conakry aux travers des cérémonies culturelles (danses populaires, football de rue…) on est enclin de tirer la conclusion d’une revendication voilée.

Une prétendue revendication qui se résume par une sorte de rupture de confiance entre la mission de bien éduquer et le désir de réussite dans l’avenir. Visiblement, on assiste à un aveu d’impuissance des ainés, lorsque nous prenons en compte l’indifférence dont ils font preuve, mais également à une attitude de désobéissance de ces jeunes à toutes autorités depuis belle lurette.

Pour les esprits alertes, ce phénomène ne devrait pas favoriser l’immersion de la politique de l’autruche, mais plutôt conduire à des recherches de solutions pour couper le mal à la racine. Car, les conséquences dans l’avenir ne pourraient qu’être fâcheuses pour une Nation qui ne peut reposer son espoir que sur une jeunesse bien formée.

AGP/05/04/016 AKD/ST

 
Pourquoi seulement la Politique ?

Par Alpha Kabinet Doumbouya


Contrairement à une croyance dans un passé très récent qui poussait les gens à aller vers le domaine des sciences économiques, au motif de se tailler une condition de vie aisée, bien des intellectuels choisissent désormais le terrain politique pour se faire ̏riches˝ et ̏importants˝.



Que ce soit en Afrique ou en Occident, cette ambition cachée devient la nouvelle approche de l’élite. Heureusement qu’ailleurs, les férus de cette opinion sont bardés de diplômes de Sciences-Politique ; ayant fait un long cursus qui leur permet d’expliquer le monde tel qu’il se présente. S’appropriant les secrets de la connaissance dialectique et de la dissertation, ils sont parvenus à être excellents dans l’art du discours pour convaincre, peu importe le sujet. Evidemment, la capacité de tenir l’auditoire en haleine n’est pas donnée à tout le monde.



Ceux qui jouissent de cette faculté sont généralement courtisés. Plus est, le pouvoir de cacher le coté faible de la nature humaine leur donne la magie de tourner vers eux les sentiments de tout le monde.



Mais, à la différence des politiciens Outre-Atlantique, la majorité des orateurs politiques en Afrique ne sont pas titulaires de diplômes des écoles de Sciences-Politique. Beaucoup sont venus à la pratique par simple passion, mus par la volonté de se mettre au devant de la scène et agir au nom des autres. On peut même les qualifier d’autodidactes, que cela ne fâche.



A quelques exceptions près, il y a cette catégorie d’africains qui a su marquer dans le temps sa valeur par la logique des idéaux et bénéficier de l’estime populaire par la clarté du discours.



L’avantage de s’illustrer comme symbole d’un combat pour le pouvoir au nom de tous, fait de ces militants de premières heures des oiseaux rares. En citant leur exemple, on s’empresse de rappeler que ces inconditionnels se sont surtout montrés fidèles à une démarche idéologique qui hisse l’individu au centre de toutes les aspirations pour un intérêt collectif. C’est de là, peut être, que se trouve l’interprétation à leur succès, si on s’en tient aux critères de la connaissance classique de l’art de gouverner.



Cette génération de pionniers de l’ère des indépendances sur le continent, relève de la catégorie des iconoclastes, des pragmatiques, des autodidactes mais aussi des doués dans l’action et la capacité d’agir pour l’ultime sacrifice.



Leurs sources d’inspirations ? C’est la grosse question. Tout laisse croire que le contexte d’inégalité social constituait la base de toute leur réflexion. Si parmi eux, beaucoup n’ont pas eu la chance de poursuivre le cycle universitaire normal, vite repérés par l’administration colonial comme dangereux, tous ont néanmoins réussi à laisser à la postérité une vision, des pensées lumineuses, des idées qui sont devenues la force motrice qui a su changer le cours de l’histoire de leur époque.



A l’ère de la démocratie, nous ne manquons pas également d’orateurs politiques en Afrique, sauf que cette nouvelle classe ne fait que la politique seulement. Rien que la politique.



Le constat est que peu de ces intellectuels ont le sens managérial de ficeler un projet de Société auquel eux même se montrent fidèles, encore moins une idéologie fondée sur la dialectique, substrat de la cohérence des idéaux. Ils ont tous pour dénominateur commun le peuple, mais la morale laisse douter de la consistance des idées chez bien de ces personnages.



Autant il est possible de reprocher aux pionniers de l’ère des indépendances la forte tendance à la dictature ou au culte de la personnalité, autant il est facile de soupçonner les politiques de l’ère de la démocratie, le sentiment d’égo dans le caractère.



Pourquoi seulement de la politique actuellement par ceux qui agissent au nom du peuple ? Parce que simplement, ils sont habités par deux images, celle des initiés et celle des doués. Mais le fait de ne pas pouvoir contenir, au sens large du terme, les qualités pédagogique et psychique de la performance reconnue aux initiés et aux doués, les politiciens du temps de la démocratie affichent une faiblesse de pouvoir gérer les problèmes qui s’expliquent sans la politique. La plupart fait plutôt la superposition des démarches politiques face aux problèmes qui n’ont rien de politique.



D’où, l’incapacité de ceux qui gouvernent en Afrique de s’affranchir des pesanteurs politiques pour rendre au peuple le bien-être que celui-ci attend d’eux.

 
La Guinée change AL-Barka Alpha !


Merci mon Président !



Merci pour ton combat et ta conviction



Merci pour le courage et la persévérance



Surtout merci pour la patience



Ta patience !



La patience d’attendre avec la foi, que tu peux être président de la Guinée.

Oui, on peut être patient parfois et ne pas avoir la sagesse d’attendre

Tout comme on peut accepter d’attendre et ne pas être patient



Toi Alpha Condé, tu as su contenir les valeurs de cette mixture avec sagesse, même si l’usure du temps est pénible.



Sur le piédestal, ta conscience te murmure aujourd’hui, le mérite d’un peuple qui a cru.



Combien il est difficile de choisir parmi les meilleurs ?

Par ce biais, ton combat au cours de ton 1er mandat était, en retour, de mériter de la confiance de ce peuple conséquent, dont la voix a été l’expression sublime qui a transcendé les frontières.



Depuis le verdict électoral, tu n’es donc plus le même homme.



Alpha Président, le mérite est d’abord à ce peuple.



Le pacte ainsi scellé, ne fait pas cependant de toi le premier des guinéens, mais celui de qui désormais, le peuple de guinée attend, en tout premier lieu, la satisfaction de ses besoins primaires.



Tu es depuis 2010, celui qui a la lourde charge de conduire les guinéens, à faire de la Guinée ce qu’ils veulent qu’elle soit.



Rêvent-ils d’une Guinée de progrès, unie, toujours fière et débarrassée de la pauvreté ?



Il n’y a pas de peuple qui ne caresse le rêve du bonheur et du bien être.

Mais souvent le fossé entre le rêve et la réalité est un énorme goulot d’étranglement.

Un mur de glace qui, une fois brisé, honore le pacte avec ce peuple qui a mis entre tes mains, le mythique marteau du pouvoir et du pouvoir- faire.



Le mandat de 5 ans, a-t-il été un essai dans cette épreuve ou une chance de convaincre de ce qui avait promis à tes concitoyens?



En effet, la promesse n’est qu’une simple facture de persuasion brandie au peuple sous la forme de projet de société. Sa matérialisation est comme une contrainte.



Ta facture de promesses muée en exploits, visibles et palpables, t’aura permis de franchir le rubicond et de conforter la confiance devant ce peuple qui te renouvelle un second mandat.



En dépit de ta volonté, les guinéens sont conscients que les œuvres humaines sont incomplètes parce qu’imparfaites, mais elles sont porteuses de symboles et permettent de distinguer leurs auteurs parmi les autres.



De cette voie, l’artisan rentre dans l’histoire par la grande porte et laisse à la pos-térité sa touche et sa marque, celle que toi-même appelle en terme simpliste ‘’Changement’’.



La Guinée change, Merci mon Président. Allah Barka Alpha.



Par : Alpha Kabinet Doumbouya

 
Que le bon exemple pleuve !

Par Alpha Kabinet Doumbouya


Qu’est-ce qui pourrait bien opposer, vous ainés, au point ne pas pouvoir s’asseoir et discuter de l’avenir de la Guinée ?



En se mettant ensemble, ils ne mesurent pas (peut -être) l’image qu’ils vont renvoyer à nous les citoyens qui, souvent, ne comprenons rien de la politique.

S’ils acceptent de le faire maintenant, ils ne pourront (peut- être) pas évaluer le service qu’ils auront rendu à la Nation ; surtout en ce moment précis de l’histoire de notre cher pays.



Il suffit de scruter l’environnement géopolitique pour se rendre à l’évidence que le danger est autour de nous.



Ce pays a transcendé jusque là beaucoup d’embûches grâce à la hauteur d’esprit de ses fils et filles et la foi qui protège leurs comportements. En Guinée, même les libres penseurs ont un penchant pour l’humain.



Mais, ce côté altruiste du guinéen, aussi atypique qu’il soit, n’est plus à l’abri de la décongestion psycho-sociale.



Cette Guinée qui n’a jamais baissé les bras devant les épreuves, mêmes les plus épouvantables, surprenantes ou imprévisibles, doit s’aviser qu’à l’état actuel de l’évolution des peuples, elle n’est pas également à l’abri de tous les risques, notamment, l’effritement du tissu social.



Lorsque dans un feuilleton Hollywoodien, j’entends un responsable de la CIA dire ‟Nous sommes capables du n’importe quoi, pour ramener nos enfants à la maison’’, parlant de la libération d’un otage américain à l’autre bout du monde, je suis d’abord frappé par la considération que les États-Unis accordent à leurs citoyens.



A mon avis, chaque peuple se réjouit d’une certaine valeur exceptionnelle qui le distingue à d’autres peuples et d’autres Nations. En Guinée, c’est ce côté humaniste qui fait jusque là du guinéen, cet homme exemplaire qui se compare aux autres africains, en exhibant l’auréole de gentillesse.



Pour preuves, les guinéens ont donné aux millions de réfugiés, gîtes et couvertes sans aucune condition derrière.



Mais, le risque aujourd’hui est de voir ce caractère humaniste du guinéen aller en lambeau, du fait des effets pernicieux d’une politique de mauvais aloi qui entre progressivement dans les mœurs.



Les indices de l’intolérance, à tout égard sont presque au rouge, et les comportements par endroit, en donnent la meilleure lecture du danger qui plane sur le pays.



Or, un pays où les hommes cultivent la haine, est appelé à s’autodétruire. Voilà tout le souci actuellement. Alors, que les bons exemples pleuvent comme une pluie.



Et, la pluie ne vient que d’en haut.

AGP/10/11/015 AKD/KS/ST

 


 


 
Qui pour sauver la Guinée?


Selon un dicton que j'ai hérité de mon prof, Lamine Camara alias Otis, (paix à son âme), ‘’Les crabes dans une même marmite au feu, ont le sort commun, c'est la cuisson!’’ Comme pour dire que le destin des Guinéens est commun.

Nous ne saurons être plus pacifistes que les autres peuples qui ont déjà enduré les pires épreuves de leurs histoires, tels les conflits sociaux qui se sont d'ailleurs soldés par ce que certains appelleraient ''guerre civile ou génocide''. Loin s'en faut!

Oui! Pourquoi ne pas avoir peur?

La Guinée va à la dérive. Les discours sont en train d'armer les esprits à tout bout de champ. Chaque jour qui passe, les citoyens, toutes catégories confondues, affûtent la langue, qui pour menacer, qui pour intimider ou heurter la sensibilité des autres. Un ton guerrier que les médias ou autres meetings distillent comme une trainée de poudre.

Si nous nous faisons la guerre, il n'y aura ni vainqueurs ni vaincus. C'est la Nation qui fera parler d'elle sous une image teintée de désolations. Pourtant, bien des analystes ont réservé par le passé, un regard charmeur pour notre pays pendant les moments d'incertitudes dans la sous-région, vers les années 90. D'autres avaient, par contre prédit le chaos en Guinée aussi. Rien n'y fut, même à des périodes où les convulsions politiques avaient pris une ampleur indescriptible et épouvantable sur des questions ultimes de la nation.

Bien plus est, aucune menace extérieure n'a encore eu raison de l'unité nationale en Guinée: Deux agressions le long de nos frontières, n'ont fait que galvaniser l'élan de solidarité et la conscience populaire, dictant aux forces du mal que l'héritage légué par les bâtisseurs de cette Maison commune qu'est la Guinée, est sacré. Et que nul ne peut le troquer à sa guise.

Ces multiples victoires sur les envahisseurs constituent encore un réel motif de fierté et de grandeur d'esprit de chaque fils du pays par rapport à l'histoire des peuples africains.

Comment et pourquoi la Guinée est elle arrivée à une situation de crise de confiance, de nature à penser que si l’on y prend garde, le pays ira droit au mur?

Sans aucun effort d'analyses, tout le monde est conscient que l'heure est grave. Les indices sont visibles, en tout cas. En se référant à des exemples d'autres pays qui ont fini leurs divergences dans la logique des muscles et de l'arène.

Mais après, quoi? Tout se termine par l'accalmie, la paix et ensuite le dialogue. Pendant ce temps, les victimes sont innombrables et affectées à jamais. Le pays aura perdu de ses ressources et du temps, trainant pour longtemps des stigmates de la cruauté et de l'ignorance, du fait de la volonté d'une entité, dont le calcul et les solutions aux équations ne se retrouvent que dans les hypothèses incongrues de la violence.

La Guinée acceptera-t-elle de céder à ces genres de pressions, alors que la bonne graine s’offre dans la compréhension à travers le dialogue? Les marchands d'illusions réussiront-ils à rendre les Guinéens féroces les uns contre les autres? Je n'en crois pas mes yeux!

Toutefois, si cela devait arriver, faisons en sorte que nous ne soyons pas ces gens qui répondrons de leurs actes devant l'histoire et devant Dieu.

Battons-nous maintenant, vaillamment dans le bon sens, pour que des générations futures, à leur tour, nous magnifient aussi dans l'avenir. Comme l'honneur de bravoure et d'entente que nous reconnaissons aujourd'hui à nos devanciers.

Ce sont tous les Guinéens qui doivent sauver le pays, en tout temps et en tous lieux et à toutes les circonstances. C’est là où réside notre salut.

Unis, nous serons toujours forts et nos idéaux seront comblés ; divisés, nous passerons pour des idiots aux yeux de ceux qui nous regardent.
''Les crabes dans une marmite au feu, ont un sort commun : c'est la cuisson''. La leçon est partagée. Qu’Allah t'accorde son paradis éternel, Professeur!

 
Regard sur le passé : 31 ans après la mort du premier président de la République de Guinée, Ahmed Sékou Touré

Par Alpha Kabinet Doumbouya


Au petit matin d’un 26 Mars 1984, sur les ondes de la seule Radiodiffusion nationale en Guinée -Voix de la Révolution- les militants et militantes du PDG-RDA apprenaient avec effroi la mort inattendue de leur secrétaire général du Parti, Responsable suprême de la Révolution, Chef de l’Etat, Commandant en chef des Forces Armées révolutionnaires et Président de la République Populaire et Révolutionnaire de Guinée, Ahmed Sékou Touré.

La voix étreinte d’amertume du Premier ministre, Lansana Bavogui, annonçait au monde entier la triste nouvelle du décès du 1er Président de la Guinée indépendante, décès survenu dans un hôpital de Cleveland (aux Etats-Unis), des suites d’une courte maladie.

Celui qui fut un syndicaliste chevronné, militant de première heure pour la cause de l’Afrique, pionnier de la lutte de l’Indépendance de son pays, homme politique, doublé d’une témérité légendaire, venait ainsi de tirer sa révérence dans la plus grande dignité que souhaiterait un combattant de sa trempe.

Né en 1922 à Faranah, Sékou Touré a pleinement vécu sa vie, sans répits et avec une détermination farouche de laisser ses empruntes dans l’histoire des peuples, comme une icône de la défense de la liberté et de la dignité humaine sur le continent africain. Le personnage qu’il réussit à incarner, a même fini par lui coller, de manière insipide, l’image atypique d’immortalité, lorsque certains laissaient entendre par endroit que ‘’Nul ne dira un jour voici la tombe du 1er Président de la Guinée’’.

En revanche tous les hommes sont des mortels!

La mort inattendue et surprenante du timonier plongeait la Guinée dans une incertitude que seul le destin pouvait déterminer le dénouement. Son courage, son abnégation étaient sans égal. Mais aussi, le parcours dans le temps ne dédouanait pas entièrement sa politique du côté de ses adversaires. L’ampleur des exigences n’est pas restée sans écueils. Ainsi, la fissure sociale ne présageait-elle pas des conséquences à redouter? Rien n’était moins sûr avec la justice du plus fort.

Heureusement, la sagesse a pris le dessus sur la passion. La rupture s’est opérée en douceur grâce à la clairvoyance d’un homme tiré du sérail, conduit par le démiurge pour reprendre l’étendard de la République. Cet homme qui s’est appelé Lansana Conté, militaire de son état, a été inspiré par un seul mot : Le pardon, pour soulager les cœurs et redonner l‘espoir de la continuité vers l’avenir.

31 ans après la disparition d’Ahmed Sékou Touré, l’histoire nous ravise que rien ne vaut la paix et l’amour de la Patrie. Même ses détracteurs les plus farouches reconnaissent en lui un homme qui a sacrifié sa vie au service de l’humanité. Celui-là qui nous a enseigné que : ‘’Dans la vie des Nations et des Peuples, il y a des instants qui semblent déterminer une part décisive de leur destin, ou qui en tout cas s’inscrivent en lettres capitales, autour desquelles les légendes s’édifient marquant de manière particulière au graphique de la difficile évolution humaine, des points culminants, des sommets qui expriment autant de victoires de l’homme sur lui-même, autant de conquêtes de la société sur le milieu naturel qui l’entoure’’.

Ce 26 Mars pourrait être l’occasion, pour nous guinéens, de jeter un regard dans le rétroviseur du temps pour dire que le chemin est encore long, mais aussi que la marche pour un monde meilleur est inexorablement et sûre.
AGP/26/03/015 AKD/ST

 
QUE DIT LA CONSTITUTION A PROPOS DE LA SURETE DE L’ETAT ?


Je compte me rappeler que le dictionnaire défini l’ETAT comme ‘’Nation soumise à un gouvernement et à des lois communs’’, en termes de politique ou encore ‘’ Communauté soumise à un gouvernement et à des lois communes au sein d’une Nation’’.

Egalement, ‘’l’Administration centrale d’une Nation ou d’une communauté soumise à un gouvernement et à des lois communes’’.

A côté, on parle d’ETAT DE DROIT ou le système politique dans lequel les pouvoirs publics se soumettent effectivement aux lois.

Les Pouvoirs Publics, ce sont l’ensemble des autorités chargées d’administrer un pays et d’édicter les règles de droit.

A côté, il y a ce qu’on appelle aussi, LES POUVOIRS EXCEPTIONNELS, c'est-à-dire en termes de Droit, ‘’les compétences étendues dont dispose à titre exceptionnel dans le droit constitutionnel (français) le chef de l’Etat pour faire face à une guerre ou une invasion.

De ce fait, est ce qu’en termes de sureté de l’ETAT pour notre constitution, la DESOBEISSANCE CIVILE constitue une menace grave?

Et, que dit LA CONSTITUTION à propos de la désobéissance civile ?

 
Le Canari de la sociabilité




Avant, nous avions des canaris devant toutes les concessions pour permettre aux passants de se désaltérer : On y trouvait une eau limpide, fraiche, bien aromatisée à partir des racines en infusion, un gobelet propre qui commandait une attention particulière à l’usage afin de ne pas souiller le contenu et le contenant.

Avant, avant, (il faut en rire pour mon français parce que la traduction est directe) lorsque nous voyions le cortège funèbre, nous nous levions aussitôt pour rendre hommage au disparu, même si on ne sait pas de qui c’est.

Avant, lorsque l’hymne national était entonné, chacun observait la minute de silence et restait débout jusqu’à la fin de la musique épique, symbole de notre souveraineté.

A la montée des couleurs autour du mât ; nous chantions cet hymne en refrain, le cœur bombé, la gorge dégagée pour une symphonie patriotique sans égale. Et nous étions fiers d’avoir accompli notre civilité sans blague.

Avant une séance cinématographique en salle, le symbole de la République était sonné et était mimé par les spectateurs venus voir le film.
Avant, dès que deux gaillards se prenaient au collet dans la rue, les témoins proches intervenaient immédiatement pour éviter que le sang coule. Si cela se produisait, la plupart fuyait effrayée par le sang et inquiétée pour la blessure. On accourt pour amener le blessé dans un centre de santé. Les autorités intervenaient pour trancher le conflit ; soit au commissariat soit au quartier. Les mesures appliquées à propos, servaient de jurisprudence.

Avant, le volume du poste du voisinage était réglé pour éviter le tintamarre, surtout à des heures tardives.

Avant, les moments de jouvences en famille pour la célébration d’un anniversaire ou d’un mariage étaient tellement bien gérés que la joie se partageait sans embêter l’entourage, malgré la promiscuité des maisons.

Avant, avant, les cours et les concessions étaient très propres, on ne voyait ni eaux stagnantes, ni ordures par-ci par-là. Le service appelé ‘’salubrité’’ sillonnait les coins et les recoins toute la journée.

Avant, lorsqu’un véhicule tombait en panne dans la circulation, tout le monde assistait le conducteur, pour dégager la chaussée. On l’aidait à pousser le véhicule en cas de défaillance du démarrage. Et nul ne tendait la main pour un copeck. On pensait toujours rendre service aux autres lorsqu’ils sont en difficulté. Il y avait plutôt un sentiment de satisfaction morale pour avoir été utile à quelqu’un.

Avant, sur le chemin du retour de l’école, on ne criait pas dans la rue. Les élèves, correctement habillés, regagnaient le domicile sans détours, pressés d’aller aider les parents à faire le reste du ménage.

Avant, les guinéens étaient solidaires, attentionnés pour le guinéen, comblés et confiants dans leur environnement, que ce soit dans le quartier ou chez le voisin, que ce soit la nuit ou en pleine campagne.

Mais tout çà, c’était avant ! Aujourd’hui, rien n’est plus comme avant.

Où est donc passé ce guinéen au spécimen d’avant ? Ce guinéen qui avait le courage de boire l’eau de son voisin sans crainte, dans les canaris de la sociabilité?

Il parait qu’il y aura même la guerre entre guinéens. Alors, pansons notre plaie pendant qu’il est temps!

 
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