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Comme dans une cour de récré ! Par Alpha Kabinet Doumbouya
La propension au jeu est le fort de l’enfant. Même les plus malheureux oublient la tristesse pendant les instants de détente au ... LIRE LA SUITE >


AVIS DE CONCOURS
CONCOURS DU GRAND PRIX DE LA FAAPA POUR LE MEILLEUR ARTICLE, LA MEILLEURE PHOTO, LE MEILLEUR REPORTAGE VIDEO ET LE MEILLEUR REPORTAGE AUDIO

EPHEMERIDE
De l’OUA à l’UA, 54 ans de marche vers l’unité et le Développement de l’Afrique /Une Synthèse de Amadou Nadhel Diallo
Conakry, 23 mai (AGP)- La naissance de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), aujourd’hui Union Africaine (UA), il y a ... LIRE LA SUITE >


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AVIS DE CONCOURS



"J'ai accepté toutes les conditions de l'opposition pour aller aux élections", dixit le président de la République

Conakry, 21 sept (AGP)- En marge du Forum Economique de la Guinée (FEG), organisé les 14 et 15 septembre dernier au Palais du peuple à Conakry, le président de la République de Guinée, chef de l’Etat, Pr Alpha Condé a reçu trois journalistes du Guardian, de RFI et de Jeune Afrique, au Palais Sèkhoutouréya, auxquels, il a accordé une Interview, sur les tensions avec l’opposition sur l’organisation des législatives, difficultés à répondre rapidement aux attentes des guinéens, situation économique....

Voici l’intégralité de cette Interview, transmis à la Rédaction de l’AGP par le Bureau de Presse de la Présidence de la République de Guinée.

‘’Le président guinéen a répondu à nos questions, 18 mois après son accès au pouvoir’’.

Jeune Afrique : le basculement de la Guinée vers la démocratie et la stabilité est-il irréversible ?

Alpha Condé : Nous l’espérons. Notre pays a connu 50 années de dictatures, il était temps que cela finisse. Maintenant, pour consolider l’édifice, il faut un véritable changement des mentalités. Il ne peut être que progressif. Je compte beaucoup sur la jeunesse, qui ne prendra pas les mêmes mauvaises habitudes que ses aînés, pour sortir le pays des difficultés. De nouveaux cadres doivent faire émerger la Guinée.

Comment réussir ce changement des mentalités – qui va prendre nécessairement du temps – et répondre aux attentes les plus pressantes ?

Chez nous on dit « ventre qui a faim n’a pas d’oreille ». Quand j’ai été élu, en décembre 2010, la population était à 70% analphabète. Il faut de la pédagogie pour gérer les attentes des Guinéens. Il leur est difficile de comprendre qu’il faut d’abord des changements macro-économiques - comme l’allègement de la dette publique - avant qu’ils en ressentent les impacts concrets. Une partie de mon travail consiste à gérer ces attentes du mieux possible.

L’histoire a montré que certains leaders africains, arrivés au pouvoir après une lutte difficile et un soutien populaire, adoptaient ensuite des pratiques antidémocratiques… Comment pouvez-vous nous garantir que ce n’est pas votre cas ?

Je ne suis pas un jeune homme. J’ai lutté pendant 50 ans avant d’être élu président. J’ai eu le temps de réfléchir, en exil et en prison, avant d’être président. Cela fait moins de deux années que je suis là, pas 30 ans ! Je n’ai aucune velléité de m’accrocher au pouvoir. Je suis persuadé qu’on peut gouverner l’Afrique autrement…

On vous accuse de marginaliser l’opposition…

Je ne marginalise personne ! Les manifestations pacifiques sont autorisées, mais je ne peux pas accepter le vandalisme et la violence. Mon élection a consacré un changement de régime. Les leaders de l’opposition étaient au pouvoir auparavant, ils représentent le passé [les principaux opposants, Cellou Dalein Diallo, Lansana Kouyaté et Sydia Touré, sont tous trois anciens Premiers ministres de l’ancien président Lansana Conté, NDLR]. Je n’ai pas été élu pour gouverner avec eux.

Il y a eu, l’année dernière, une tentative d’assassinat à votre encontre. Un rapport de Human Rights Watch suggère que les brutalités militaires ont toujours cours. Y a-t-il un risque de retour à la violence, notamment de l’armée ?

On est loin des brutalités du passé. L’armée est casernée. Aucun militaire ne sort plus avec son arme dans les rues de Conakry. C’est la gendarmerie – et non l’armée – qui assure la sécurité. Et elle est, dans sa majorité, dépourvue d’armes à feu ! Je connais les rumeurs qui courent à l’étranger. Il est facile de critiquer quand on est loin... Que les ONG viennent voir sur le terrain comment se déroulent les manifestations de l’opposition, où certains éléments sont armés. Face à eux, ils ont des gendarmes démunis. Ils sont comme David contre Goliath ! Nous n’avons pas le temps à perdre à communiquer sur la question. Mais je n’ai pas d’inquiétude : je sais que la vérité finira par triompher.

Où en est l’organisation des élections législatives, constamment reportées depuis 2011 ?

J’ai fait tout ce que j’ai pu pour que les élections se tiennent d’ici la fin de l’année 2012. Nous avons accepté toutes les revendications de l’opposition, intégrées dans un projet de loi déposé au Conseil national de la transition [CNT, qui l’a voté le 17 septembre, NDLR]. L’ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a démissionné [le syndicaliste Louncény Camara, accusé de proximité avec le pouvoir, NDLR]. L’opposition aura la moitié des membres de la Ceni. Les marches de protestations pacifiques sont autorisées. Je ne vois plus d’obstacle à ces élections. Nous attendons maintenant que la Francophonie fasse les transferts des données alphanumériques et biométriques, et qu’elle nous propose une date.

L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair intervient en Guinée via sa fondation Africa Governance Initiative. Joue-t-il un rôle important ?
La Guinée est le premier pays francophone dans laquelle l’ONG de Tony Blair intervient. Comme au Rwanda et au Liberia, Tony Blair nous a envoyé des jeunes gens compétents pour renforcer les capacités de nos cadres pour une meilleure gouvernance. Ils nous aident à ce qu’il n’y ait pas de décalage entre la vision des leaders du pays et la mise en pratique des réformes.

L’économie guinéenne est encore bien fragile et peu structurée. Quelles sont les réformes urgentes en ce domaine ?

Nous avons fait des progrès importants au niveau de notre politique monétaire et dans la rigueur budgétaire. L’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE [Pays pauvres très endettés, NDLR], qui doit être validée à la fin de ce mois, va nous permettre l’allègement de notre dette [de 2,4 milliards de dollars, NDLR]. Nous avons réussi à remplir les critères de la Banque mondiale et du FMI pour valider cette étape en seulement 18 mois, alors que les précédentes tentatives avaient toutes échoué depuis 12 ans. C’est une étape importante, mais ce n’est pas une fin en soit. Nous devons continuer à rester rigoureux. Les ressources gagnées par l’allègement de la dette iront à des dépenses d’investissement pour accroître le bien-être de la population.

Mais il reste encore un long chemin à faire. Pour attirer et garder nos investisseurs, il nous faut lutter contre l’insécurité et la corruption. Nous avons déjà lancé dans la réforme de l’armée. Nous préparons maintenant le chantier de la réforme de la justice, crucial pour tous.

Le secteur minier est le principal moteur de l’économie guinéenne. Où en est l’audit des grands contrats miniers du pays ?

On a mis du temps à le lancer. Mais nous devions nous préparer, avec l’appui de cabinets internationaux, pour être prêts à négocier sur un pied d’égalité avec les groupes miniers. C’est désormais chose faite. Nous disposons d’un comité d’audit technique, composé de consultants et experts guinéens et internationaux, mais aussi d’un comité stratégique que je préside en personne. Cet audit ne concerne pas la convention signée par Rio Tinto pour le gisement du Simandou, qui en détient les droits d’exploitation (le 1er gisement de fer du continent, NDLR]. Avec lui, il nous reste seulement à statuer la question des infrastructures ferroviaires et portuaires. Les choses vont dorénavant aller plus vite, et nous permettre de mieux tirer profit de notre sous-sol.

Propos recueillis à Conakry par Christophe Le Bec
AGP/21/9/012 ST

 
25 mai 1963-25 mai 2016, il y a 53 ans que 30 pays africains participaient à la création de l’OUA à Addis Abeba en Ethiopie

Conakry, 25 mai (AGP)- Le 25 mai 1963 - le 25 mai 2016, il y a, jour pour jour, 53 ans que trente (30) pays africains participaient, à Addis Abeba en Ethiopie, à la Conférence constitutive de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) marquant ainsi la création de la première Organisation panafricaine.

«L'OUA est une organisation interétatique dotée d’une Charte qui définit les objectifs, principes et institutions, qui a été créée en 1963, présidée ensuite par l'empereur Hailé Sélassié Iᵉʳ, avant d’être dissoute en 2002 au profit de l’Union Africaine (UA).

Les objectifs principaux de l’organisation sont l’éradication du colonialisme et la lutte contre la discrimination raciale. Ses premières résolutions concernent donc la lutte contre l’apartheid et celle des mouvements de libération.

L’OUA/UA a permis ses missions de renforcer l’unité et la solidarité entre les Etats africains, de coordonner la coopération pour le développement, de préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale des Etats membres, et de favoriser la coopération internationale dans le cadre des Nations Unies (NU)», rappelle-t-on.

A l’occasion de la commémoration des 53 ans cette organisation panafricaine, le Responsable Administratif et Financier (RAF) de l’UA en République de Guinée, Alpha Oumar Diallo a accordé un entretien à l’Agence Guinéenne de Presse (AGP), mardi, 24 mai 2016, dans les locaux de l’institution à la Cité des Nations, sis au quartier Boulbinet à Conakry.

D’entrée, le RAF de l’UA en République de Guinée a dégagé l’objectif que

s’étaient fixés les peuples africains à prendre leur destin en main à un certain moment de leur histoire.

«L’objectif de l’UA est de promouvoir le développement de l’Afrique en passant par la promotion de la démocratie, du Droit de l’homme et aussi de mettre en place des grands projets permettant de favoriser l’unification du continent.

Cette organisation africaine a été créée le 25 mai 1963 en Ethiopie pour aider tous les pays africains à recouvrer leur indépendance. A partir des années 90, le constat a été que, presque la totalité des pays africains ont recouvré leur indépendance, sur ce ils ont pensé à ce que doit devenir cette organisation dans un futur proche.

C’est ainsi que le Traité d’Abuja en 1991, s’est penché sur les reformes qu’il faut apporter à cette organisation. Alors, à l’issue de la Déclaration de Syrte le 09 septembre 1999, les africains ont décidé de changer la dénomination de l’OUA. Ce n’est qu’environ 3 ans après, à partir du 09 juillet 2002, à Durban en

Afrique du Sud, que l’OUA devient l’UA, et cela a permis de mettre en place

un certain nombre d’institutions.

De nos jours, l’UA à toutes ses structures en place, dont entre autres, la Commission de l’UA, le Parlement panafricain, et le Conseil de paix et de sécurité qui s’occupe surtout des questions de sécurité du continent.

L’UA est en train de penser comment procéder au financement de ses projets, en fixant les taxes sur certains produits de chaque Etat.

Pour son fonctionnement au départ, il y avait les cotisations et les aides des bailleurs de fonds. Donc l’UA veut aussi voir, comme le monde devient de plus en plus moderne, quelles sont les différentes taxes qu’elle peut mettre en place pour inciter les gens à mieux cotiser pour que l’organisation puisse se prendre en charge», a fait savoir le RAF de l’UA en Guinée, Alpha Oumar Diallo.

Abordant le projet du Massif du Fouta Djallon, qui relève du Bureau de l’UA en Guinée, M. Diallo a expliqué : «Si on valorise ce projet, la Guinée récoltera toujours les produits de ce projet. Un projet initié dans les années ‘’80’’ par l’UA. Les pays africains ont vite compris l’importance, la problématique de l’eau qui va se poser dans 25 ans, cela depuis les années 70. Du coup ils ont pensé à protéger ce Massif regroupant plusieurs fleuves qui prennent leurs sources en Guinée. Huit (08) pays sont intéressés par ce projet, notamment la Sierra Leone, la Gambie, la Mauritanie, le Sénégal, la Guinée, le Libéria, et le Niger qui se trouve très loin de la Guinée s’intéresse aussi à ce projet».

Parlant de la mission du Bureau de l’UA en Guinée, M. Diallo a indiqué, que «l’objectif principal de celui-ci est de protéger le Massif du Fouta Djallon en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) et le Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forets (MEEF) de Guinée.

Au delà de notre mission, nous faisons d’autres activités en fonction des circonstances, notamment dans le cas d’Ebola, où nous avons déployé 100 médecins venus de tout le continent pour secourir la Guinée frappée par cette épidémie, des Elections et éventuellement d’autres».

Le Responsable Administratif et Financier (RAF) de l’UA en République de Guinée, Alpha Oumar Diallo a loué les efforts des autorités guinéennes.

«Nous remercions beaucoup les autorités guinéennes qui ne ménagent aucun effort pour nous faciliter la tache dans le cadre de l’exécution de nos différents projets et missions».

AGP/25/05/016 TB/AT/ST

 
Accords politiques du 12 octobre 2016 en Guinée : le vice-président du CNOSCG donne des précisions

Conakry, 14 nov (AGP)- Le vice-président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG) a accordé une interview au correspondant communal de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP) à Dixinn, mardi, 08 novembre 2016, pour des précisions autours des accords politiques du 12 octobre 2016 en République de Guinée.


Le vice-président du CNOSCG), également chargé des Questions Economiques, est Docteur Alpha Abdoulaye Diallo. Membre de la Société Civile guinéenne depuis 2002. Il est le coordinateur national du Réseau Afrique Céleste Guinée (RESACGUI), porte-parole de la Société Civile (SC) au dialogue politique.


AGP : Qu’est ce qu’on peut retenir des accords politiques du 12 octobre 2016 en Guinée ?


Dr Alpha Abdoulaye Diallo : Globalement l’accord politique du 12 octobre 2016 est la synthèse de plusieurs démarches, de plusieurs sacrifices. Mais aussi, le résultat global de tout ce que nous pouvons tirer de l’essentiel des différentes positions de la Mouvance présidentielle, de l’Opposition et des acteurs qui ont participé à ce dialogue politique. C’est tous ceux qui constituent les accords politiques du 12 octobre 2016 en Guinée, et qui ont été obtenus au prix des sacrifices énormes, au nom de la quiétude sociale, au nom de l’unité nationale, mais aussi au nom de la stabilité politique et économique de la Guinée.


Pour celui qui a connu les années passées du régime du professeur Alpha Condé, nous avons connu beaucoup d’agitations, de tensions sociales et politiques, donc il était important après le ton qui a été donné au sommet, par la rencontre entre le chef de l’Etat et le chef de File de l’Opposition, que nous déclinons cela à travers cet espace de dialogue qui a vraiment résulté de ces accords du 12 octobre.


AGP : Quels ont été les sujets abordés pendant ce dialogue politique ?


Dr Alpha Abdoulaye Diallo : Nous avons débattu beaucoup de sujets à ce dialogue. Mais le sujet principal s’était de discuter les modalités d’application, le calendrier de mise en œuvre des accords du 20 août 2015 en Guinée. Il y avait un second point, celui de la mise en œuvre de la Haute Cour de la Justice (HCJ). Egalement la question relative à la libération des détenus politiques de la Mouvance présidentielle et de l’Opposition, exceptés ceux condamnés pour crime de sang. Il y avait des aspects liés aux conditions de mise en œuvre et de l’application des accords qui seront obtenus.


AGP : Quelle a été sa particularité par rapport aux précédents dialogues politiques en Guinée ?


Dr Alpha Abdoulaye Diallo : Au fait, si je prends l’angle de la SC des précédents dialogues politiques en Guinée, le dialogue de 2012 la SC n’a pas été invité, elle n’a pas participé, parce qu’il y avait une crise de confiance entre les acteurs politiques du pays et la SC. Egalement en 2015, nous n’avons pas été invités, mais nous avons tapé à la porte et nous avons été acceptés en tant qu’observateurs.


La différence, c’est que nous avons signé les accords politiques de 2015, qui faisaient de nous les acteurs qui ont participé dans le suivi des accords de 2015. Quand il y a eu des manquements de l’application de ces accords, quand il y a eu la radicalisation des positions entre l’opposition et la mouvance, aussi la radicalisation des discours, nous avons été interpelés par les citoyens et par certains acteurs politiques, d’agir. Donc, c’est ce que nous avons fait.


Nous avons préparé un mémorandum dans lequel on a pointé du doigt la responsabilité de tous les acteurs par rapport à l’animation de la vie politique du pays. Mais aussi, par rapport au respect des différents engagements. Nous avons même été invités par le ministre de l’Administration du Territoire, pour nous prononcer par rapport à l’état de la crise actuelle. D’où la confiance qui s’est rétablie entre nous et les acteurs politiques. C’est pourquoi à ce dialogue, nous avons été invités formellement à travers un courrier que nous avons répondu favorable.


Donc nous avons participé à ce dialogue en tant qu’observateurs et nous avons pris part à tous les débats. Nous avons été écoutés, nous avons même mené des actions à ce dialogue, parce qu’il est arrivé à un moment, il y a eu des blocages. Il y a eu même des jours sans rencontre faute de consensus. Donc, nous avons agit en rencontrant les différents acteurs de la mouvance comme de l’opposition. Mais aussi, nous avons interagit avec les partenaires au développement, pour pouvoir rapprocher les positions, afin de trouver un accord minimal pour sortir la Guinée de cette crise interminable.


AGP : L’indemnisation des victimes de violences politiques en Guinée étant l’un des points des accords politiques du 12 octobre 2016. Dites-nous comment se fera cette indemnisation ?


Dr Alpha Abdoulaye Diallo : Je salue le point sur l’indemnisation des victimes qui faisait partie des accords du 03 juillet 2013. Ce même point a été reconduit pour les accords en 2015, les accords de 2016 aussi l’ont traité. Je crois que cette fois ci les modalités d’application de ce point ont été définies. Donc, les modalités d’application sont les suivantes, c’est qu’il y a deux fonds qui seront créés, l’un va servir à indemniser tous ceux qui sont décédés par suite de manifestations de 2013. Et le second fond va servir à indemniser ceux qui sont victimes de pillages, de pertes économiques.


Donc c’est un début, je crois qu’il faut saluer ce point de l’accord, et encourager à ce que cela soit opérationnel, Parce que ça pourra aider. Depuis très longtemps, c’est vrai il y a eu des crises en Guinée en 2006, 2007 et 2009. Il est important qu’on commence quelque part en conjuguant tous nos efforts, pour que les points de ces accords du 12 octobre soient appliqués. Ça pourra non seulement être un gage de confiance entre les partenaires de développement et la Guinée, mais aussi un gage de confiance entre les acteurs sociopolitiques du pays.


AGP : Merci Docteur Alpha Abdoulaye Diallo pour cet entretien !


Dr Alpha Abdoulaye Diallo : C’est moi qui vous remercie.


AGP/14/11/016 JG/ST

 
CENI : «Nous sommes dirigés par un amateur», dénonce le directeur adjoint du département Communication et Information

Conakry, 08 mai (AGP)- Le directeur adjoint du département Communication et Information de la Commission Electorale Nationale Indépendant (CENI) de la République de Guinée, Charles André Soumah sort de sa réserve contre la gouvernance du président de ladite Commission, Bakary Fofana, rapporte l’AGP.


Le directeur adjoint du département Communication et Information, qui qualifie la gestion du président de la CENI de favoritisme, d’exclusion, avec des décisions unilatérales, a fait cette sortie à travers une pétition.


Nous vous proposons l’intégralité de sa pétition, dont copie nous a été transmise :


«Depuis quelques jours, la CENI traverse une crise interne. Je voulais apporter ma contribution pour éclairer la lanterne du peuple de Guinée et des partenaires techniques et financiers de notre institution.


Depuis notre prestation de serment le 2 novembre 2012, les nouveaux commissaires ont exprimé un besoin prioritaire d’établir un état des lieux sur le fonctionnement de l’ancienne CENI et sur l’ensemble des opérations de gestion du processus électoral. Nous avons également exprimé le besoin de nous fixer une vision commune sur la base des textes, des opérations électorales ainsi que sur les divers outils, notamment le cadre législatif, réglementaire et les divers guides qui organisent les activités de la CENI.


A cet effet, il est important de rappeler que depuis la mise en place de cette CENI, notre institution se heurte à de sérieux problèmes de gouvernance qui se caractérisent par des prises de décisions unilatérales en dehors de la plénière, créant ainsi l’injustice, le favoritisme, l’exclusion et le manque de transparence dans la gestion des ressources humaines et financières de la CENI. C’est pourquoi, une fois j’avais proposé l’organisation d’une plénière pour parler de cette gouvernance de la CENI par M. Bakary Fofana. Je n’ai pas été écouté.


Entre temps, nous avons eu à initier une rencontre à Kindia. C’était un séminaire axé sur la capitalisation des élections législatives de 2013 et l’élection présidentielle de 2015, mais on avait déjà fait une rencontre, avant même le début de l’atelier, entre les commissaires pour jeter un regard sur la gouvernance interne de la CENI. Chaque commissaire a exprimé le dysfonctionnement de cette CENI sur tous les plans autour de M. Bakary Fofana qui présidait la rencontre avec un de ses vice-présidents qui n’est plus là avec nous. Ce dernier a rendu démission, c’est parce que la gouvernance de M. Bakary Fofana n’est pas du tout bonne. C’est M. Ibrahima Kalil Keita qui est maintenant Préfet à Siguiri.


M. Bakary Fofana a dit qu’il ne se reproche de rien lors de notre rencontre à Kindia. Cela nous a complètement scandalisés. Parce que quand vous soulevez quelques questions importantes pour qu’une institution aussi sensible que la CENI puisse aller de l’avant, gérer la matière électorale de façon professionnelle, et le premier chef dit qu’il ne se reproche de rien, vraiment c’est quelque chose qui est difficile à digérer.


A Kindia, on avait mis un comité de veille parce que cette rencontre a abouti à différentes recommandations. C’est ce comité de veille qui devait suivre l’application de ces différentes recommandations. Ce comité de veille était dirigé par le rapporteur, El Hadj Mamadi Lamine Condé, mais malheureusement tout ce qu’on a eu à soulever à Kindia n’a pas été suivi d’effets, et ce dysfonctionnement à continuer.


C’est ainsi que j’ai fait ma première pétition le 11 octobre 2016. Malheureusement, je n’ai pas été suivi et je n’ai pas été compris. Mais par solidarité, je me suis abstenu. Si aujourd’hui un projet de pétition a été formulé par quelques commissaires, on ne peut pas dire que c’est le fait d’un seul commissaire. Ce n’est pas le fait du porte-parole de la CENI qui est directeur du Département Juridique. Nous avons tous contribué à l’élaboration de cette pétition. Moi, personnellement j’ai contribué à l’établissement de cette pétition tout comme d’autres commissaires.


L’un des dysfonctionnements, un communiqué est sorti, écrit par quelques membres du bureau au nom de la plénière, envoyé au niveau des médias d’Etat, pour dire que cette pétition vient d’une seule personne. On ne peut pas stigmatiser une seule personne. Tous les dysfonctionnements relatés dans le projet de pétition ne sont pas l’œuvre d’une seule personne. Tout le monde connait, même au niveau des assistants qui sont aujourd’hui démotivés par leur traitement injuste. Tu peux voir un assistant technique qui a un traitement inférieur à un autre alors qu’ils ont les mêmes diplômes ou les mêmes expériences.


Aujourd’hui, ceux qui sont en train de parler dans les radios : ah, c’est un groupe de personne qui ne veut pas voir la tête de Bakary. Ils n’ont qu’à venir à la source de l’information parce que le journaliste doit recouper l’information. Ce qui ne va pas à la CENI est vraiment beaucoup, du planton jusqu’au dernier cadre, tout le monde sait que la CENI patine sur le plan de sa gestion. Nous sommes dirigés par un amateur. Il n’a jamais accepté de se faire former, alors que beaucoup de commissaires sont accrédités, d’autres semi-accrédités.


Ce n’est pas parce qu’on est président de la CENI qu’on ne peut pas se former. Surtout que l’organisation d’une élection demande un certain professionnalisme, une certaine expertise en la matière. Un dysfonctionnement visible, nous avons été formés en Lead, on devait repartir sur le terrain pour démultiplier cette formation en cascades. M. Bakary Fofana n’a jamais voulu cela et nous avons perdu cette formation avec ECES.


Sur le plan des équipes de journalistes devant couvrir les activités de la CENI, cela se résume seulement au niveau des médias d’Etat alors que la presse nationale est composée des médias publics et des médias privés. Chacun doit jouer sa partition. Ces radios, télévisions et journaux privés doivent participer pleinement à la couverture médiatique même dans les missions traditionnelles, ils devraient faire partie de cela. Tout cela est un des éléments de dysfonctionnement. Tous les départements de la CENI ressentent un dysfonctionnement orchestré et entretenu par le Président de la CENI. Les journalistes sont acteurs de ce processus électoral.


Depuis que cette crise s’est déclarée à la CENI, les journalistes sont venus à la recherche de l’information à la CENI. Je les ai amenés dans la salle de conférence parce qu’on était en plénière. Le Président de la CENI, Bakary Fofana, qui est un spécialiste de la rétention de l’information a fait renvoyer ces journalistes, qu’il n’a rien à leur dire par l’entremise de son directeur de cabinet, François Kéléba. Cela dénote qu’il cache quelque chose.


Me Amadou Salif Kébé, directeur du département Juridique et moi-même Charles André Soumah, directeur adjoint du département Communication et Information, avons été l’objet d’injures par les animateurs de la radio Atlantic FM de Bakary Fofana.


S’agissant de la lettre de pétition, nous avons envoyé au niveau de tous les commissaires ce document de travail. Pendant ce weekend, chacun va se pencher sur tout ce qu’on a relaté dans ce document pour que chacun prenne position. On peut l’accepter ou on ne peut pas l’accepter. C’est lors de la prochaine plénière que nous allons en débattre. S’il est question de renouveler partiellement ou totalement le bureau, ce sont les commissaires qui l’exprimeront. Nous ferons recours à l’article 17 si nous avons les 2/3 des commissaires, nous serons obligés de prendre nos responsabilités parce que nous ne voulons plus que cela continue. Nous avons des échéances qui sont devant nous telles que l’organisation des élections locales, les élections législatives de 2018.


Charles André SOUMAH Commissaire à la CENI

 
CONCOURS DU GRAND PRIX DE LA FAAPA POUR LE MEILLEUR ARTICLE, LA MEILLEURE PHOTO, LE MEILLEUR REPORTAGE VIDEO ET LE MEILLEUR REPORTAGE AUDIO

REGLEMENT DU CONCOURS DU GRAND PRIX DE LA FAAPA POUR LE MEILLEUR ARTICLE, LA MEILLEURE PHOTO, LE MEILLEUR REPORTAGE VIDEO ET LE MEILLEUR REPORTAGE AUDIO



Considérant la décision de la Fédération Atlantique des Agences de Presse Africaines qui a approuvé, lors de sa 1ère Assemblée Générale tenue les 26 et 27 Novembre 2015 à Rabat (Maroc), la création du Grand Prix de la FAAPA, qui est destiné à récompenser le meilleur article, la meilleure photo, le meilleur reportage vidéo et le meilleur reportage audio des journalistes appartenant aux agences de presse membres de cette fédération africaine ;

Attendu que l’Assemblée Générale a mandaté le Conseil exécutif de la FAAPA pour examiner les modalités et les critères de participation et d’attribution de ce prix qui vise à encourager l’excellence au sein des agences de presse africaines ;

Attendu que le Conseil exécutif, qui s’est réuni le 10 Mai 2016 à Rabat, a finalisé le projet du Règlement du concours du Grand Prix de la FAAPA, en vue de le soumettre à l’Assemblée Générale pour adoption; La Deuxième Assemblée Générale de la Fédération Atlantique des Agences de Presse Africaines, tenue les 8 et 9 Décembre 2016 à Casablanca (Maroc), a approuvé à l’unanimité le présent Règlement du Grand Prix de la FAAPA pour le meilleur article, la meilleure photo, le meilleur reportage vidéo et le meilleur reportage audio.

DISPOSITIONS GENERALES

1. Le Grand Prix de la FAAPA pour le meilleur article, la meilleure photo, le meilleur reportage vidéo et le meilleur reportage audio, sera décerné chaque année, sauf au cas où il n’y aura pas de participation ou de concurrence au niveau des candidats.

2. Les articles, les photos, les reportages vidéo et audio proposés doivent porter sur des thèmes concernant le continent africain.

3. Les articles, les photos, les reportages vidéo et audio proposés doivent au préalable être diffusés par l’agence de presse candidate au cours des 12 derniers mois précédant l’envoi des contributions.

4. Chaque agence de presse ne peut participer au concours du Grand Prix de la FAAPA que par un seul article, une seule photo, un seul reportage vidéo et un seul reportage audio.

PROCEDURES ET CONTENUS

5. Les articles, les photos avec légendes, les reportages vidéo et audio proposés doivent être soumis et parvenir au Secrétaire général de la FAAPA avant le 30 septembre de chaque année. Ils doivent être envoyés par courrier postal rapide ou par e-mail.

6. Les articles, les légendes des photos et les contenus des reportages vidéo et audio doivent être traduits vers l’anglais ou le français par l’agence de presse qui a soumis la candidature.

7. Les articles ne doivent pas dépasser 1200 mots.

8. Les photos peuvent être en couleur ou en noir et blanc.

9. Les légendes des photos ne doivent pas dépasser 100 mots.

10. Les reportages vidéo ne doivent pas dépasser 3 minutes.

11. Les reportages audio ne doivent pas dépasser 3 minutes.

12. Le Secrétaire général devra envoyer des copies des différentes contributions aux membres du Conseil exécutif, pour étude et évaluation, deux semaines après la date de clôture.

13. Le Conseil exécutif choisira les lauréats du Grand Prix de la FAAPA, conformément aux règles susmentionnées, et annoncera les gagnants au cours de l’Assemblée Générale.

PRIX

14. Le Grand Prix de la FAAPA sera d’une valeur de Mille dollars (1000 $ US) pour chaque catégorie.

15. La remise du Prix aux gagnants aura lieu au cours d'une brève cérémonie lors de l'Assemblée Générale.

16. Les lauréats se verront offrir un voyage d’une semaine dans le pays devant abriter l’Assemblée Générale. L’agence de presse du pays hôte prendra en charge tous les frais engendrés par le voyage (billet d’avion aller-retour, hôtel, restauration et transport).

17. Des certificats signés par le Président de la FAAPA seront remis aux lauréats.

18. Le meilleur article, la meilleure photo, le meilleur reportage vidéo et le meilleur reportage audio seront diffusés sur le site web de la FAAPA.

Adopté à Casablanca, le 9 Décembre 2016

 
Football/‘’L’année 1976 a été catastrophique pour le Hafia FC’’, a
rappelé Bernard Sylla

Conakry, 2 jan (AGP)- L’ancien gardien de but du Hafia FC, triple champion d’Afrique et du Syli National de Guinée, Bernard Sylla a rappelé, à l’occasion d’un entretien accordé à la Rédaction de l’AGP, dimanche, 22 décembre dernier, à son domicile au quartier Hermakönö dans la commune de Matam à Conakry, que 1976 a été une année catastrophique pour le football guinéen.

C’est en 1976, selon Bernard Sylla, que le Hafia FC a été éliminé par le Mouloudiya d’Algérie, après le match allé jouer à Conakry sur un score de 3 buts à 0 pour la Guinée, remonté par le Mouloudiya à Alger en match retour (3-0), conduisant ainsi les deux équipes au tir au but remporté par les algériens.

‘’J’ai passé 15 jours en prison au Camp Boiro avec N’Jo Léa. Parce que, a estimé le staff technique d’alors, moi je suis un spécialiste des tirs au but et que mon coéquipier qui est N’Jo Léa est connu de tout le monde comme ‘’Monsieur But’’, ont n’est passé à coté. Cette décision, insistera l’ancien gardien de but de Hafia 77 et du Syli National de Guinée, n’était pas politique.

Pour Bernard Sylla, n’eut été l’intervention de l’armée à l’époque, le peuple allait s’attaquer aux joueurs dès leur retour au pays.

‘’1977, l’année du triplé, est le plus grand souvenir dans ma carrière avec le succès à Accra contre le Hearts Of Oak du Ghana (1-0) en match aller, ainsi que la victoire que nous avons remporté en match retour au Stade du 28 septembre à Conakry (3-2). C’est ce qui nous a rendu célèbre’’, a souligné Bernard Sylla, se souvenant qu’en 1978, le Hafia FC avait perdu en final face aux ‘’Léopards de Douala’’ au Cameroun (2 - 0) grâce à la performance de certains joueurs camerounais de l’époque qu’il garde encore en mémoire tels que, Roger Milla et N’Kono Tomas.

Abordant la question de son intégration dans les rangs du Syli National, le célèbre portier du Hafia 77 a indiqué, qu’il a débuté sa carrière comme titulaire en 1972 et qu’il a eu la chance de jouer trois finale à savoir, 1970 au Soudan, 1974 en Egypte et la finale perdue devant le Maroc sur les hauteurs d’Addis Abeba en 1976.

‘’Je garde encore en image certains avants-centres dont on ne rencontre plus sur un terrain de football à travers leurs qualités. Je veux nommer le ghanéen Anna Seydou, le marocain Faras, le camerounais Roger Milla, le congolais Paul Mukuba, sans oublier le guinéen Chérif Souleymane qui ont été, de leur temps, des idoles du cuire rond africain’’, a fait savoir Bernard Sylla.

Poursuivant, il a noté, que sa première finale remportée au poste de titulaire c’était à Kampala en 1972. Le match aller à Conakry, les buts étaient gardés par Morciré Sylla et il a été titulaire au match retour. La 2ème finale en 1975 à Lagos, match aller 1-0 pour nous devant Enugu Rangers et le retour 2-1 pour Hafia FC.

Se souvenant des entraineurs qui sont succédés à la tête du Hafia FC, Bernard Sylla à cité Lazlo Boudai de la Hongrie (1972), Peter Mondolviane de la Roumanie (1975) et Me Naby Camara de Guinée. Ils étaient tous assistés par Aboubacar Fofana ‘’Garrincha’’, a-t-il soutenu.

Aujourd’hui, reconverti en entraineur national avec une License CAF, Bernard Sylla a estimé que le club qui garde jusqu’à présent le nom de Hafia FC a besoin de moyens techniques et financiers avec beaucoup de joueurs expérimentés pour redonner valeur à ce club historique qui a fait la fierté du contiennent africain à un moment de l’histoire du football.

Pour la petite histoire, Bernard Sylla est né le 21 juin 1949 à Conakry et a commencé à jouer au football par les structures informelles des quartiers, sections et fédérations à l’époque. A cela s’ajoute des stages dont il a bénéficié en Bulgarie et en Hongrie au compte des ‘’Espoirs de Guinée’’, avant d’être sélectionné dans l’équipe nationale au poste de gardien de but.
AGP/2/01/014 MKC/FDF/AND/ST

 
Guinée : ''L'héritage que le président Sékou Touré a laissé est pour nous le meilleur pour la Nation guinéenne'', dixit le secrétaire général du PDG-RDA -

Propos recueillis par Amadou N. Diallo et Tafsir Bah

Conakry, 25 mars (AGP)- Le secrétaire général du Parti Démocratique de Guinée/ Rassemblement Démocratique Africain (PDG-RDA), Mohamed Touré a déclaré à l’occasion d’un entretien accordé à l'AGP, mercredi, 23 mars 2016, à Conakry, que «l'héritage laissé par le président Ahmed Sékou Touré, décédé il y a 32 ans, est le meilleur pour la consolidation et le développement de la Nation guinéenne».



Dans ses propos, le secrétaire général du PDG-RDA a venté les mérites du système de gouvernance instauré par le premier président de la République de Guinée en vue, dit-il, d'émanciper le peuple africain et rétablir sa dignité.



Ainsi, Mohamed Touré, un des enfants de feu Ahmed Sékou Touré, a retracé la vie et l’œuvre de ce personnage historique en ces termes :



"Le premier président de la République de Guinée, appelé aussi le Responsable suprême de la Révolution ou encore le Serviteur suprême du peuple, a été la cheville ouvrière à la création du PDG-RDA.



Fils de Guinée, il était d’origine à la fois noble et humble, il n’a pas bénéficié d’une formation formelle sur le plan de l’instruction. Il disait d’ailleurs que c’est le peuple de Guinée qui l’a formé. Il est héritier d’une tradition plus que centenaire de la gestion des sociétés africaines par elles même et de l’établissement d’Etat.



Le président Ahmed Sékou Touré disait qu’il servait la vérité, ajoutant que cette vérité là, qu’il la dirait et il ne dit pas que, la vérité qu’il dit soit la vérité en soi, mais qu’il dira toujours la vérité de son peuple.



Par la grâce de Dieu, avec le recul du temps, on voit nettement que tout ce qu'il a dit est une réalité. Aujourd'hui il y a 32 ans que Dieu a décidé son rappel, après maintes et maintes tentatives d'éclabousser l'homme, de ternir son image, de la déformer au risque de déformer l'histoire même de cette nation.



32 ans après, nous nous réclamons fièrement les héritiers de sa pensée, de sa vision, de ses idées et de sa conviction. Le président Ahmed Sékou Touré était un bâtisseur de Nation, il a su, avec un génie politique singulier, amener la Guinée et avec elle l'Afrique, à l'Indépendance politique.



Pour consolider cette Indépendance, il a su créer une nation. N’oubliez pas qu'on a hérité d'Etats coloniaux, les nations africaines antérieures à la colonisation avaient été cassées et démantelées avec l'esprit machiavélique de continuer à nous dominer.



Après l'Indépendance, le peuple de Guinée, sous la houlette du président Sékou Touré, a construit petit à petit la Nation guinéenne basée sur la participation effective des citoyens à l'orientation et à la mise en œuvre des projets et programmes de développement de la Guinée.



L'homme a pu instaurer un Etat indépendant et souverain, en vue de préserver la dignité du guinéen et de l'africain. Cet Etat aujourd'hui a subi, malheureusement, tellement d'assauts que le citoyen guinéen a perdu certains repères.



Sur le plan religieux et spirituel, feu Ahmed Sékou Touré prenait part à toutes les sphères de décision concernant la religion musulmane, mais aussi il a participé à la mise en place des clergés en Afrique, il n’a jamais fait de distinction aux deux principaux courants religieux pratiqués dans notre pays. Sa participation sur le plan spirituel et religieux a été motivée par sa foi en Dieu.



A travers sa capacité managériale et diplomatique, le président Sékou Touré a largement contribué aux luttes de libération des pays africains et asiatiques, à l'Unité africaine, à la consolidation de la paix et de la sécurité des jeunes Etats africains.



Tout ce qu'on a énuméré, constitue l'héritage que le président Sékou Touré a laissé au peuple de Guinée, qui doit s'en servir pour conduire le pays vers le progrès économique et social tant souhaité par l'illustre disparu.



Le PDG-RDA a été l'instrument politique qui a permis de mettre en place un Etat souverain et démocratique dont le fondement est l'émancipation réelle et effective de la population guinéenne et africaine. Il nous revient aujourd'hui et sans complexe de revendiquer cet héritage que nous pensons être le meilleur pour la Nation.



Tous les Etats ont presque connu des gestations tumultueuses, mais Dieu merci, celle de la Guinée a été moins douloureuse, car le peuple de Guinée a su surmonter toutes les difficultés que le pays a traversées tout au long de son parcours.



Le PDG-RDA a permis à notre pays de passer de l'Etat de colonisé à l'Etat indépendant sans effusion de sang, de mettre en place un Etat démocratique dont l'objectif principal est l'affirmation de l'identité nationale, l'autosuffisance alimentaire, le développement industriel et la participation des citoyens à la vie de la Nation, où le citoyen s'identifie à son Etat. C’était une logique démocratique propre.



Malheureusement, cette démocratie populaire participative est condamnée aujourd'hui au profit d'un multipartisme qui casse la société guinéenne, puisque basé sur l'ethnie, la région. Nous constatons aujourd'hui que tous les partis politiques guinéens revendiquent des valeurs ethniques, et le PDG-RDA continuera à combattre cette manière de penser et d'agir, car la Nation guinéenne ne se réalisera que si on cesse d'utiliser les considérations ethniques pour des fins politiques.



Sur le plan économique, nous retiendrons que toutes les régions, voire toutes les préfectures de la Guinée, avaient leurs unités industrielles qui fonctionnaient correctement pour le bien être des guinéens. Nous déplorons que tous ces acquis du PDG-RDA et de son secrétaire général, obtenus dans un contexte international difficile, aient été détruits et abandonnés au détriment du peuple de Guinée qui a, lui-même, participé à la création de ces unités industrielles.



Toutefois, nous disons que l'espoir est encore permis, car nous savons que la Guinée dispose suffisamment de ressources, à la fois matérielles et humaines, pour impulser une nouvelle dynamique de développement économique et social du pays. Un bon leadership suffit largement pour relancer le secteur industriel.



S'agissant du mode de démocratie approprié à la Guinée et aux pays africains, nous disons que pour que cette démocratie soit radieuse, il faudra qu'elle vienne de nous, mais non pas dictée de l'extérieur. Nous croyons que l'Etat doit être porté par le citoyen, le PDG-RDA est et demeure dans cette vision. La démocratie a de l'avenir en Afrique, mais pour cela, il faut qu'elle sorte du peuple. La conception de la démocratie ne doit être calquée sur des modèles qui ne sont pas de nous.



La date du 26 mars a deux significations pour le PDG-RDA, d'abord le rappel à Dieu du président Sékou Touré, pour qui nous faisons des prières pour le repos éternel de son âme, et le deuxième symbole, c'est celui de la naissance du mouvement de la Jeunesse de la Révolution Démocratique Africaine (JRDA), qui est le mouvement de jeunesse du PDG-RDA. Chaque année nous célébrons cet événement sous ces deux angles".



Un entretien réalisé en prélude aux festivités commémoratives de la mort du président Ahmed Sékou Touré, prévues vendredi, 25 et samedi, 26 mars 2016. 26 mars 1984 - 26 mars 2016, il y a 32 ans.

AGP/25/03/016 AND/TB/AKD/ST

 
Guinée : l’adoption du Code électoral et du CCL par les députés à l’Assemblée Nationale, le vice-président du CNOSCG réagit

Conakry, 07 mars (AGP)- Le vice-président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG), Dr Alpha Abdoulaye Diallo, également chargé des Questions économiques, a accordé une interview au correspondant communal de l’AGP à Dixinn, jeudi, 02 mars 2017, pour se prononcer sur l’adoption, en session extra ordinaire, de la loi organique portant sur le Code électoral et sur le Code des Collectivités Locales (CCL), par la majorité des députés présents à l’Hémicycle, le 23 février dernier.


AGP : Que dites-vous de l’adoption de la loi organique sur le Code électoral et sur le CCL, le 23 février dernier par la majorité des députés à l’Assemblée Nationale (AN) ?


Dr Alpha A. Diallo : L’Assemblée Nationale (AN) est, par son rôle, l’institution qui a la compétence à voter des lois en République de Guinée. Donc en quelque sorte, c’est le laboratoire de fabrication des lois. Même si la matière première peut venir d’autres entités, tel que du gouvernement, sous forme de projet de loi. Elle peut venir également des députés eux-mêmes sous forme de proposition de loi, mais aussi, elle peut venir de la proposition d’un citoyen.


Si les députés, de par leur qualité, votent une loi et surtout la loi portant sur le CCL, sont toutes des lois organiques. C’est des lois qui permettent de baliser le cadre juridique pour nous permettre d’organiser des élections locales, présidentielle, législatives et les référendums en République de Guinée.


Vraiment on ne peut que se réjouir, parce que sans cadre juridique, sans une loi électorale, sans un Code des collectivités, on ne peut pas parler d’organisation d’élection libre, crédible et acceptée de tous. Donc, à partir de cet instant, nous avons des instruments juridiques. Maintenant il faut l’appropriation de ces instruments juridiques au niveau non seulement des acteurs clés du processus électoral, les parties prenantes à savoir les partis politiques, la Société Civile (SC), le gouvernement, l’Etat et la population.


AGP : Quelle appréciation faites vous de la procédure de vote de ces lois organiques par les députés présents à l’Hémicycle ?


Dr Alpha A. Diallo : Pour le moment en termes de procédure de vote, je n’ai pas eu connaissance de la violation d’une quelle conque procédure par rapport à l’adoption de la loi organique portant sur le Code électoral et sur le CCL. Elle a été respectée de bout en bout par les députés. Donc, je ne saurais faire trop de commentaire là-dessus. Pour ma petite expérience et pour ma petite gouverne, aujourd’hui je n’ai entendu aucune voix se lever pour contester la procédure d’adoption de ces lois.


AGP : Est-ce que la désignation des Conseils de quartiers et de districts au prorata des résultats des élections communales, honore la démocratie et l’Etat de Droit en République de Guinée ?


Dr Alpha A. Diallo : Vous savez, la question de démocratie, la notion de droit, sont liées à la loi. Pour le moment les lois qui ont été votées, c’est la désignation du président du Conseil de quartier et de district par l’entité qui est majoritaire dans la localité. C’est ce qui est dans le Code électoral. Pour le moment dire, est- ce qu’une disposition pour une loi qui a été votée honore la démocratie et l’Etat de droit, pour moi il faut l’expérimentée d’abord.


Si cette loi est expérimentée, et qu’on voit qu’elle est applicable ou si on remarque ses limites, en ce moment on peut revenir là-dessus, parce que les lois sont faites pour les Hommes, pour régler les problèmes au niveau de nos localités. Ce que la loi dit, c’est d’organiser les élections avec des listes indépendantes, des listes des parties politiques.


C’est après cette élection, les différentes listes, en fonction du quotta que chacun a obtenu, les conseillers qui sont retenus se retrouvent au niveau des Communes Urbaines (CU), pour mettre en place un bureau par élection. Et au niveau des Communes Rurales (CR) ça sera la même chose, mais la seule différence au niveau des quartiers, c’est que les différentes personnes viennent composer le Conseil de quartier.


Le président du Conseil de quartier ne sera pas élu, mais il sera désigné par l’entité majoritaire. A mon avis c’est cet aspect qui suscite beaucoup de remous et de supputations. Parce que les uns et les autres avaient estimés, qu’il fallait obéir à la même logique que celle des CU et CR.


AGP : Merci monsieur le vice-président du CNOSCG de nous accorder cet entretien !


Dr Alpha A. Diallo : C’est moi qui vous remercie !


AGP/07/03/017 JG/ST

 
Guinée : «Le CTCS est l’une des directives du gouvernement», dixit la directrice communale DE LA Santé de Dixinn

Conakry, 19 oct (AGP)- La directrice communale de la Santé de Dixinn Docteur Madina Sissoko a accordé une interview, mardi, 18 octobre 2016, au correspondant communal de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP) à Dixinn, pour parler du Comité Technique Communal de la Santé (CTCS) de cette localité.


AGP : Depuis quand le Comité Technique Communal de la Santé (CTCS) de Dixinn a été mis en place ?


Dr Madina Sissoko : Le CTCS de Dixinn a été mis en place en 1988, lors de la mise en place des Soins de Santé Primaire Médicament Essentiel (SSPME). C’est l’une des initiatives du gouvernement. On est tenu tous les 6 mois, de faire avec ce comité la production du bilan de toutes les activités que nous avons menées au cours du semestre.


AGP: Dites-nous l’objectif du CTCS de Dixinn ?


Dr Madina Sissoko : Le CTCS est une instance qui se tient 2 fois par an. Au cours de cette instance, on fait la revue du niveau d’exécution des recommandations du précédent comité technique communal. Ensuite, on fait le bilan des activités, comme la surveillance épidémiologique, l’utilisation des services, le résultat du monitorage des Centres de Santé (CS). Enfin, on ressorte les difficultés, les contraintes. On cherche à trouver des solutions pour projeter les activités dans l’avenir.


AGP : Quels sont les acteurs qui composent le CTCS de Dixinn ?


Dr Madina Sissoko : Le CTCS de Dixinn est composé des autorités de la Mairie, notamment le maire, le directeur des Micro-réalisations, l’équipe cadre du district, l’équipe cadre de la Direction de la Santé de la Ville de Conakry (DSVC), les chefs des structures de santé, la communauté représentée par les comités de santé et d’hygiène de chaque structure sanitaire.


AGP : La commune de Dixinn a enregistré combien de vaccination, du début de l’année 2016 à nos jours ?


Dr Madina Sissoko : Du 1er janvier au 31 juin 2016, qui constitue le 1er semestre du CTCS de Dixinn, d’abord en BCG, qui est le 1er vaccin qu’on donne aux bébés dès la naissance contre la tuberculose, on a eu 100% de couverture dans la commune de Dixinn ; le DTC3, ce sont les vaccinations qu’on donne aux enfants à 6 semaines, à 10 semaines et à la 14ème semaine contre la diphtérie ; le tétanos et la coqueluche, on a eu 72% de couverture. Donc, il y a le DTC1, le DTC2 et le DTC3.


Ensuite, il y a le vaccin contre la poliomyélite qu’on donne à la naissance. Ce qu’on appelle le VTO 0, on a réussi à couvrir 100%. Il y a le VTO1 qu’on donne aux enfants de 1 à 6 semaines, le VTO2 aux enfants de 10 semaines ; le VTO3 à ceux de 14 semaines, on a eu 70% de couverture. Nous avons fait 100% de couverture pour le VA, un vaccin anti-rougeoleux, contre la rougeole. Et 99% pour le VAA, un vaccin contre la fièvre jaune.


En fin le VPI, qui est le vaccin polio. Mais cette fois-ci, c’était sous la forme injectable que nous administrons aux enfants, on a eu 14%. Chez les femmes en état de famille, en VAC1 on a eu 42% et en VAC2, 38%. Le VAC1 et le VAC2 sont les vaccins antitétaniques.


AGP : La commune de Dixinn dispose de combien de structures sanitaires ?


Dr Madina Sissoko : A Dixinn, on a 04 structures de Santé publiques, qui sont le Centre de Santé (CS) de Dixinn, le CS de Maciré, le CS de Hafia et l’Hôpital communal ou Centre Médical Communal (CMC) de la Minière.


AGP : Votre message à l’endroit du personnel de santé de la commune de Dixinn ?


Dr Madina Sissoko : Mon message s’adresse d’abord à nous les cadres de la Direction Communale de la Santé (DCS) de Dixinn, de renforcer la supervision de toutes nos structures de santé. Aussi, de veiller à l’hygiène, à la protection individuelle et collective dans toutes les structures de santé de la commune. Egalement, de renforcer les supervisions par les supervisions formatives intégrées.


Enfin, de promouvoir le dialogue entre les structures de santé et les communautés. Il faut que les communautés s’approprient de nos structures de santé. C’est pour elles en fait que nous travaillons.


AGP : Merci Docteur !


Dr Madina Sissoko : C’est moi qui vous remercie !


AGP/19/10/016 JG/SK/ST

 
Interview

AGP reçoit...

 
Interview/‘’On ne doit pas compter sur une seule ressource car, ce serait le suicide, il faut que l’on sache trouver des soupapes pour les industries qui enfantent nos villes’’, estime le préfet de Fria

Conakry, 24 mars (AGP)- La Rédaction de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP) était récemment dans la préfecture de Fria, dans le but de toucher du doigt la situation difficile que traversent, aujourd’hui, les populations de cette ville abritant la première Usine d’alumine en Afrique, d’abord Friguia-Péchiney, Friguia-Kimbo et ensuite Rusal/Friguia.

C’est ainsi, que nous sommes partis à la rencontre de la première autorité, M. Mamadou Conté, préfet de Fria qui nous a gentiment reçu à sa résidence, pour nous parler de l’actualité dominante dans sa localité à savoir, la mort récente d’un jeune, tué par la Police municipale et le cas de l’Usine Rusal/Friguia qui est en arrêt depuis presque quatre ans.

Voici la teneur de cette rencontre à bâton rompu, réalisée par Fodé Sita Camara :

AGP : M. le préfet, avez-vous connaissance de la mise en place d’une Police municipale dans votre préfecture ?

Préfet : Oui! Cette Police municipale dont vous parlez a été mise en place après beaucoup de réunions et sollicitations entre les élus locaux et les populations.

AGP : Tout récemment à Fria, un jeune homme, un certain Tafsir Sylla a été tué par des policiers municipaux. Pouvez-vous nous dire ce que vous en savez ?

Préfet : Je ne peux pas vous dire comment ce crime a été commis. Mais un soir, dans ma résidence, un colonel de la Gendarmerie est venu me voir en me disant que quelque chose ne va pas en ville. Qu’il y a un jeune qui, au cours de son interpellation, il y a eu altercation entre lui et les policiers et finalement le jeune est décédé. C’est ainsi que j’ai donné l’instruction d’arrêter tout de suite, les auteurs de ce meurtre. Après, je me suis directement mis à réfléchir comment calmer la famille de la victime. Immédiatement, j’ai demandé à ce qu’on m’appelle le Sotikèmö (Patriarche) de la préfecture et j’ai associé les sages et le grand Imam, afin d’aller rencontrer la famille du défunt. Malgré tout, des esprits mal intentionnés s’étaient infiltrés dans la situation et il y a eu des actes de vandalisme, de pillage, les bâtiments de la Gendarmerie et de la Police ont été saccagés, des voitures incendiées, etc.…

AGP : Juste après ce crime, vous avez demandé l’arrestation immédiate des auteurs. Connaissez-vous donc les auteurs ? Si oui, qui leur a donné l’ordre d’aller sur le terrain ?

Préfet : Non et non! Je ne connais pas ces criminels. Si ce sont des policiers comme vous le dites, ils n’étaient plus dans l’exercice de leur fonction car, dès qu’il y a un crime, il n’y a plus à ce niveau, l’exercice de fonction. Donc c’est pourquoi je demande qu’on arrête ces auteurs pour connaitre qui a donné l’ordre et comment ils ont commis ce crime.

AGP : En tant que premier responsable de cette préfecture, dites nous où se situe actuellement, la responsabilité de ce crime.

Préfet : Laquelle responsabilité ? Pour le moment, je ne peux pas situer la responsabilité de ce crime. Il revient à la Justice de faire ce travail. Et à l’heure où je vous parle, une commission mixte d’enquête mise en place par le gouverneur de la Région Administratif (RA) de Kindia est en train de travailler et j’en suis sûr, cette affaire sera très claire. Ensuite, les gens qui ont commis des actes de vandalisme seront tous poursuivis car, la loi dit que ‘’si tu es victime de quelque chose, tu te plains, tu fais recours à l’autorité compétente, mais que tu n’a pas droit de te rendre justice. Les édifices publics ne sont pas pour une seule personne mais, pour toute la population. Nous avons peu de chose, donc nous devons sauvegarder le peu dont nous disposons. Je profite de votre micro pour dire à la population de garder le calme et la sérénité, afin que la justice puisse bien jouer son rôle.

AGP : Avant Fria était comme un «petit Paris», mais aujourd’hui, cette ville est entrain de sombrer. Dites-nous ce que vous ressentez.

Préfet : Ce qui est entrain de se passer à Fria actuellement est inné à la nature. Donc, il ne faut jamais désespérer et il faut savoir que l’Etat guinéen n’abandonnera jamais les populations de Fria. Il a déjà beaucoup fait. Les arriérés de salaire ont été payés, une somme fabuleuse a été donnée pour maintenir la stabilité de l’eau et de l’électricité à un certain moment. Enfin, l’Etat a accepté de donner la concession de la mine de Djan-Djan à Rusal. Tous ces facteurs doivent prouver à suffisance, que l’Etat n’abandonnera jamais Fria. Seulement, il y a beaucoup d’impatients.

AGP : Apparemment, M. le préfet, vous vivez bien ici dans votre résidence, vous avez l’eau et l’électricité à foison et vous mangez à votre faim, tandis que, votre population est dans l’obscurité, l’eau ne coule plus dans les robinets. Dites nous, est-ce que l’Etat envisage encore des mesures pour résoudre ces problèmes brulants des populations ?

Préfet : Vous n’êtes pas sans savoir que l’Etat a contribué à payer quatre mois de salaire des travailleurs de l’usine et ce n’est pas moins de 16 milliards de francs guinéens, sans compter la somme allouée pour maintenir l’eau et le courant. Et vous savez que l’Etat ne fonctionne pas comme les autres secteurs. Il fonctionne sur la base d’un budget et il faut que les dépenses soient prévues dans le budget. Je vous avoue que les travailleurs de l’Usine Rusal n’ont pas de contrat avec l’Etat. Donc, tout ce que l’Etat a fait pour les populations de Fria, c’est parce qu’elles sont comme celles des autres villes de la Guinée.
Toutefois, l’Etat est entrain encore d’envisager toutes les pistes afin que la population de Fria soit servie en eau et en électricité. Je le répète, il y a beaucoup d’impatients car, ce sont des choses qui ne se font pas vite en blanc. La première piste que l’Etat avait envisagée est de connecter la ville de Fria au réseau national, c’est-à-dire, à la ville de Dubréka. Mais comme on a vu que le barrage de Kaléta sera bientôt opérationnel, on s’est finalement dit d’attendre jusqu’au démarrage de celui-ci.

AGP : La population de Fria va encore attendre tout ce temps? Est-ce que ça ne serait pas le médecin après la mort ?

Préfet : Non! Pas du tout. Ça ne serait pas le médecin après la mort.

AGP : Que compte faire, Pr Alpha Condé pour finir une bonne fois avec le problème de l’Usine Rusal ? L’Assemblée Nationale ?

Préfet : Mais oui ! L’Assemblée Nationale peut aussi être un moyen pour sortir de cette crise. Je vous l’ai dit qu’il n’y a aucun problème que le Pr Alpha Condé ne peut pas résoudre.

AGP : L’insécurité grandit de jour en jour à Conakry et à l’intérieur du pays. Qu’en dites-vous ?

Préfet : Peut être c’est la faute à nous tous. Vous pères de famille, enseignants quand vous mettez votre devoir à éduquer les enfants à gauche et à droite, c’est ça la base de l’insécurité. C’est-à-dire, la démission des parents. C’est le fait que nous les parents, nous ne voulons plus éduquer les enfants. L’éducation n’est pas seulement mettre l’enfant à l’école, mais c’est le suivi, mettre tous les canaux lui permettant d’être en harmonie avec la société. Mais malheureusement aujourd’hui, tous les parents ont démissionné.

AGP : M. le préfet si les parents fuient leur responsabilité, quel sera alors le rôle de l’Etat ? Il démissionne aussi ?

Préfet : Même si aujourd’hui, beaucoup critiquent la justice guinéenne, mais quelque part, nous voulons quand même qu’elle existe, qu’elle soit faite.

AGP : Vous vous appuyez trop sur le mot éducation. Est-ce qu’elle est actuellement appliquée à Fria avec des enfants qui ont faim et ils n’ont pas de scolarité ?

Préfet : Rire ! L’éducation est bien respectée à Fria car, malgré cette crise, les enfants vont toujours à l’école et les cours ne sont jamais interrompus. Et vous oubliez que tous les enfants qui étudient ici ne sont pas tous des enfants des travailleurs. Nous, au moment où on étudiait, la vie était caduque que maintenant et cela ne nous a pas empêché d’étudier et devenir ce qu’on est aujourd’hui.

AGP : Pour finir, dites nous M. le Préfet, est ce que vous êtes optimiste que Fria va briller plus qu’avant ?

Préfet : Je suis l’homme le plus optimiste que Fria va reprendre sa belle forme. Je vous ai dit auparavant, que l’Etat guinéen n’abandonnera jamais cette ville. Je suis optimiste parce que j’ai confiance au président de la République, Pr Alpha Condé. Mais je dirai que le cas de Fria doit être une leçon pour toutes les autres villes industrielles. On ne doit pas compter sur une seule ressource car, ce serait le suicide. Il faut que l’on sache trouver des soupapes pour les industries qui enfantent nos villes.
AGP/24/03/014 FSC/FDF/AND/ST

 
Le représentant du Bureau Ozone de Conakry, Camara Ibrahima N'Gaye fait le bilan des 10 premiers jours de la COP22/ Propos recueillis par Fadima Djènè Fofana

Marrakech, 18 nov (AGP)- Rencontré à la 22ème Conférence des Parties (COP22) de la Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) à Marrakech, le représentant de l’assistant du Bureau Ozone de Conakry, Camara Ibrahima N’Gaye a accordé un entretien à une des reporters de l’AGP sur place, pour faire le bilan des 10 premiers jours des travaux.

AGP : Quel bilan faites vous des 10 premiers jours de la 22ème Conférence des parties sur le changement climatique ?

Camara Ibrahima N'Gaye : L'on parle de changement climatique, parce qu'il y a perforation dans la couche d'ozone qui peut aussi créer d'autres problèmes chez les êtres humains et les animaux.

L'objectif de la COP22 s'intéresse plus à l'atténuation et à l’adaptation. Le problème cette fois ci c'est les énergies nouvelles et renouvelables qui sont beaucoup plus sollicitées pour les résultats escomptés sur l'atténuation.

AGP: Qu'est qu'il faut pour obtenir ces résultats attendus ?

Camara Ibrahima N'Gaye : Pour y parvenir, il faut avant tout le changement de mentalité des êtres humains vis-à-vis de la planète. Nous devons changer de comportement, d'esprit, tant que cela n'est pas fait, nous agirons sur le climat et dans ce cas il y aura plus de défiance.

AGP: Selon vous, quel sera l'apport des femmes dans la lutte contre le changement climatique ?

Camara Ibrahima N'Gaye : L'espoir est que, à travers les femmes, les énergies nouvelles et renouvelables auront plus de poids. Il faut signaler que l'exploitation anarchique de nos forêts, de nos ressources, participent activement à la dégradation de l'environnement.

AGP : Pensez-vous qu'après les Accords de Paris, l'Afrique va jouir de ces multiples promesses ?

Camara Ibrahima N'Gaye : On ne sait pas si l'Afrique va bénéficier de ces retombées.

AGP : Est ce que l'Afrique va-t-elle bénéficier de financement cohérent pour lutter contre le changement climatique ?

Camara Ibrahima N'Gaye : Nous sommes là, nous attendons d' ici là pour savoir si le continent africain va être situé sur son sort, financièrement.

AGP : Dans cette attente, quel est le rôle que joue la République de Guinée dans la lutte contre le changement climatique ?

Camara Ibrahima N'Gaye : Heureusement que la Guinée se trouve déjà en avance. Elle a vite compris que l'utilisation des énergies nouvelles et renouvelables était plus importante pour l'atténuation d'un certain nombre d'effets climatiques.

AGP : A quoi peut-on s'attendre de cette COP présentée comme celle de l'action ?

Camara Ibrahima N'Gaye : Pour ne pas se prononcer très tôt la dessus, vu que les bailleurs n’ont pas révélé, après la COP 21 de Paris, ce qu'ils ont pu avoir comme ressource pour la réussite de la 22ème COP. Pour cela, il faut attendre après les multiples discussions qui sont en cours, pour savoir ce que l'Afrique a récupéré, et peut récupérer.

AGP : Après Marrakech (Maroc), si l'Accord trouvé est profitable à l'Afrique, que pensez-vous de sa mise en œuvre ?

Camara Ibrahima N'Gaye : Pour l'application de ces différents Accords, il faut non seulement plus de responsabilité de nos gouvernants pour la mise en œuvre des engagements, mais aussi faire un suivi évaluation pour avoir un meilleur résultat.

AGP : Votre mot de la fin ?

Camara Ibrahima N'Gaye : Il nous revient de protéger notre environnement, et particulièrement d’initier la jeunesse à plus de responsabilité.

AGP : Je vous remercie !

Camara Ibrahima N'Gaye : C’est moi qui vous remercie.

AGP/18/11/016 FDF/ST

 
Musique : «Moi, je ne cherche pas le pouvoir, je cherche à aider mon peuple», dixit le reggae man, Elie Kamano

Réalisée par Fodé Sita Camara


Conakry, 15 juin (AGP)- Ces derniers temps, le célèbre reggae man guinéen, Elie Kamano fait beaucoup parler de lui dans le milieu culturel de son pays. Pour sa lettre ouverte adressée au chef de file de l’Opposition guinéen, Cellou Dalein Diallo, sa menace de poursuite judiciaire par une maison de production étrangère, la sortie de son nouvel album, sont entre autres les sujets que nous avons débattus au bout du fil avec Elie Kamano (EK), actuellement aux Etats Unis d’Amérique. Lisez !


AGP : Salut ! Comment vas-tu Elie ?


EK : Oui ! Je vais super bien.


AGP : 2- Qu’est ce qui explique votre longue absence au pays ?


EK : Mon absence est tout simplement due au fait que je voulais m'éloigner pour parachever l'écriture de mon roman et de mon nouvel album «Malaya».


J'avais tout naturellement besoin d'espace pour écrire sans pression. Parce que je n'arrivais pas à canaliser mon inspiration en Guinée, les dures épreuves juridiques que je venais de passer privaient mon magnétoscope mental de sa créativité.


AGP : Le label Afrikan Flava Production vous menace aujourd’hui de poursuite judiciaire si jamais vous n’arrivez pas à honorer votre engagement vis-à-vis de lui. Quelle est votre version des faits ?


EK : J'ai effectivement signé avec Afrikan Flava un contrat de production d'un album et de spectacles en Guinée et aux Etats-Unis d’Amérique, passant par des mixages en Jamaïque, et un duo avec le célèbre reggae man jamaïcain, Luthan Fyad. Mais à ce que je sache, moi j'ai rempli ma part de contrat, puisque l'album à été fait, et le clip «Ouvrez les frontières Africaines», dont le morceau a d'ailleurs été réalisé dans le Studio Thuff gong de Bob, est aussi une preuve.


Mais puisque le nommé MB (Mohamed Barry) qui s'autoproclame directeur de ladite structure, croit que Facebook est un palais de justice, dont Marck Zuckerberg en est le président, et que nos différents amis représentent les membres du jury, alors qu'on fasse le procès. Mais, je ne connais aucun artiste dans ce monde qui réaliserait un album dans le but de promouvoir sa carrière et qui refuserait de le diffuser sans prétexte valable.


AGP : Actuellement vous faites parlez de vous en Guinée, à travers une lettre que vous avez adressée au chef de file de l’Opposition, Cellou Dalein. Dites-nous ce qui vous a motivé à faire ce courrier ?


EK : Vous savez, notre peuple a atteint aujourd'hui ce que moi j'appellerai la zone rouge de sa crise sociopolitique, alimentée et entretenue par des personnes qui prétendent pourtant l'aimer.


Je me répète encore, autant j'aurai un droit de jugement et de regard sur le pouvoir en place, autant j'en aurai sur ses opposants. Ma motivation résulte de mes inquiétudes vis-à-vis de cette flagrante transhumance politique des uns et des autres dans leur seul et unique intérêt et non celui du peuple. J'ai donc adressé cette lettre à Monsieur Dalein, dans un esprit citoyen, patriotique et démocratique. Ceux qui ne comprennent donc pas la lourdeur de mes vers, peuvent naturellement s'évertuer à les mettre à l'envers, parce que moi, je ne cherche pas le pouvoir, je cherche à aider mon peuple.


AGP : Elie Kamano a toujours combattu les régimes qui se sont succédé en Guinée. De Conté en passant par le CNDD, jusqu’au pouvoir Condé. Dites-nous pourquoi ?


EK : L'Art est un instrument de vérité et non un instrument de propagande surtout politique. Cheik Anta Diop à dit : que «c'est de l'examen de besoins les plus présents du peuple africain, à l'état actuel que devra découler, qu'on le veuille ou non, la nouvelle orientation de notre art. Ainsi l'artiste africain qui écrira pour le seul plaisir de chanter la beauté des nuages, qui fera des descriptions par délectation et pour faire montre de virtuosité, vit en dehors des nécessités de son époque et ne réponds pas, dans la mesure de ses dons, aux problèmes qui se posent au sein de son peuple», fin de citation.


Chaque homme doit participer à l'émancipation de l'humanité et de sa société. Donc pour moi, il est clair que la musique est un bienfait dont Dieu m'a gratifié pour me rendre utile à l'humanité et à la société. Voilà pourquoi je suis amené par cette force intérieure et spirituelle pour défendre mon peuple.


AGP : Aujourd’hui, certains guinéens traitent Elie Kamano de propagandiste politique. Que répondez-vous ?


EK : Ça, c'est les avantages de la liberté d'expression. Moi, je reste sur ma position comme toujours. Si vous faites une analyse objective, vous verrez que depuis le temps de feu président Conté, moi je n'ai pas bougé d'un iota. Mes convictions sont restées les mêmes, mon idéal n'a pas changé, c’est sont eux qui ont changé, qui vont et reviennent, qui changent parfois de navire, qui se prêtent à ce Pingong politique, pas moi.


Entre ceux qui disent cela et moi, qui est propagandiste ? Celui qui est fidèle à son idéal, ou celui qui joue au pingpong en politique pour des intérêts ?


AGP : Depuis longtemps, vous avez annoncé l’album «Malaya» mais qui tarde toujours à venir. Qu’est-ce qui se passe ? A quand peut-on s’attendre à cet opus ?


EK : Malaya ne tarde pas, et il n'y a aucun problème. Je serai en Guinée dans quelques jours pour lancer la communication. Merci.


AGP : Merci de nous avoir accordé cette interview !


EK : C’est moi qui vous remercie


AGP/15/06/016 FSC/ST

 
Page Noire/ Média : l’ex-correspondant régional de l’AGP à Boké, Moussa Batchily a été inhumé lundi dans sa préfecture natale

Boké, 03 oct (AGP)- Décédé le 1er octobre 2016, à Conakry, des suites d’une longue maladie, l’ancien inspecteur régional de la Culture et correspondant régional de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP), Moussa Batchily a rejoint sa dernière demeure, lundi, 03 octobre 2016, dans la préfecture de Boké, chef-lieu de la Région Administrative (RA), où il a servi pendant une quarantaine d’années.

Au cours des cérémonies funèbres, organisées à la Maison des Jeunes de Boké, autorités locales, cadres de l’Administration publique, collaborateurs de l’AGP, parents, amis, alliés et connaissances, ont rendu un dernier hommage à Moussa Moïse Batchily, qui laisse derrière lui une femme et une fille qui a passé le Baccalauréat cette année.

La dépouille mortelle de l’un des icônes du micro a été reçue à quelques kilomètres de la Commune Urbaine (CU) de Boké par les autorités locales.

Par ailleurs, le porte-parole de la famille éplorée, El hadj Mohamed Saliou Bah a indiqué: «Nos parents ont vécu dans l’intimité et dans la parfaite harmonie. Nous espérons que les œuvres de notre regretté seront perpétrées par ses successeurs en faveur de la communauté de Kakandé (Boké)».

Se souvenant de son compagnon d’hier, le préfet de Boké, Mohamed Lamine Doumbouya a témoigné : «Moussa Batchily, un journaliste confirmé, a été un model dans la franchise. Un collaborateur sincère qui a toujours soigné l’image de marque de notre localité. Que son âme repose en paix».

Visiblement ému, le gouverneur de la RA de Boké, Général de Brigade Siba Sévérin Lohalamoua a déclaré : «C’est avec beaucoup de tristesses que nous avons reçu la dépouille mortelle de notre frère, Batchily, l’une des voix mélodieuses et historiques de la grande édition du magazine de 22h. L’homme a inculqué dans l’esprit de la jeunesse, le désir et l’amour du travail bien fait, pour faire grandir le territoire».

Aux dires du gouverneur, «c’est à la famille de la presse, de savoir relever les défis pour garder le flambeau toujours allumé».

Se succédant sur le podium, les représentants de l’Assemblée Nationale, du Conseil communal, de la Société civile, des médias locaux, ont souhaité la pérennisation des actions de celui qui est mort, arme à la main.

Dans un poème dédié au défunt, le Club Littéraire Dinah Salif Camara a qualifié Moussa Batchily de «prince du micro et de la paix, incarnant ainsi les dimensions journalistiques».

Après la lecture du Saint Coran dans son entièreté, le prince du micro de Kakandéa été inhumé le même jour à l’après-midi dans son Boké natal.

Le ministre de la Culture, des Sports et du Patrimoine Historique, Siaka Barry a assisté aux obsèques, en compagnie d’une forte délégation de son département et de la Direction Générale de l’Agence Guinéenne de Presse.

Paix à l’âme du regretté Moussa Batchily Amen !

AGP/03/10/016 MMC/ST

 
Réception à Conakry du Pr Alpha Condé, président en exercice de l’UA : le président de l’AGM se prononce

Conakry, 08 fév (AGP)- Le président de l’Association Guinée en Mouvement (AGM), Moussa Soumaré a accordé une interviewau correspondant communal de l’AGP à Dixinn, lundi, 06 février 2017, au siège de ladite association sis dans la commune de Dixinn, pour parler de la réception du chef de l’Etat guinéen, Pr Alpha Condé, à Conakry, le 02 février dernier, suite à sa désignation par ses pairs de l’Afrique comme président en exercice de l’Union Africaine (UA) de 2017 - 2018.


AGP : Que dites-vous de l’accueil réservé par la population de Conakry, le 02 février dernier au chef de l’Etat guinéen, suite à sa désignation à la tête de l’UA ?


Moussa Soumaré : Je ne ferai que remercier les braves populations de Conakry, en particulier les militants du RPG arc-en-ciel, les associations et mouvements de soutien au pouvoir en place comme l’AGM, pour l’accueil réservé au chef de l’Etat, Pr Alpha Condé, président en exercice de l’UA. Puisqu’ils ont montré qu’ils sont fiers de leur président, qu’ils peuvent compter sur lui et l’Afrique peut aussi compter sur lui.


Cet accueil réservé au Pr Alpha Condé va encourager davantage les autres présidents de l’Afrique à comprendre qu’il est aimé, qu’il est travailleur, combattant, démocrate et patriote.


AGP : Que pensez-vous de la désignation du chef de l’Etat guinéen par ses pairs de l’Afrique comme président en exercice de l’UA ?


Moussa Soumaré : D’abord, je remercie Dieu Le Tout-Puissant qui nous a donné un président en Guinée comme Pr Alpha Condé, qui est un guinéen patriote et qui est entrain de marcher sur les pas de ses ancêtres, ces héros qui ont libéré la Guinée. Je veux nommer le père de l’Indépendance guinéenne feu Ahmed Sékou Touré, Samory Touré, Alpha Yaya Diallo, Dinah Salifou, Zégbéla Togba, pour ne citer que ceux-ci.


Le professeur Alpha Condé mérite d’être désigné président de l’UA, puisqu’il a la capacité de gérer l’Afrique, de résoudre les problèmes, de faire en sorte que l’Afrique parle d’une même voix. C’est une fierté pour tous les guinéens. Ça prouve que la Guinée est de retour dans le concert des nations.


AGP : Est-ce que Pr Alpha Condé à la tête de l’UA pourra contribuer à renforcer davantage l’unité et la solidarité entre les pays membres ?


Moussa Soumaré : C’est sans doute, parce qu’il l’a démontré. C’est un diplomate aguerri. C’est un négociateur. Vous avez vu le bain de sang qu’il a fait éviter aux gambiens, quand la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a mobilisé ses troupes pour faire la guerre en Gambie à ce 21ème siècle. C’est parce qu’il a une vision pour l’Afrique. C’est cette vision qui l’a amené à s’impliquer dans la crise gambienne, pour que Yahya Jammeh quitte le pouvoir par la voie pacifique.


Le professeur Alpha Condé a la capacité et le mérite d’être à la tête de l’UA, pour qu’en fin beaucoup de choses changent dans ce continent. C’est pourquoi, pour privilégier le dialogue, l’unité et la solidarité entre les peuples d’Afrique, la désignation du professeur Alpha Condé à la tête de l’UA est bien pour la Guinée et pour l’Afrique.


AGP : L’immigration et le terrorisme faisant l’actualité en Afrique, est-ce que Pr Alpha Condé, à la tête de l’UA contribuera à éradiquer ces phénomènes ?


Moussa Soumaré : Oui, le professeur Alpha Condé à la tête de l’UA, va contribuer à lutter contre l’immigration et le terrorisme en Afrique. D’abord, il l’a déjà prouvé en envoyant les braves soldats de la Guinée au Mali pour lutter contre le terrorisme, car le terrorisme n’a pas sa place en Afrique.


Mais aussi, il n’a pas manqué de prendre les dispositions en Guinée pour lutter contre ce phénomène. Les dispositions qu’il a prises montrent à suffisance, qu’il a anticipé la lutte contre le terrorisme en Afrique. Je pense qu’il va mettre à contribution sa capacité et son expérience pour bouter le terrorisme hors de l’Afrique.


Lors de sa désignation à la tête de l’UA, ses priorités étaient pour la jeunesse africaine. Parce que ce sont les jeunes qui sont beaucoup touchés par le phénomène d’immigration. Il a dit de tout faire pour créer des emplois pour les jeunes en Afrique dans le but de limiter l’immigration. Je crois qu’il a déjà pris des mesures pour ça, car il y a des gens nommés à la tête des différentes Commissions de l’UA pour proposer des solutions au président.


AGP : Merci Monsieur le président de l’AGM !


Moussa Soumaré : C’est moi qui vous remercie !


AGP/08/02/017 JG/AND/ST

 
Sport : ‘’Mon ambition première est d’apporter mon grain de sel au développement du football guinéen…’’, a affirmé Abdoulaye Sylla (Maza) joueur de Madeira au Brésil

Rio (Brésil), 26 août (AGP)- Après la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques (JO) de Rio de Janeiro au Brésil, l’envoyé spécial de l’AGP à ce rendez-vous sportif a rencontré, mardi, 23 août 2016, un jeune footballeur guinéen, Abdoulaye Sylla ‘’Maza’’ évoluant dans le club Madeira en 3ème Division depuis cinq ans, qui lui a accordé une interview.


Selon ce jeune footballeur, «son ambition première est d’apporter son grain de sel au développement du sport guinéen, surtout le football qui reste sa vie, et son combat pour valoriser sa compétence tant en Guinée qu’ailleurs».


Voici l’intégralité de cet entretien réalisé par Minkaïlou Kadiatou Camara depuis Rio :


AGP : Comment Abdoulaye Sylla (Maza) est parvenu à être dans ce club ?


Abdoulaye Sylla : Mon rêve a été toujours de jouer au football. Le Brésil a été une opportunité pour moi de venir ici entant qu’amateur en passant plusieurs tests dans différents club. Et c’est au niveau de Madéira que j’ai reçu mon test. Cela grâce à Dieu, en participant à toutes les catégories de base dans les grands clubs, tels que Botafogo et Santos. Je suis très content de montrer mon talent de footballeur guinéen ici.


Mon intégration ici, c’est suite à mes coordonnées que les dirigeants ont su que je serai rentable. C’est pourquoi, on investit tout pour moi.


Je suis un international au Brésil, j’ai été accepté par mon manager qui a vu en moi un talent, et qui est confiant de mon devenir.


AGP : Tu joues à quel poste ?


Abdoulaye Sylla : Je joue au milieu offensif. Depuis que j’étais à Gbessia dans la commune de Matoto à Conakry, ma force se résumait au milieu, pour mieux organiser le fonctionnement du jeu de mon club.


AGP : C’était comment ton intégration dans le club Madeira ?


Abdoulaye Sylla : Vous savez, ce n’est pas facile d’intégrer les grands clubs, surtout en Amérique du Sud. C’est du sérieux qui peut payer. Franchement, j’ai souffert, mais avec mon engagement et la détermination j’ai pu atteindre mon objectif, et au fil du temps avoir un grand club pour être vu comme d’autres sportifs.


AGP : Tes relations avec tes coéquipiers de Madéira ?


Abdoulaye Sylla : Au début s’était difficile avec les autres joueurs venant d’ailleurs, puisqu’à un moment je n’étais pas dans le schéma tactique de mon entraineur. Mais le courage et le travail ont fini par me trouver aujourd’hui une place de joie dans l’effectif du club.


AGP : Est-ce que depuis ton arrivée dans ce club, on t’a une fois contacté pour jouer pour ton pays ?


Abdoulaye Sylla : Non, je n’ai pas encore bénéficié de cet avantage de la part des dirigeants du football guinéen. Mais à travers vous, je crois un jour, qu’ils le feront. C’est un rêve pour moi depuis mon enfance, un jour de profiter de cette opportunité pour ramener quelque chose pour mon pays, pour que le nom de la Guinée revienne sur le plan sportif.


Je veux faire comme Aboubacar Titi Camara, qui a marqué beaucoup de buts pour son pays. Il est mon idole à travers sa bravoure, son dévouement et son patriotisme pour son pays.


AGP : Depuis que tu as commencé à jouer dans ce club, quels sont les matchs qui t’ont beaucoup impressionné ?


Abdoulaye Sylla : C’était mon premier match contre un club amateur où j’ai impressionné mon entraineur qui ne me faisait pas confiance. Au cours de cette rencontre, ma titularisation à commencer. Jusqu’à maintenant je n’ai pas de problème. Et c’est là que mon manager a dit au président du club de ne pas me laisser partir dans un autre club.


AGP : Ton analyse sur le football guinéen actuellement ?


Abdoulaye Sylla : Oui, le foot guinéen est en train de progresser de jour en jour à travers le nombre de professionnels à l’étranger, qui ont aussi besoin de soutien de la part du public sportif. Sans oublier les joueurs qui évoluent dans le Championnat local, et qui méritent un soutien de la part des entreprises ou des grands mangers pour leur trouver une place de choix.


AGP : L’appel à lancer aux guinéens ?


Abdoulaye Sylla : J’aimerai dire aux guinéens, qu’il y a un de leurs qui évolue au Brésil depuis cinq ans et qui a pour objectif, de valoriser le football pour servir dignement sa nation.


Ce n’est pas facile de quitter chez soi à la quête de son devenir, mais je pense que je peux arriver. Par la bénédiction des parents, tout est possible.


AGP/26/08/016 MKC/ST

 
Une immense contribution à la libération nationale des pays d’Afrique et à leur édification d’une société nouvelle

Conakry, 21 avr (AGP)- Le continent d’Afrique, autrefois source des matières premières et du combustible pour les impérialistes et symbole du retard et de la pauvreté, est devenu un continent qui se développe suivant la voie de l’indépendance et prospère par ses propres efforts.


Assistant à cette réalité de la nouvelle Afrique, on se remémore avec émotion les hauts faits du Président Kim Il Sung qui, animé d’un sublime sentiment du devoir internationaliste, a éclairé par ses idées du Juche la voie authentique pour la réalisation de l’œuvre d’émancipation de l’humanité, et a offert une assistance matérielle et spirituelle à la lutte des peuples africains pour la libération nationale et l’édification d’une société nouvelle.


Notre grand Leader a apporté un soutien agissant et un puissant encouragement au peuple algérien qui avait lancé le premier la lutte armée contre l’impérialisme et le colonialisme dans le continent d’Afrique considéré comme le «dernier asile» des colonialistes après la guerre de Corée dans les années 1950.


Il a soutenu énergiquement la ligne de la lutte armée du Front de libération nationale d’Algérie et a accordé pour sa victoire une aide matérielle désintéressée. De même, ont été instituées sur sa proposition la Journée et la Semaine de l’Algérie pour manifester une solidarité active avec le peuple algérien en lutte. Quand, grâce à une lutte héroïque de celui-ci son gouvernement provisoire avait été constitué, le gouvernement de notre République fut le premier à le reconnaître et à établir avec lui les relations diplomatiques.


Notons surtout que notre grand Leader a effectué en mai 1975 une visite historique dans ce pays lointain, ouvrant ainsi un nouveau chapitre dans l’histoire du développement du mouvement de non-alignement et des relations d’amitié et de coopération avec les pays d’Afrique, et resserrant les liens d’amitié avec les dirigeants de l’Algérie, notamment Houari Boumediene, et avec son peuple.


Au début des années 1970, la lutte pour la libération nationale du peuple mozambicain se trouvait confrontée à de nombreuses difficultés, et Samora Moïses Machel, Président du Front de libération et commandant en chef de l’Armée populaire de libération du Mozambique, a visité en septembre 1971 la RPDC pour voir le Président Kim Il Sung qui avait vaincu en une génération deux impérialismes. Celui-ci l’a reçu en audience et lui a affirmé, que plus l’ennemi agissait de façon odieuse, plus il fallait prendre l’initiative. Puis, il lui a raconté des expériences qu’il avait acquises lors de sa lutte armée antijaponaise et lui a indiquées l’orientation et la méthode de lutte.


De retour dans son pays, Machel a, suivant les conseils de notre grand Leader, consolidé les rangs du Frelimo et créé dans les forêts vierges du pays des bases secrètes de guérilla, ce qui lui a permis de prendre toujours l’initiative dans les combats avec l’ennemi. Il a ainsi réussi à mettre un terme à la domination coloniale des impérialistes ayant persisté pendant des centaines d’années et à accéder à l’indépendance complète du pays. Lors d’une réunion marquant cet évènement historique, Machel a déclaré : c’est grâce au Président Kim Il Sung, grand héro, qui nous avait indiqué la voie à suivre que nous sommes parvenus à briser les chaînes qui nous avaient ligotées, ainsi qu’à nos ancêtres les chevilles, et à nous débarrasser de l’esclavage pour saluer la libération. Je propose de lui adresser nos remerciements en traduisant même les sentiments de nos ancêtres.


Par la suite, il a baptisé sous le nom de cité Kim Il Sung la cité la plus belle de la ville de Maputo.


Le président du Zimbabwe, Robert G. Mugabe, a pu lui aussi saisir le principe de la lutte révolutionnaire grâce au Président Kim Il Sung.


En mai 1978, il est venu en visite pour la première fois en Corée. Lors de son entretien avec lui, le Président Kim Il Sung l’a éclairé sur les moyens à mettre en œuvre par le peuple zimbabwéen pour hâter la victoire finale de sa lutte révolutionnaire.


Nous vous aiderons, a-t-il déclaré notre grand Leader, jusqu’à la victoire de votre lutte armée. Mugabe en fut touché jusqu’aux larmes.


Le président Kim Il Sung lui a alors donné l’accolade et lui a offert une montre-bracelet portant son propre nom, un pistolet ainsi que de l’étoffe de qualité pour qu’il puisse mettre un vêtement digne de l’homme politique, et non un uniforme, le jour de l’indépendance où il se présenterait devant le peuple.


Après l’indépendance du pays, Robert G. Mugabe a visité de nouveau Pyongyang à l’occasion du VIe congrès du Parti du travail de Corée. Le Président Kim Il Sung lui a alors promis de l’aider dans la création de son armée à même de garantir la solidité de son pouvoir. Puis, il a, à cette fin, envoyé une délégation au Zimbabwe. Ainsi, Mugabe a pu, en peu de temps, disposer d’une armée fidèle à son parti et à son peuple. C’était une deuxième révolution victorieuse dans son pays, comme il l’a avoué d’une voix émue.


De la fin des années 1960 au début des années 1970, le Président Kim Il Sung a accordé une énorme aide gratuite au peuple angolais qui luttait pour secouer le joug colonial, notamment armes, matériel militaire, voir devises fortes. En outre, il lui a offert de l’aide pour la formation de combattants de la libération nationale de l’Angola. De même, pendant la guerre intestine qui a suivi l’indépendance de l’Angola, il a fourni quantité d’armes à son gouvernement et apporté une contribution de poids au renforcement et à la victoire de son armée.


Chaque fois que l’Egypte passait de dures épreuves, notre grand Leader lui a apporté de très puissants soutien et encouragement, notamment l’envoi de pilotes coréens en octobre 1973 lors de la guerre du Moyen-Orient.


Il s’est intéressé aussi à la lutte de libération nationale des peuples de l’Ouganda, situé à l’Est du continent africain, et de la Namibie, pays côtier de l’Atlantique. Aussi l’expression «Il faut absolument voir le camarade Kim Il Sung, si l’on veut faire la révolution» est-elle devenue un vocabulaire commun en Afrique.


Dans ce continent qui gémissait sous l’oppression des impérialistes, les flammes du mouvement pour la libération nationale se sont répandues comme une traînée de poudre, et les chaînes de fer de l’esclavage y ayant été rompues, des coups de marteaux énergiques pour la création d’une vie nouvelle ont retenti fort, donnant froid dans le dos des puissances.


Le grand Leader n’a pas épargné son aide matériel et moral à la lutte des pays africains pour édifier une nouvelle société.


Il a souvent indiqué à nos cadres : Nous devons, même si nous avons à nous serrer la ceinture, aider sincèrement les peuples africains afin qu’ils obtiennent des impérialistes une complète indépendance politique et économique et se développent par leurs propres efforts.


Au milieu des années 1970, le président Gnassingbe Eyadema de la République du Togo a visité notre pays sur invitation du grand Leader à la tête d’une importante délégation.


Lors de son entretien avec celui-ci, il lui a dit : «Son excellence monsieur le Président, je voudrais savoir les expériences précieuses accumulées par le peuple coréen sous votre direction».


En répondant généreusement à sa demande, le Président Kim Il Sung lui a expliqué des expériences de la lutte du peuple coréen, surtout la fabrication à mains vides du tracteur dans l’après-guerre et l’établissement à la lumière des idées d’un Etat industriel socialiste politiquement et économiquement indépendant et capable de se défendre.


On ne peut ni repousser la pression économique des impérialistes, a-t-il insisté, ni défendre la souveraineté politique à moins d’édifier une économie indépendante fondée sur ses ressources, ses techniques et ses cadres nationaux ; l’indépendance économique constitue la base de l’indépendance politique ; je me félicite de la nationalisation par le peuple togolais des ressources naturelles.


Ayant appris que son pays souffrait du manque de cadres nationaux, il y a envoyé des cadres coréen du secteur concerné pour donner une aide technique aux travaux d’irrigation et construire une école du parti.


Ainsi, à Lomé, capitale du Togo, a été établie l’école supérieure du Rassemblement du peuple d’une superficie bâtie totale de 15 000 m2 pour former un grand nombre de cadres compétents capables de diriger l’édification d’une société nouvelle.


Lors de sa visite dans notre pays en mars 1981, Julius K. Nyerere, Président de la République unie de Tanzanie, a demandé une aide de la RPDC dans la solution du problème de l’agriculture de son pays. Voyant qu’il se préoccupait le plus du problème de la pompe, notre grand Leader a fait lui montrer une usine de pompes. Puis, au cours de sa visite à l’usine, il lui a expliqué comment on avait construit et développé cette usine et lui a promis d’aider la Tanzanie à construire une telle usine.


Ce jour-là, un membre de la délégation tanzanienne a dit : «D’autres pays ne penseraient qu’à gagner de l’argent par la vente de pompes, mais le Président Kim Il Sung a parcouru une longue distance pour nous montrer cette usine de pompes. Il nous a ainsi encouragé grandement à faire preuve de la confiance en nous-mêmes. Peut-il y avoir une aide plus efficace ? L’expérience de la RPDC en matière de confiance en soi est vraiment une véritable aide dont nous avons besoin».


L’ex-président de la République de Madagascar a affirmé : «Chaque fois que nous souffrons de la disette de vivres, des étrangers nous donnent un peu de poissons qu’ils ont attrapés. Cela veut dire qu’à l’avenir aussi, nous devrons compter sur eux. Mais le grand Président Kim Il Sung, mon frère, nous a appris la façon de prendre des poissons pour que nous puissions le faire en cas de besoin».


Le président Kim Il Sung a veillé à aménager en Tanzanie et en Guinée des centres de recherche en agronomie et a envoyé des agronomes et agrotechniciens coréens à des pays d’Afrique pour leur donner une assistance technique. Aussi, le Président guinéen a fait baptiser un centre de recherche en agronomie fondé dans son pays en janvier 1982 centre de recherche en agronomie Kim Il Sung


Grâce la grande sollicitude du grand Leader, ont vu le jour la briqueterie d’Arusha et un stade en Tanzanie, une imprimerie au Bénin, la centrale hydroélectrique de Dembe d’Ethiopie, le Palais national de Guinée, le centre de recherche en agronomie Chollima de Tanzanie, des canaux d’irrigation en Tanzanie, en Ethiopie, au Mozambique et au Rwanda, la ferme expérimentale Juche du Ghana, la ferme expérimentale d’amitié Zambie-Corée de Chanana, le siège du gouvernement du Lesotho, le Palais parlementaire de la République centrafricaine, le théâtre en plein air et le monument au flambeau de la révolution à Ouagadougou du Burkina Faso, une maison de la culture au Bénin, le stade de solidarité à Victoria, capitale des Seychelles, etc.


Le président Kim Il Sung reste gravé dans le cœur des peuples africains comme grand bienfaiteur, ami véritable et maître affectueux.


Chaque fois qu’il a rencontré des difficultés à l’époque de la lutte pour l’indépendance du pays, l’ancien président namibien Sam Nujoma a visité notre pays pour recevoir des conseils précieux du Président Kim Il Sung. Après l’indépendance de son pays, il a visité de nouveau notre pays en septembre 1992 à la tête d’une délégation de haut rang pour lui présenter les remerciements et salutations chaleureux au nom de son peuple.


De son côté, le président ougandais Yoweri Kaguta Museveni a reçu à Pyongyang à maintes reprises des conseils éclairés de notre grand Leader en matière d’indépendance nationale et d’édification d’une société nouvelle. Celui-ci a résolu tous les problèmes posés par lui. Dans les années 1980, il a fourni une assistance matérielle et morale à la lutte du peuple ougandais pour la paix et la sécurité du pays et l’édification d’une société nouvelle, entre autres des équipements militaires importants.


Aussi, à l’occasion du 10e anniversaire du décès du Président Kim Il Sung, Museveni a-t-il déposé une corbeille de fleurs devant le portrait de celui-ci dans l’ambassade coréenne à Kampala, avant de dire que qu’il avait donné une aide matérielle et morale à la lutte pour la libération nationale de l’Afrique en général, à l’indépendance et au développement de l’Ouganda en particulier, et que le peuple ougandais ne l’oublierait pas pour toujours.


Les partis politiques, organisations, organismes et personnalités renommées de la Guinée, du Mali, du Zimbabwe, du Burkina Faso, du Nigeria et d’autres pays ont fixé le portrait du Président Kim Il Sung aux murs de leurs bureaux, salles de réunion et de cours, bibliothèques et chambres pour lui exprimer leurs remerciements chaleureux.


Le 15 avril 1995 s’est tenue solennellement au Nigeria la cérémonie de remise du premier titre de patriarche du Soleil au président Kim Il Sung. Le roi de la communauté d’Umozi a transmis à un cadre coréen le certificat, l’habit, le collier, le bracelet, le bâton de commandement, le bonnet et le trône du patriarche du Soleil, et dit : «Le grand homme est éternel avec sa grande pensée. Notre communauté jure solennellement, sur la terre de nos ancêtres en bordure du fleuve Niger, de tenir de génération en génération Son Excellence le président Kim Il Sung en haute estime comme Soleil».


Le lendemain a été constituée l’Association nigériane du Soleil en reflétant le désir du peuple nigérian d’honorer le grand Leader comme Soleil éternel.


Des comités de rétrospection du Président Kim Il Sung ont été créés au Ghana, en Angola, au Togo, au Zimbabwe, en Zambie, au Congo démocratique, en Guinée, en Guinée équatoriale et dans d’autres pays africains.


Les chefs d’Etat de nombreux pays africains, dont Obiang Nguema Mbasogo, président équato-guinéen, Lansana Conté, ancien président guinéen, et Alpha Oumar Konaré, ex-président malien et ex-président du Comité de l’Union africaine, et d’autres chefs d’Etat et des personnalités célèbres africains ont dit que les peuples africains prenaient pour l’obligation morale et l’honneur de transmettre de génération en génération les exploits du Président Kim Il Sung qui, doué de nobles vertus et de l’obligation internationaliste, avait apporté une contribution inappréciable à l’œuvre d’émancipation du monde.


Le séminaire d’Internet régional sur le grand Président Kim Il Sung et le développement indépendant de l’Afrique tenu le 8 juillet 2014 a indiqué que les dirigeants des pays africains attachés à la prospérité nationale et au développement indépendant devaient prendre exemple sur le Président Kim Il Sung, Soleil du 20e siècle, et vaincre les difficultés et obstacles rencontrés à la lumière de la pensée Juche.


Nous n’avons présenté qu’une partie des réalisations du Président Kim Il Sung, grand Soleil, qui se donnait corps et âme à l’accomplissement de l’œuvre de libération nationale anti-impérialiste de l’humanité progressiste.


Notre Parti et le gouvernement de notre République élargiront et développeront invariablement les relations d’amitié et de coopération avec les pays africains conformément aux recommandations du Président Kim Il Sung et du Dirigeant Kim Jong Il.


Les peuples africains n’oublieront jamais les exploits inoubliables accomplis par le Président Kim Il Sung pour leur libération nationale et leur édification d’une société nouvelle.


AGP/21/04/017 Amba-Corée/AGP

 
«En Angola, la vérité est que ce sont nos compatriotes eux-mêmes qui s’entretuent», a affirmé le consul de Guinée dans ce pays/ Propos recueillis par Fodé Sita Camara

Conakry, 26 oct (AGP)- En séjour récemment à Conakry, la Rédaction de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP) a rencontré le consul de la République de Guinée en Angola, Lasso Kourouma, qui lui a accordé un entretien pour parler de plusieurs sujets liés à la vie des guinéens en Angola.

A l’occasion, le consul a révélé : «Pour le cas de l’Angola, la vérité est que ce sont nos compatriotes eux-mêmes qui s’entretuent. Il y a la haute trahison dans l’exercice de leur commerce».

Nous vous proposons le contenu de cet entretien :

AGP : Les nombreux guinéens vivant sur le sol angolais sont confrontés à d’énormes difficultés liées à leur acceptation par les autorités de ce pays. Votre lecture de la chose !

Lasso Kourouma : Nous sommes confrontés à des difficultés énormes qui sont d’ordre financier. C’est-à-dire, les guinéens sont partis en Angola à la recherche d’un bonheur, sachant que ce pays regorge d’énormes richesses. Mais le plus fondamental est que les 90% des guinéens vont en Angola clandestinement. Je dirai que le flux migratoire clandestin de nos compatriotes est trop élevé et les tranches d’âge sont entre 15 et 21ans. Je dirai que c’est une perte pour la Guinée au niveau de ses ressources humaines, parce que la jeunesse est une partie essentielle de la vie d’une nation, et quand cette jeunesse sort, c’est toute l’autorité qui est concernée.

Donc, l’Etat doit prendre ses précautions, ainsi que les familles et la Société civile qui doivent jouer un rôle important. La sensibilisation doit se faire à tous les niveaux.

Ils abandonnent leurs métiers, leurs études pour aller vivre clandestinement ailleurs. Chacun court après l’argent qui devient pour lui, un petit Dieu.

AGP : Les tueries, les emprisonnements, les tortures seraient, entre autres, des maux dont souffrent vos compatriotes guinéens. Qu’en dites-vous ?

Lasso Kourouma : En Angola, il y a beaucoup de mimétismes dans les déclarations de nos compatriotes guinéens. Sachez que ce n’est pas les guinéens seulement qui vivent en Angola et donc, le problème est universel. Partout où il y a l’économie, c’est là où il y a les difficultés migratoires.

Mais pour le cas de l’Angola, la vérité est que ce sont nos compatriotes eux-mêmes qui s’entretuent. Il y a la haute trahison dans l’exercice de leur commerce. Quand il y a une affiliation entre deux personnes ou entre un groupe de personnes, et dès qu’il y a l’évolution dans leur commerce, les uns cherchent à éliminer les autres, selon les investigations de l’autorité angolaise. Nous-mêmes, nous sommes imprégnés et nous avons tous les éléments positifs. Nous avons même interpelé 07 ou 08 personnes. Parce qu’en 2012-2013 on a pris 18 guinéens aves des armes qui s’infiltraient dans les maisons de nos concitoyens et les tuaient.

De 2014 à 2016 là aussi, nous avons enregistré beaucoup de tueries. Mais quand nous portons plainte, il s’est avéré que c’est les guinéens qui s’entretuent. Nous avons pris 4 ou 5 personnes qui sont actuellement en cavale. Il y a un dernier élément qui a été révélé. Un certain Mamadou Damdako Diallo qui a failli tuer son propre cousin. Ils sont associés à la gestion de deux magasins. Comme son cousin a plus de chance que lui, donc il a tenté, à travers des bandits, d’éliminer son cousin.

Par rapport à ces cas de tueries, il faut savoir qu’il y a des tueries sur des réseaux sociaux, mais le fondamental n’est pas là. Généralement par rapport à la négation morale de certains de nos compatriotes, et par rapport à leur parti politique, on cherchait à salir l’image de l’Etat guinéen. Parce qu’ils savent qu’il y a une interconnexion, qu’il y a un fondamentalisme amical entre les Etats guinéens et angolais. Donc, il fallait salir à travers les réseaux sociaux. Ils prennent des images de Centrafrique et du Congo au moment où ces pays étaient en guerre, pour les coller sur internet, faisant croire que c’est des cas guinéens.

Donc avant de juger, il faut d’abord approcher les services migratoires se trouvant à l’Aéroport de Conakry-Gbessia, il y a aussi le Ministère des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger. Ce sont des points focaux pour se renseigner.

Pour votre information, toutes les Ambassades sont tenues de faire leurs rapports trimestriels. Dans ces rapports, vous trouverez ce que nous faisons et les réalités fondamentales.

AGP : L’Ambassade de Guinée en Angola est aujourd’hui mal critiquée par les guinéens résidents dans ce pays. Quelle est votre réaction ?

Lasso Kourouma : En Guinée, il y a plus de politiciens que de citoyens, d’où la floraison des partis politiques qui fait des guinéens mesquins. C’est en Angola que vous allez trouver un guinéen qui a tout un respect divin face à l’autorité angolaise. Il pense que son autorité en Angola ne représente qu’Alpha Condé. C’est ça la connotation qui est dans la tête du guinéen. Combien de guinéens ont la notion de s’enregistrer dans leur Ambassade, une fois dans un pays étranger ? Peut-être tu ne trouveras que 2 ou 3 sur 100.

AGP : Qu’est-ce que vous avez fait pour leur sensibilisation ?

Lasso Kourouma : Nous, nous avons fait la diplomatie de porte à porte quand Djigui est venu. Ce n’est pas pour jeter la fleur à mon ambassadeur parce que le premier qui était là-bas, n’était plus maintenant à la dimension de gérer, et vu son âge. Mais quand Djigui est venu, sa première démarche d’abord c’était de délocaliser l’Ambassade d’un quartier bidon pour la Forêt des Ambassades à Miramar. Un quartier chic, où toutes les Ambassades européennes et américaines se trouvent.

Entre-temps, il a exigé qu’on aille vers nos populations. Donc, on a fait un programme dont les archives existent encore. Alors, on a fait le porte à porte. C’est-à-dire, d’un quartier à un autre où les guinéens nous attendaient. On a sensibilisé et mis une équipe sur place pour l’enregistrement des guinéens en vue d’avoir un fichier adéquat. Donc cela a été fait, mais entre-temps, il y a eu des communications dans les oreilles soi-disant que «c’est un enregistrement à connotation politique».

Mais malgré tout, nous avons fait notre travail. On a fait près de deux mois d’opération où on a eu plus de vingt mille guinéens enregistrés. Mais après, on a constaté que certains éléments de la communauté avaient commencé à faire un autre enregistrement sans passer par l’Ambassade. Quand on a appris çà, on a écrit au représentant des différentes communautés, mais ils ont été rigides.

Donc, on était obligé de passer par la Police angolaise pour stopper cette opération illégale. On comprend, c’est l’ignorance qui fait ça. Mais nous ne cessons de sensibiliser partout, dans les mosquées et bien dans d’autres lieux de regroupement.

AGP : Pourquoi les guinéens aiment partir clandestinement en Angola ?

Lasso Kourouma : Bon ! Je vais vous dire qu’il y a l’ignorance d’abord, ensuite l’exploitation éhontée. Parce que le guinéen préfère l’intermédiaire que la voie officielle. Arrivés dans les pays étrangers, deux mois après, ils sont illégaux, parce qu’ils ont seulement quelques jours de visa d’entrée.

Sachez que les pays ne sont pas les mêmes. L’Angola était confronté à d’énormes problèmes avec de longues années de guerre armées (27 ans). Ils sont en train de faire leur Etat, et c’est un pays qui est tellement organisé qu’il faut d’abord le visa. Il y a des guinéens qui laissent leur Ambassade et passe par des intermédiaires qui leur font des faux visas en complicité avec certains services d’immigration angolais. Les gens préfèrent payer huit (8) mille dollars à des intermédiaires.

L’Etat est organisé, le pouvoir est accompagné par une autorité forte, qu’on le veuille ou pas. Alors, une Ambassade c’est le point focal des citoyens. Mais, ils ne viennent pas sauf quand ils ont besoin des cartes consulaires, c’est-à-dire l’établissement de certains documents ou soit, quand ils veulent voyager pour leur laisser passer.

AGP : Comment se porte la diplomatie Guinéo-angolaise ?

Lasso Kourouma : Celle-ci se porte bien, surtout que nous avons des amitiés séculaires. Depuis leur indépendance, la Guinée et l’Angola ont la main dans la main. Jusqu’à présent dans les rencontres entre les autorités, ça marche. Nous savons ce que l’Angola a fait pour l’Etat guinéen et nous, nous le savons. L’Angola sert beaucoup pour la Guinée et vice-versa.

AGP : Merci de nous avoir accordé cet entretien

Lasso Kourouma : C’est moi qui vous remercie !

AGP/26/10/016 FSC/ST

 
«En Guinée, le PREMA est en marche», affirme le ministre de la Fonction Publique, Sékou Kourouma

Par Fodé Sita Camara


Conakry, 13 juil (AGP)- L’Agence Guinéenne de Presse (AGP) a rencontré récemment le ministre de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration (FP-REMA), Sékou Kourouma, pour un entretien sur les réalités et les perspectives de son département ministériel.


Les ambitions dudit ministère et les questions liées à l’assainissement du fichier de la Fonction publique, au recrutement, ainsi que les ambitions pour la redynamisation de l’Etat et la modernisation des services publics, ont été entre autres, les sujets épluchés au cours de cette rencontre avec le ministre Sékou Kourouma (SK).


Nous vous proposons l’intégralité de cet entretien :


AGP : A quel niveau se trouve aujourd’hui la REMA guinéenne ?


SK : En Guinée, le programme de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration (REMA) qui est l’outil de transformation du secteur public est en marche.


L’objectif de la réforme, c’est d’améliorer la gouvernance administrative de notre pays. Et pour ce fait, depuis que nous étions Haut-commissariat, le gouvernement a adopté un outil qui est devenu un document de référence pour les réformes amenées dans le pays, c’est-à-dire le Programme de Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration (PREMA). Alors, petit à petit le Programme fait son petit bonhomme de chemin. Nous avons le soutien des partenaires techniques et financiers qui nous accompagnent dans la mise en œuvre des composantes du PREMA.


Je veux parler du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), qui dès le départ, nous a accompagné dans la conception, l’élaboration et la mise en place stratégique des réformes et du Programme de Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration (PREMA). Nous avons également le soutien de la Banque Mondiale (BM), qui nous a appuyé et même aidé à mettre en place, un plan de réforme, tout en le finançant. Mais également, nous avons l’Union Européenne (UE) qui intervient, mais dans le domaine de la déconcentration et de la décentralisation. Donc, ce qui veut dire que beaucoup d’activités sont menées de façon concomitante au niveau des différentes structures du département.


AGP : Monsieur le ministre, après le recensement biométrique et le pointage électronique des fonctionnaires de l’Etat, quels sont les résultats obtenus ?


SK : C’est l’une des premières opérations phares du PREMA, parce qu’il fallait absolument assainir le fichier de la fonction publique. Puisque la fonction publique était devenue la vache à lait. Avec des pratiques mafieuses et la manipulation du fichier, il fallait procéder impérativement à l’opération d’assainissement.


Alors, nous avons eu le soutien de la BM pour lancer cette opération de recensement biométrique de tous les fonctionnaires. Ce qui est clair, quand nous avons commencé ce travail dans ses différentes phases jusqu’au niveau du contrôle permanent et le revirement des salaires, on avait plus de dix mille (10.000) fictifs qu’on a identifié et dégagé des fichiers. Ce qui fait une bagatelle de près de 100 milliards de nos francs, que l’Etat perdait chaque année. Sur ce, nous avons réussi à faire économiser par le Trésor public.


Mais pour consolider les résultats du recensement biométrique, nous avons dû organiser, à partir de décembre, janvier jusqu’en mars, une puissante opération de contrôle permanent des fonctionnaires à leurs postes de travail.


Nous avons recruté près de 1000 jeunes diplômés sans emploi, que nous avons formés et envoyés dans les différents services publics avec les pointeuses électroniques que la BM nous a donné. Aujourd’hui, nous avons les résultats de ces contrôles permanents. Alors, ça nous a donné près de 2403 agents fictifs. Je dis fictifs parce que c’était des décédés.


Trois mois juste après le recensement biométrique, on a eu le nombre de décédés, 1358, dont les salaires tombaient. Mais, maintenant ça ne vient plus. Ensuite, des gens qui travaillaient dans le privé ou d’autres qui étaient à l’étranger et qui sont venus uniquement pour se faire recenser et repartir. Alors là aussi, on a identifié 1034 personnes.


Au niveau des enseignants contractuels, on a eu onze (11) cas de substitution. Donc, comme je le disais, le contrôle permanent nous a donné près de 2403 fonctionnaires fictifs qui ne devaient plus émarger. Aujourd’hui, cet effectif là est dégagé du fichier de la fonction publique. Cela vient s’ajouter aux résultats de recensement biométrique. Ce qui va nous amener jusqu’à 11.000 agents fictifs, sinon plus.


AGP : Excellent travail ! Monsieur le ministre où sommes-nous aujourd’hui avec la question de recrutement en Guinée, sachant que le pays dispose d’un taux de chômage très élevé ?


SK : Il faut que les gens sachent que la fonction publique n’est pas un bassin d’emploi, ce n’est ni un secteur où on crée des emplois, mais plutôt c’est le secteur privé qui est porteur de croissance. La fonction publique c’est l’élite, c’est les cadres, c’est les agents qu’on recrute pour satisfaire les besoins des populations, pour défendre l’intérêt général. Et pour ce fait, les effectifs sont limités, les besoins des services en personnel sont limités. Donc, nous disons qu’il ne faut pas compter sur la fonction publique, elle ne crée pas d’emplois. Mais qu’à cela ne tienne, et malgré la situation difficile de 2011, c’est-à-dire après l’avènement du professeur Alpha Condé, jusqu’en 2014, la fonction publique a recruté 12.590 jeunes diplômés au compte de l’Enseignement Pré- universitaire, des Ministères de la Santé, de l’Environnement, et de la Sécurité. Donc 12.590 plus les 2000 agents qu’on va recruter pour la Santé, dont les résultats vont être publiés bientôt. Alors, ça va faire 14.000 en cinq (5) ans.


Pour cette année, en rapport avec le Ministère du Budget, qui nous a écrit tout dernièrement, compte tenu des prévisions budgétaires, il est prévu de recruter 3500 agents pour l’Enseignement Pré-universitaire, 500 jeunes diplômés pour l’Enseignement Technique et Professionnel et 392 professeurs au compte de l’Enseignement Supérieur, plus de 1000 agents pour le compte des Eaux et Forêts et un peu moins de 1000 pour la Police. Donc, malgré la conjoncture, voilà encore des statistiques en faveur des jeunes.


AGP : Votre mot de la fin !


SK : Je dirai que les réformes sont difficiles, mais elles amènent le changement, le changement de comportement, de mentalité, de méthode de travail. Puisque tout le monde ne comprend pas les choses de la même façon et en même temps, et puisque la réforme aussi vient à l’encontre de certains intérêts induits, alors il faut savoir qu’il y a beaucoup de difficultés à amener les reformes. Mais, avec de la patience, avec l’appui de la plus haute autorité, qu’est Monsieur le président de la République, Pr Alpha Condé, et le soutien du premier ministre, Mamady Youla, mais aussi de tout le gouvernement, parce que la réforme c’est un mouvement d’ensemble.


Alors, nous pensons que nous mènerons à bout ce PREMA, parce que c’est le levier de l’émergence de la Guinée nouvelle que nous voulons bâtir. Nous voulons bâtir une nouvelle Administration. Quel est le profil de cette administration ? Nous voulons une administration qui maîtrise à la fois, les effectifs et la masse salariale. Nous voulons bâtir une administration qui a un cadre juridique et rénové, ouvert sur son environnement et applicable en tout temps et en toute circonstance. Mais nous voulons une administration qui est gérée et animée par des cadres, des agents compétents, performants, motivés. Mais également, nous voulons une administration qui dispose d’un personnel pétri d valeurs éthiques, déontologiques et des valeurs professionnelles. Enfin, nous voulons une administration qui livre aux usagers et aux entreprises du secteur privé, un service de qualité. Voilà un peu le portrait robot de la Nouvelle Administration que nous voulons bâtir sous la houlette du président Alpha Condé.


AGP : Monsieur le ministre, merci de nous avoir accordé cet entretien


SK : C’est moi qui vous remercie !


AGP/13/07/016 FSC/ST

 
«Entre Cuba et la Guinée, il y a une relation très spéciale», dixit l’ambassadeur Roberto Rodriguez Peña/ Propos recueillis par Fodé Sita Camara

Conakry, 28 nov (AGP)- De 2015 à 2016, cela fait exactement un (1) an que M. Roberto Rodriguez Peña est accrédité en République de Guinée comme ambassadeur de la République de Cuba. Nous l’avons rencontré la semaine dernière à son bureau, afin d’expliquer le renforcement de la coopération bilatérale entre son pays et la Guinée. Nous vous invitons à lire l’intégralité de notre entretien.


AGP : Monsieur l’ambassadeur de la République de Cuba, parlez-nous succinctement de votre parcours diplomatique ?


Roberto Rodriguez Peña : D’abord, je suis arrivé en Guinée le 23 novembre 2015. Avant la Guinée, j’ai travaillé dans de nombreux pays africains, dont le Soudan, le Niger et autres…


J’ai été fonctionnaire diplomatique dans les pays du Moyen-Orient, tels que le Yémen, l’Algérie, ensuite la Tunisie.


Mon passage en tant que diplomate en Moyen-Orient et en Afrique a été une expérience très bonne. Surtout en Afrique où je me suis fait beaucoup de relations.


Laissez-moi vous dire que beaucoup de choses que le Cuba a eu à faire, ont été aussi occasionnées par les africains. Comme vous connaissez l’histoire, ces africains ont été amenés à Cuba en tant qu’esclaves. Et ils ont été les premiers à lutter pour l’Indépendance cubaine. Jusqu’au jour d’aujourd’hui, les africains représentent une main forte pour les cubains, pour le maintien, la souveraineté et l’indépendance de ce pays.


Nous sommes très contents et très reconnaissants envers l’Afrique. Nous avons une grande dette envers l’Afrique pour tout le soutien qu’elle a eu à faire dans l’histoire de cuba.


AGP : Avant d’entamer les questions d’ordre diplomatique, pouvez-vous nous dire ce qui vous a beaucoup marqué depuis votre arrivée en Guinée ?


Roberto Rodriguez Peña : Avant de parler de ce sujet, il faut reconnaitre qu’entre la République de Cuba et la Guinée, il y a une relation très spéciale. Feu président Fidel Castro a visité la Guinée en 1962, 1973 et 1975. Mais, le premier à avoir visité ce pays était Ernesto Che Guevara en 1965. Donc, c’est un fait très important.


Depuis lors, il y a eu trois visites des ministres cubains des Affaires Etrangères. Ensuite, il y a eu plus de huit (08) visites des vice-ministres, dont le premier ministre cubain. A cela s’ajoutent plusieurs autres visites.


Ce qui s’est passé dans le sens inverse, on peut dire, qu’il y a eu beaucoup de hautes personnalités guinéennes qui ont visité le Cuba, notamment feus présidents Ahmed Sékou Touré et Lansana Conté. Je suis sûr aussi que le président Alpha Condé visitera le Cuba.


Il y a eu 13 ambassadeurs cubains qui ont servi en Guinée. Le premier à y être accrédité, c’était en 1961. Parce que réellement, la Guinée a été le 2e pays africain, après le triomphe de la Révolution, à avoir des relations diplomatiques avec le Cuba. Donc, cela a été un fait historique qui a beaucoup marqué dans les relations diplomatiques entre les deux pays.


Dans ce contexte, pour moi en tant qu’ambassadeur, il y a deux choses qui m’ont impressionné depuis mon arrivée en Guinée. Il y a l’amitié et il y a la solidarité. Entre la Guinée et le Cuba, c’est le résumé d’une relation entre deux peuples. Une relation profonde, excellente, qui s’exprime de manière naturelle. Non seulement, cela exprime la bonne relation entre les deux gouvernements, mais aussi entre les deux peuples. Et quand on arrive dans un pays, ce qu’on apprécie beaucoup plus, c’est la manière de te recevoir, c’est l’hospitalité qui se présente à vous. Cette impression est très bonne ici en Guinée.


AGP : Parlez-nous des avantages que tirent ces deux pays à travers leur relation bilatérale


Roberto Rodriguez Peña : Bien sûr, il y a des intérêts entre les deux pays. Il y a eu une très longue histoire de coopération entre la Guinée et le Cuba. Ces deux pays ont établi des relations diplomatiques depuis 1960.


Le 15 octobre 1960, il y a eu le début de la coopération entre les deux pays. Déjà en 1967, les premiers médecins cubains sont venus coopérer en Guinée. Il y a eu des ingénieurs aussi qui sont venus dans le cadre de la construction.


En 1979, il a été signé un Accord de formation technique et scientifique entre les deux pays. La Guinée a donné aussi 1200 tonnes de poissons de façon périodique, c’est-à-dire chaque année, de 1964 jusqu’en 1981. Donc, c’est un fait très important.


La Guinée aussi a offert à Cuba en 1993, 28.000 dollars et 2000 plantes de palmiers à huile.


En 1999, il y a eu une collaboration aussi dans le cadre de la pêche. En 2004, il a été signé un accord de coopération dans le cadre des arts. En Janvier 2005, il y a eu une brigade culturelle qui est venue travailler en Guinée. Aussi, il a été signé un accord de coopération avec le Ministère de la Santé et justement, à cause de cet accord, il y a encore des Médecins cubains qui travaillent en Guinée.


Vous devez savoir aussi que quand il y a eu cette épidémie de virus Ebola, Cuba était le 1er pays à être disponible pour venir en aide. Jusqu’en 2011 dans ce pays, il y a eu des prestations de services de 1790 collaborateurs cubains qui travaillaient dans l’aspect de la construction, de l’éducation, du sport et de l’agriculture. C’est dans ce cadre que Cuba a formé 315 cadres guinéens. De 1961 à 2011, ont été diplômés à Cuba, 766 cadres guinéens. Tout cela traduit le niveau de la coopération entre les deux pays.


Il est nécessaire de maintenir cette relation. Mais c’est vrai que Cuba, pour le problème de blocus de la chute du camp socialiste, dû à la situation de la crise mondiale, Cuba était obligé d’apporter des modifications de certains changements dans le cadre de la coopération Internationale. Mais il reste évident de toujours coopérer.


Cuba offre aussi des services médicaux, des services académiques et de l’assistance technique. Ils sont à travers le monde, plus de 25000 médecins cubains qui font le service. En Afrique, il y a plus de 3000 médecins. Bien sûr, il y a cette possibilité de coopération et Cuba réclame que les pays qui reçoivent ses services aident aussi à payer certains coûts liés à cela.


Du point de vue académique, les gens peuvent étudier durant toute leur carrière. Mais il se trouve que ces carrières sont payantes. Ce sont des carrières qui ne sont pas aussi chères. C’est un type de coopération qui s’offre. Et à Cuba, tous les services sont garantis à cet effet.


AGP : Récemment, le ministre cubain des Affaires Etrangères était en Guinée. Dites-nous ce qui a filtré de sa visite ?


Roberto Rodriguez Peña : Il y a juste un mois, le ministre cubain des Affaires Etrangères était en Guinée et a signé un accord avec la ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger, Makalé Camara. Cet accord sert à mettre en œuvre une coopération bilatérale entre les deux pays dans différents cadres, notamment dans celui de l’agriculture, de l’éducation supérieure et d’autres.


Je pense que c’est bien possible de renforcer cette relation en espérant qu’elle sera bénéfique pour les deux pays. J’espère qu’il y a cette possibilité et que cette possibilité augmente et continue à se développer.


AGP : Y-a-t-il des perspectives pour le renforcement de cette coopération ?


Roberto Rodriguez Peña : C’est possible qu’il y ait des perspectives. Par exemple, on peut rehausser le niveau de la coopération médicale. Parce que ce qui devrait se payer pour essayer de couvrir les coûts de la coopération dans ce cadre n’est pas aussi cher. Ça été fait pour pouvoir permettre aux africains de pouvoir bénéficier des coopérations médicales. Cela y va dans le cadre de l’éducation supérieure. Il peut avoir des professeurs cubains qui pourront donner des cours dans les Universités, dans les Facultés de Médecine. Dans un futur proche, il se pourrait qu’il ait des spécialités en médecine. Parce qu’il y a très peu de spécialité en médecine. Donc, tout cela est possible et la Guinée peut aussi envoyer la quantité d’étudiants qu’elle souhaite.


Non seulement cela est possible entre les deux gouvernements, mais aussi, c’est bien possible pour une personne qui veut se rendre à Cuba pour des études. Ainsi, il y a aussi des gens qui ont des ressources financières et qui voudraient envoyer leurs enfants. Tout cela est possible. Donc, je crois qu’il y a beaucoup de perspectives.


Il y a aussi d’autres sphères. Il peut avoir des coopérations par exemple dans le cadre de l’agriculture, l’élevage. Parce que Cuba est très développé dans ce cadre-là et dans la science aussi. Cuba dispose beaucoup de laboratoires. Parce qu’il y a de grands chercheurs qui ont pu permettre à Cuba d’avancer dans le cadre scientifique. Ils ont même découvert un nouveau médicament qui aide à rendre meilleur la santé des personnes et dans le cadre de l’élevage.


Dans l’agriculture, il y a un processus qui aide à avoir des plantes qui puissent résister aux intempéries. C’est pour dire qu’il y a des produits à Cuba qui permettent aux plantes de résister à l’attaque des insectes.


La Guinée est un pays qui a beaucoup de terres fertiles. Donc, on peut faire des cultures avec l’application de la nouvelle technologie. C’est un pays riche, mais pas seulement sur les minérales. Le climat est très intéressant, avec plusieurs cours d’eaux. Donc l’agriculture est très favorable en Guinée. Dans les perspectives, on pourra travailler dans ce sens pour essayer de développer l’agriculture.


AGP : Votre mot de fin !


Roberto Rodriguez Peña : J’espère, en tant qu’ambassadeur, contribuer au renforcement des relations politiques et de coopération entre les deux pays. Je voudrai aussi adresser mes remerciements au peuple guinéen et à son gouvernement pour son appui de solidarité avec le peuple cubain. Je souhaite au peuple guinéen beaucoup de prospérité, de succès pour l’année qui s’approche et que la Guinée puisse avancer beaucoup plus par rapport à la vie économique et sociale du pays. Merci !


AGP/28/11/016 FSC/KS/ST

 
«Il n’y aurait pas d’élection présidentielle en 2020 !», une prévoyance de Bafodé Cissé

Conakry, 14 fév (AGP)- Il voit tout, il entend tout et il en dit beaucoup pour le bien-être des guinéens. Cette annonce qui surprend plus d’une personne est de lui. Pas contre Paul ou Pierre, mais juste pour avertir les uns et les autres de ce qui va se réaliser dans un futur proche ou lointain. Il s’agit de M. Bafodé Cissé se disant prévoyant.


C’est peut être trop tôt, voire même inimaginable de dire, juste après un an de la deuxième mandature du Pr Alpha Condé, qu’il n’y aurait pas d’élection présidentielle en 2020. Mais pourtant, le prévoyant Bafodé Cissé l’a dit de vive voix, vendredi, 10 février 2017, au cours d’un entretien qu’il accordé à l’AGP.


Si les gens parlent d’un éventuel troisième mandat, Bafodé Cissé, quand à lui, il dit : «Je ne vois pas du tout dans mes prévisions l’élection présidentielle se tenir en 2020, mais trois ans plus tard, soit en décembre 2023».


Le sieur Bafodé Cissé a indiqué sans détour, que «2020 trouvera la Guinée dans un climat politique avec assez de complications, et tous les acteurs politiques seront dans un jeu où personne ne saura ce qu’il faut faire exactement».


M. Cissé se montre précis à cet effet : «Je parle en tant que prévoyant et non en tant qu’homme politique ou encore partisan d’un quelconque leader. Je comprends bien le sens de ce que je dis et ce sont des réalités qu’on ne peut pas contester. Par rapport à mes révélations, je parle des événements qui pourront se produire, s’il n’y a pas de précautions».


Y a-t-il risque de transfert du pouvoir à l’Armée ou pas ?


Bafodé Cissé : Je ne parle pas de coup d’Etat, mais des problèmes qui pourraient surgir dans le milieu politique guinéen. Il s’agit bien entendu des problèmes de contradictions majeures qui ne vont pas permettre aux guinéens d’aller aux élections à la date indiquée».


A noter, que le prévoyant Bafodé Cissé, diplômé de son état, est guinéen d’origine. Il est fils de feu Mohamed Lamine Cissé, grand Imam et saint Waliou de Koundara décédé à l’âge de 115 ans.


Selon lui, il a eu ce don après ses études universitaires à un moment où il ne s’attendait pas à l’acquisition du pouvoir de prévoyance.


Il est actuellement installé à Conakry, précisément au quartier Wanindara non loin des rails. L’homme est consulté chaque jour que Dieu fait par de nombreuses personnes qui ressortent satisfaites, selon, en tout cas, la plupart d’entre elles.


Son ombre de prévoyant ne plane pas que sur la Guinée et ses habitants. Il parle aussi de la sous-région oust africaine, de l’Afrique toute entière et même du monde avec des événements qui ont fini par lui donner raison.


AGP/14/02/017 CM/IC/AND/ST

 
«Je ne tolérerai aucune violation de la loi dans la Région», a averti le gouverneur de Kankan/ Réalisée par Oumar Sylla

Conakry, 28 déc (AGP)- Le gouverneur de la Région Administrative (RA) de Kankan, Général Mohamed Garhé dit avoir regretté l'exacerbation de la violence en Haute Guinée, et promet de faire respecter la loi dans la région, rapporte l’AGP.


Après près d'un mois de sa prise de fonctions comme gouverneur de la RA de Kankan, le Général de la Police, Mohamed Garhé sort de son silence. Il a reçu la Rédaction de l’AGP à sa Résidence de Kankan, à laquelle il a accorde une interview. «Je regrette l’exacerbation de la violation dans cette région de Kankan», a-t-il fait savoir.


AGP : Bonjour Général Garhé, le président de la République vous a renouvelé sa confiance en vous nommant gouverneur de la Région de Kankan, une région très agitée, où les violences font rages. En tant que Général de force de sécurité, comptez-vous maitriser la situation ?



Général Mohamed Garhé : Je remercie le président de la République pour m'avoir renouvelé sa confiance. J'ai été nommé le 25 novembre 2016, et le 1er décembre, j'ai pris fonctions ici à Kankan. Je viens donc de terminer une tournée dans les différentes préfectures de la RA de Kankan.


C'était d'abord faire l'état des lieux sur l'avancement des travaux d’infrastructures liées à la fête anniversaire de l'Indépendance nationale. Ce constat n'est élogieux. Il faut le connaître. Parce qu’à certains endroits, très malheureusement, des entrepreneurs jusqu'à maintenant n'ont pas terminé le travail qui leur a été confié. Ils ont été sommés d'achever les travaux avant la fin de l'année.


Aujourd'hui au niveau de chaque préfecture, il y a une commission préfectorale qui veille sur l'état d'avancement de ces travaux, et un bulletin quotidien est fourni à cet effet.


Sur le plan politique, dans la région de Kankan, tous les partis politiques évoluent normalement. Il n'y a pas d'animosité entre les partis sur le terrain. Tout se passe bien du point de vue relations parti-parti et relations parti-population. A ce niveau, c'est un réconfort.


La seule chose qu'il faut regretter, c'est l'exacerbation de la violation en Haute Guinée. Vous l'avez constaté ces derniers temps au niveau de Kouroussa, certaines populations sont parties en violences, envahir les périmètres d'une société d'exploitation d'or, empêchant celle-ci de travailler. A Kankan, deux villages se sont attaqués, plus de cent cases brûlées. Et toujours dans Kankan à Djélibakoro, deux villages se sont également attaqués à cause d'un domaine cultivable. A Siguiri, deux personnes ont été brûlées vif. Et tout récemment, il y a eu une grève dans la même préfecture, à Bouré, où la population demandait le départ du directeur général de la SAG.


Nous ferons en sorte que, pendant l’exercice de nos pouvoirs à Kankan, la loi soit respectée. Quiconque essayera de violer la loi, s’exposera à la rigueur de la loi.



AGP : Etant une personne de la sécurité, quelles sont les réelles causes de ces violences en Haute Guinée ?



Général Mohamed Garhé : La Haute Guinée est une région aurifère qui a aujourd’hui une démographie importante, avec des citoyens de plusieurs nationalités, venus à la recherche de l’or. Cette affluence de la population amène de nombreux comportements et le gain facile qui font aujourd’hui accroitre le taux de criminalité dans la région de Kankan. La seule ville de Siguiri a aujourd’hui, plus d’un million de personnes. Tout ça amène des problèmes d’insécurité dans la ville.


AGP : Avec tous ces problèmes que vous avez cités, quelles seront vos priorités ?



Général Mohamed Garhé : La priorité des priorités, c’est la recherche de la paix dans la région. Et je le réitère, aucune violence ne sera tolérée.


AGP : Merci Général


Général Mohamed Garhé : C’est moi qui vous remercie


AGP/28/12/016 OS/KS/ST

 
«J’apprécie le dynamisme, la diversité, le pluralisme de la presse guinéenne», dixit le patron de la presse togolaise en séjour à Conakry

Réalisée par Fodé Sita Camara


Conakry, 05 juil (AGP)- A peine réélu dans son pays, Jean Paul AGBOH, président du Conseil des Patrons de Presse du Togo (CPPT), est en séjour en République de Guinée depuis mercredi, 29 juin dernier.


Rencontré donc par un des reporters de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP), M. Agboh a brièvement expliqué les raisons de son arrivée en Guinée. Par la même occasion, il a donné son point de vue sur la presse guinéenne.


Nous vous proposons l’intégralité de cet entretien.


AGP : S’il vous plaît, veuillez-vous présenter à nos lecteurs


JP Agboh : Je suis Jean Paul Agboh, directeur de publication du bimensuel d’informations générales, «Focus infos». Egalement, je suis le président du Conseil des Patrons de Presse du Togo, qui est l’organisation patronale de la presse togolaise. Elle regroupe les patrons des médias de la presse écrite, en ligne, ainsi que des médias audiovisuels.


AGP : Quelles sont les raisons de votre séjour en Guinée ?


JP Agboh : Mon séjour en Guinée s’inscrit dans deux démarches. D’abord, il s’agit de rencontrer mes frères et amis guinéens en vue d’échanger avec eux, sur la situation de la presse ici, et partager également avec eux, leurs expériences au quotidien. Mais surtout, il s’agit de discuter avec eux, de la mise en place d’un réseau de journalistes sur la question de Sécurité Maritime, car pour votre information, le Togo organise le 15 octobre prochain, le «Sommet de l’Union Africaine (UA) sur la Sécurité Maritime», qui est une question importante surtout, pour les pays côtiers, dont la Guinée.


Lorsqu’on sait que 90% des échanges transitent par la mer et que la pêche par exemple, représente une part importante dans le PIB de ce produit, donc il s’agit pour les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Afrique, de réfléchir à cette problématique. De voir comment faire de la mer un levier de développement, et surtout de sécuriser finalement le trafique maritime, afin de permettre que l’économie marine soit au cœur du développement en Afrique. Donc, c’est de tout ça qu’il s’agira question le 15 octobre prochain à Lomé. Et nous, nous avons pensé mettre en place, un réseau de journalistes africains pour accompagner ce processus. Parce que comme vous le savez, souvent les autorités publiques se réunissent, prennent des décisions et font des recommandations mais, il arrive que ça ne soit pas suivi d’effet. Donc, nous voulons assurer une sorte de veille au lendemain de ce sommet, pour que les recommandations qui en sortiront, trouvent application dans les mois, dans les années à venir. Donc, ce réseau va couvrir le Sommet, mais également, il sera là pour voir dans quelle mesure les recommandations qui sont sorties de cette rencontre, trouvent application.


AGP: Alors, qu’attendez-vous de vos confrères guinéens ?


JP Agboh : Leur implication dans cette démarche. Déjà, certainement, il y a des confrères des médias qui s’intéressent à cette problématique qui est un enjeu majeur comme je l’ai souligné tout à l’heure pour notre continent. Donc, il est question de discuter avec ceux qui s’intéressent à la problématique ou alors, ceux qui souhaitent s’impliquer autour de l’engagement par rapport à la question de la sécurité maritime. Et puis, recueillir leurs avis, suggestions et observations pour la mise en place efficiente de ce réseau.


AGP : En dehors de cette question de la mise en place d’un réseau de journalistes pour la sécurité maritime, certainement vous avez échangé avec pas mal de journalistes guinéens, ou jeté un coup d’œil dans certains journaux. Dites-nous quel regard portez-vous sur la presse guinéenne en général ?


JP Agboh : Je dirai que j’apprécie le dynamisme, la diversité, le pluralisme de la presse guinéenne. Et ça, c’est très important pour la presse privée, qu’elle soit dynamique, qu’elle soit volontariste et qu’elle continue d’évoluer dans un espace de liberté.


Je suis, aussi un peu de loin, les difficultés ou des fois les tensions qu’elle a parfois avec les autorités publiques. Ce n’est pas particulier à la Guinée. C’est un peu partout dans la sous région. Mais, il faut noter qu’il y a un espace de liberté lorsqu’on parcourt la presse guinéenne. Et il appartiendra aux confrères de tout faire pour préserver cet espace pour qu’il n’y ait pas de recul en matière de liberté de la presse.


En même temps, la presse guinéenne aussi alimente d’autres presses comme celle du Togo qui fait face à des difficultés, notamment financières, l’accès au marché publicitaire, etc.… et voilà donc des contraintes auxquelles, il faudra réfléchir pour les années à venir.


AGP : Merci de nous avoir accordé cet entretien


JP Agboh : C’est moi qui vous remercie


AGP/05/07/016 FSC/ST

 
«Le Comité Interafricain s’occupe de la lutte contre toutes... les pratiques ayant des effets néfastes sur la Santé des Femmes et des Enfants», selon son directeur exécutif, Dr Mory Sandan Kouyaté

Conakry, 15 août (AGP)- Le directeur exécutif du Comité Interafricain sur les Pratiques qui affectent la Santé des Femmes et des Enfants, Dr Mory Sanda Kouyaté a accordé un entretien en exclusivité, jeudi, 11 août 2016, à la Rédaction de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP) autours des questions de Violences Basées sur le Genre (VBG).




Nous vous proposons l’intégralité de cette interview, réalisée par Aboubacar Kaba Touré et Karifa Zoumanigui :

AGP : Bonjour docteur ! Présentez-vous à nos fidèles lecteurs

Bonjour, je suis Dr Mory Sandan Kouyaté (MSK), directeur exécutif du Comité Interafricain sur les pratiques qui affectent la Santé des Femmes et des Enfants.

AGP : Le Comité Interafricain s’occupe de quoi Concrètement ?

Dr MSK : Le Comité Interafricain s’occupe de la lutte contre toutes formes de pratique ayant des effets néfastes sur la santé des femmes et des enfants. Mais, le comité n’est pas que négatif, il s’occupe aussi des pratiques positives, notamment la prise en charge des personnes âgées et des enfants, etc. … Comme vous le constatez, il y a une lutte qui se démarque de tout, les Mutilations Génitales Féminines/Excision (MGF/E), tout cela qui a commencé depuis 1984.

AGP : Quel sont les astuces que vous utilisez pour anéantir les MGF/E en Guinée ?

Dr MSK : Maintenant, on n’a plus d’astuces. On sait maintenant que ces pratiques sont totalement néfastes pour la santé de la reproduction de la femme, et surtout pour l’équilibre de la famille. Parce que ce sont les femmes qui supportent toutes les conséquences néfastes, notamment des fistules, des échos vaginaux. Mais c’est toutes les maladies qui sont liées à la reproduction de la femme (à la grossesse, à l’accouchement et au post-natal).

Quand il y a excision, l’organe même qui est remanié, au lieu d’être élastique il devient fibreux, au lieu d’être stérilisé il devient sceptique. Les conséquences vont jusqu’à la mort. Aux infections, les trompes peuvent être bouchées, il peut y avoir des fistules, la septicémie. Tous ceux-ci nuisent à la santé de la fille.

Mais, nos parents pensent que souvent ça n’a pas d’effet, parce que les femmes accouchent tous les jours et ne meurent pas. C’est qu’ils ne savent pas ce qui se passe à l’accouchement, les complications pendant les grossesses sont dues au MGF.

Nous avons cinq (5) axes stratégiques, nous développons la sensibilisation et le plaidoyer, deuxièmement c’est la loi, reconvertir les anciennes exciseuses, la prise en charge des femmes qui sont déjà victimes de ce fléau, et mettre tout le monde ensemble de combattre ce fléau. La Guinée a fait tout ça depuis 32 ans, mais malheureusement nous avons un niveau très élevé, 97%.

Récemment nous avons eu l’engagement total du gouvernement, avec l’implication du chef de l’Etat, Pr Alpha Condé et son premier ministre, qui nous ont invités le 03 août dernier au lancement de la «Campagne Vacances sans Excision» et la loi qui commence à être appliquer. Si nous continuons sur cette lancée, je pense que nous allons bouger très rapidement.

AGP : Quel regard portez-vous sur la lutte contre les VBG en Guinée ?

Dr MSK : Toutes les traditions que nous avons, et les mauvaises interprétations des livres Saints, et surtout du Coran, ramènent toujours les femmes à un niveau inférieur. Ce qui est gravissime, parce que la femme est traitée comme un objet, un complément de l’homme. Tant qu’on fait cela, les femmes n’auront pas leur place, c’est pourquoi d’ailleurs il y a tous ces phénomènes de pratiques néfastes.

J’entends souvent quelques hommes qui disent «si on ne diminue pas le plaisir de la femme, elle va aller dans la rue». Alors, pourquoi on ne diminue pas le plaisir de l’homme pour ne pas qu’ils aillent dans la rue.

Il y a tellement de viol dans notre pays maintenant, et heureusement il y a des réponses judiciaires. Mais toutes ces violences faites aux femmes, c’est parce qu’on considère que la femme est un être inférieur à l’homme. Avec l’éducation qui commence à travers la scolarisation des jeunes filles, les femmes peuvent se défendre, elles-mêmes, mais il est important qu’avant qu’elles ne se défendent, que les hommes comprennent qu’il faut les défendre pour qu’il y ait harmonie. Il ne s’agit pas de lutter pour dominer les hommes, il s’agit de lutter pour donner au couple, à chaque partie du couple, sa place. Donc il faut continuer à soutenir la lutte contre les VBG.

AGP : Quels appuis compte apporter le Comité Interafricain dans le cadre de la lutte contre les VBG en Guinée ?

Dr MSK : D’ailleurs, on a apporté tellement à la Guinée, et heureusement l’appui à la Guinée se réclame d’elle-même, parce que la Guinée à 97% avec la Somalie. Donc à cause de cela nous avons mobilisé beaucoup de partenaire (gouvernement américain, UNFPA, UNICEF, etc.). Et c’est grâce à leurs fonds, que nous faisons toutes ses sensibilisations. Le plus important ce n’est pas l’argent, mais le changement qui est intervenu au Secrétariat Général des Affaires Religieuses, qui a lancé le 29 juillet 2016, un sermon harmonisé sur toute l’étendue du territoire national dans le cadre de l’abandon de ces pratiques néfastes à la santé de la reproduction. Et nous allons soutenir ce processus en les aidant à continuer sur cette lancée, tout en mobilisant les fonds propres du Comité Interafricain, et nous mobiliseront d’autres organisations à aider la Guinée.

AGP : Votre mot de la fin ?

Dr MSK : Maintenant, on a compris que ces pratiques n’ont aucun lien avec la religion, c’est ça le plus important. Les vrais leaders religieux l’ont compris et ils ont eu le courage maintenant de le dire. Pour la conjonction des efforts du gouvernement et de la religion, parce que ce n’est pas seulement les musulmans, même dans les Eglises on lutte contre les MGF/E. Donc ce n’est une prescription de l’Islam, c’est traditionnel, maintenant nous avons pris un bon élan, que ça soit au niveau du gouvernement, de la religion, des communautés et des partenaires, qui nous permettra d’aller très vite dans la réduction des violences faites aux femmes, en générale les Mutilations Génitales Féminines/E (MGF/E).

AGP : Merci Dr Mory Sandan Kouyaté (Dr MSK) ?

Dr MSK : C’est moi qui vous remercie !

AGP/15/08/016 AKT/KZ.ST

 
«L’espoir est permis, avec la prise de position de la jeunesse au sein du RPG/ Arc-en-ciel», dixit M. Souleymane Kéita, conseiller chargé de Mission à la Présidence de la République/

Réalisée par Mamadouba Conté

Conakry, 06 avr (AGP)-Au cours d’une interview accordée vendredi, 31 mars 2017 à l’Agence Guinéenne de Presse (AGP), au palais Sèkhoutouréya, le Conseiller chargé de mission à la présidence de la République, Souleymane Kéïta a déclaré être confiant et optimiste quant au développement harmonieux de la Guinée.


Dans cette interview, dont nous livrons l’intégralité, M. Kéita invite la jeunesse à jouer le rôle qui est le sien ; celui de s’engager dans la voie du développement et éviter de tomber dans la facilité et l’esprit de la manipulation politicienne. Sans détour, il affirme que l’espoir est permis avec la prise de position de la Jeunesse au sein du RPG/Arc-en-ciel.


AGP : Bonjour M. Kéïta ! Présentez-vous à nos lectrices et lecteurs !


Soulyemane Kéita (SK) : Je suis M. Kéita Souleymane, conseiller chargé de mission de M. le président de la République et secrétaire général de la jeunesse Section du parti RPG arc-en-ciel de Hermakono dans la commune de Matam.


AGP : Dites-nous depuis quand vous êtes conseiller ?


SK : J’ai été nommé conseiller depuis le 6 mai 2014 par un décret du président de la République avec d’autres cadres, pour jouer le rôle de conseillers aux côtés du Chef de l’Etat, le Pr Alpha Condé.


AGP : Quelle est la mission essentielle qui vous est confiée ?


SK : Vous savez, ma nomination au poste de conseiller chargé de mission s’inscrit dans la logique de la promotion de la jeunesse voulue par le président de la République. Parce que je crois que, c’est une première qu’un jeune de mon âge soit parmi les conseillers d’un président de la République. Je considère donc que c’est une volonté réelle du président de faire de la jeunesse le levier de ses mandats. Puisqu’il a dit lui-même : « je dédie mon mandat aux jeunes et aux femmes ». Je crois que c’est dans ce cadre là qu’il a eu l’amabilité de me nommer à cette fonction aussi stratégique dans la haute sphère de la gestion de notre pays.


Au-delà de ça, c’est une fonction très passionnante. Parce que nous sommes amenés à réfléchir assez souvent sur des questions d’intérêt national et à attirer son attention sur les sujets qui peuvent faire avancer le pays dans divers domaines. Cela fait que notre rôle est transversal. Ça peut concerner les dossiers administratifs comme ça peut être des questions politiques, des questions spécifiquement jeunes, pour ramener le président à prendre la bonne décision dans l’intérêt du pays. Et de telle sorte que la jeunesse qu’il a constituée comme le levier de son mandat, puisse continuer à se sentir comme le tenant et l’aboutissant de toutes les actions qu’entreprend le président de la République.


Du coup, je pense que nous jouons un rôle comme son nom l’indique, de conseiller. Ça veut dire, nous avons l’opportunité de donner notre point de vue sur les décisions concernant le développement de notre pays et cela fait que le plus souvent le patron (Pr Alpha Condé) accepte nos points de vue et du coup, ça facilite notamment la prise de décision à son niveau et après consultation bien sûr, de tous ceux-là et toutes celles qui tournent autour de lui dans ce cadre là.


AGP : Etes-vous écoutés malgré votre jeune âge, entant que conseiller?


SK : Bien sûr ! Le Professeur Alpha Condé a une qualité exceptionnelle : c’est sa patience. Il ne cesse de le dire assez souvent. Je crois que c’est important que le public soit informé de cette situation.


Le président est un homme patient, un homme qui écoute, un homme qui lit beaucoup. Ça veut dire que toutes les fois que nous exprimons notre souci ou alors notre point de vue sur un sujet quel qu’il soit, il prend le temps de le lire. Je pense qu’il prend bonne note parce que nous nous rendons compte très souvent que nos points de vue sont pris en compte dans la plupart de ses décisions. Mais de toutes les façons c’est le président de la République, c’est à lui que la dernière décision revient. Il y a des conseillers dans divers domaines. Il y en a ceux qui ont des domaines spécifiques que nous autres. Mais j’avoue que ce travail est passionnant et que notre point de vue est pris en compte dans les grandes orientations du patron.


Et puis, nous avons un autre rôle, celui d’avoir l’opportunité d’attirer attention sur tous les sujets que nous jugeons utiles pour le développent du pays. Ce n’est pas spécifiquement la mission expresse qui nous est confiée mais aussi entant que jeune, nous réfléchissons, nous voyons diverses dimensions de la vie nationale. Et du coup, nous lui faisons des propositions en fonction de nos points de vue personnels dans le cadre de l’évolution du pays et très souvent c’est pris en compte. Nous voyons tout de suite ces idées dans les réponses pratiques que l’Etat donne aux différentes demandes de la population.


AGP : Quel est le rôle politique que vous jouez entant que Conseiller ?


SK : Vous savez, moi je suis un militant. Un militant depuis ma tendre jeunesse. J’avoue que nous avons eu l’opportunité de faire nos premiers pas entant que responsable du parti (RPG arc-en-ciel) depuis les années1997 ; donc il y a 20 ans de cela. Figurez-vous qu’à cette date j’étais collégien. Vous comprendrez donc l’âge auquel nous avons commencé ce combat. Mais aujourd’hui il faut reconnaitre que le parti RPG a franchi beaucoup d’escaliers. De la rentrée en Guinée 1991 du Pr Alpha Condé à nos jours - rentrée politique dont nous avons célébré le 25ème anniversaire en 2016 - il s’est passé beaucoup de choses.


A l’époque on ne pouvait pas parler de partis politiques en Guinée encore moins de l’opposition. Le professeur Alpha Condé a osé rentrer en Guinée après beaucoup de menaces, pour se battre auprès de ses frères guinéens en vue de l’instauration d’une véritable démocratie en Guinée pour le bonheur de tous les guinéens. Et depuis ce moment où nous étions très jeunes jusqu’à maintenant, nous nous sommes engagés avec lui ; on a fait beaucoup de péripéties et aujourd’hui Dieu merci, le RPG arc-en-ciel est arrivé au pouvoir avec la participation de beaucoup de nos alliés. Ce qui d’ailleurs nous a amené à passer du RPG (rassemblement du peuple de Guinée) au RPG arc-en-ciel.


A ce stade il est devenu le parti le plus implanté en Guinée, le plus structuré. Les résultats des différentes élections en font foi. Nous, entant que jeunes, nous avons un rôle important à jouer ; parce que, si je peux me le permettre, c’est que le parti fonctionne sur la base des aspirations de la jeunesse. C’est un parti ouvert, où nous avons la possibilité de nous exprimer et nos points de vue sont pris en compte. Ceci prouve de la vitalité du parti.


Aujourd’hui les jeunes que nous constituons, sommes très nombreux. Ce que les gens ne savent pas, c’est qu’au niveau du RPG, il y a une discipline qui fait que n’importe qui ne peut pas se permettre de dire ou faire n’importe quoi. Cela explique un peu la timidité des jeunes ; du fait qu’on n’intervienne pas trop par voix de presse comme chez les autres. Parce que tout simplement, il y a une discipline au sein du parti que nous sommes obligés de respecter. Mais je vous dit que depuis un certain temps, le parti est vraiment en train de connaitre une ouverture qui fait qu’aujourd’hui, il y a beaucoup d’autres compétences qui viennent s’ajouter à la vielle garde qui, de facto, créé une situation de débats contradictoires au sein du parti. Ce qui explique d’ailleurs, certaines contradictions de nos jours entres acteurs du parti. Mais cela y va bien sûr, de la vitalité du parti et de l’enracinement de la démocratie en son sein. Donc nous jouons ce rôle.


Moi, je suis secrétaire général de jeunesse d’une section depuis près de 10 ans. Nous entreprenons des actions, nous animons le parti à divers niveaux, notamment dans les comités de base, les sections et les sous sections et même souvent, avec nos frères de la direction nationale du parti. A date je peux vous avouer que la jeunesse occupe une place de choix dans la vie politique du RPG arc-en-ciel.


AGP : Les débats contradictoires ne sont-ils pas parfois à la base des blocus vis-à-vis des visions politiques du parti ?


SK : Naturellement ! Vous savez il y a, au-delà du débat, le conflit intergénérationnel. Comme j’aime à le dire souvent, le RPG arc-en-ciel est différent de tous les autres partis politiques en Guinée voire même en Afrique.


Le Pr Alpha Condé le dit souvent, en dehors de quelques partis comme le Mouvement Populaire de Libération de l’Angola (MPLA) et le Congrès National africain (ANC), il est difficile de voir une formation politique qui a souffert en Afrique comme le RPG arc-en-ciel. Notre leader a été arrêté et condamné ici pour des faits qui n’étaient pas vérifiés, bien qu’il ait libéré après.


Et ensuite on a connu toutes sortes de répressions. Les cadres qui étaient connus du RPG pendant le régime défunt de feu Général Lansana Conté - paix à son âme - ont été sujets de beaucoup de séquestrations, de mutations arbitraires, de limogeages, etc., ça veut dire que nous avons franchi beaucoup de difficultés.


Le parti connait aujourd’hui une mutation qui participe à la prise de position de la nouvelle génération de jeunes qui, de plus en plus, cherchent à occuper leur place et à s’affirmer dans le parti. Donc cela n’est pas sans conséquences ; ça fait des débats, des remous mais les fondamentaux du parti restent et demeurent. C’est la raison pour laquelle je parle des contradictions. Mais ces contradictions sont les preuves de la vitalité de notre parti et ce sont ces contradictions qui lui permettent d’avancer. Parce que ça amène l’intégration de nouvelles visions, de nouvelles conceptions de la vie politique en dépassant les aspects obsolètes pour nous permettre de perfectionner notre façon de faire en vue de continuer à être le parti d’avant-gardistes pour l’instauration d’une véritable démocratie en Guinée.


AGP : Pensez-vous qu’avec la prise de position de la jeunesse au sein du parti l’espoir est permis ?


SK : Absolument, l’espoir est permis ! La jeunesse du RPG arc-en-ciel est une jeunesse vivante. L’avantage que nous avons par rapport aux autres, c’est que la plupart des partis politiques notamment ceux de l’opposition, sont des partis qui n’ont commencé à être de véritables formations politiques qu’après la mort du feu général Lansana Conté. Alors que nous, nous existions 20 ans avant. Cela veut dire que nous avons une jeunesse mature, qui comprend les contours du phénomène politique en Guinée. Nous sommes une jeunesse qui comprend les enjeux politiques de notre pays et qui mesure à sa juste valeur, le rôle de premier plan qu’elle doit jouer dans la transformation future de notre pays. C’est pourquoi, à la différence des autres partis politiques, nous sommes une jeunesse disciplinée qui tombe difficilement dans la violence politique pour ne pas dire qu’elle ne tombe pas dans la violence. Parce que tout le combat que le RPG a mené depuis la clandestinité jusqu’à son accession au pouvoir, a été et est, un combat pacifique, un combat d’idées, un combat de Bic, comme le professeur Alpha Condé aime le dire : «Je me suis battu sans casser un seul œuf ». Nous voulons une Guinée paisible. Et une Guinée paisible suppose des acteurs qui optent pour l’objectivité et non des gens qui se laissent emporter par le factuel.


AGP : Peut-on bien s’attendre à des compréhensions au sein du parti dans les jours à venir ?


SK : Il y a déjà des compréhensions. Les mésententes ou les contradictions sont inhérentes à toute organisation sociale. Mais on parvient toujours à les surmonter et au sein du RPG. Il y a ce qu’on appelle les fondamentaux. Les divergences d’idées sur les questions de l’heure sont des situations qui existent dans toute vie associative. Mais nous fonctionnons sur la base des normes, des statuts, des règlements intérieurs. Ce sont ces éléments qui constituent la base de l’orientation de chacun de nous, qu’il soit du bureau politique national, du comité de base, de la section ou de la sous-section, nous sommes tous régis par ces principes qui orientent l’action de chacun d’entre nous. Nous pensons que ces contradictions sont normales parce qu’elles nous permettent d’avancer.


Quand il y a la contradiction, ça veut dire que les principes directeurs sur la base desquels vous fonctionnez ne s’adaptent plus aux réalités. Donc les contradictions vous amènent à revoir les textes afin de les adapter à la réalité. Ceci nous amène à revoir nos structures, en terme de consolidation du système existant par l’introduction de nouvelles idées à travers des jeunes et femmes qui, tout de même, ont besoin de jouer le rôle qui est le leur dans le parti.


AGP : Au-delà de votre titre de conseiller et du rôle que vous jouez au sein du parti, Souleymane Kéita est citoyen, dites-nous quelle analyse faites-vous de la situation sociopolitique actuelle du pays ?


SK : Je pense que notre pays est en train d’avancer. Depuis l’accession du Pr Alpha Condé au pouvoir, le pays connait beaucoup d’avancée et dans beaucoup de domaines. Même nos adversaires d’en face le savent et le reconnaissent, sans détour. Tout récemment vous avez suivi le discours historique du Pr Alpha Condé à Abidjan en Côte d’Ivoire, à l’occasion de la Conférence internationale pour l’émergence de l’Afrique (CIEA). Il a retracé l’histoire de la Guinée non seulement mais aussi celle de l’Afrique toute entière. Il a indiqué la voie qui permettra à la Guinée et à toute l’Afrique de devenir, dans un futur proche, la destination privilégiée du monde entier ; et, c’est bien possible. Aujourd’hui les défis de la Guinée et de l’Afrique sont l’électrification, le chômage des jeunes, la construction des infrastructures dignes de nom (les infrastructures routières, hôtelières, des logements sociaux, …).


Mais tout part de l’électrification. On ne peut pas se développer si on n’a pas accès à l’électricité. Elle est à la base de tout développement ; et, le professeur Alpha Condé l’a très vite compris dès son accession au pouvoir en 2010. Il a cherché à réaliser le barrage Kaléta qui a paru être un rêve pour beaucoup de guinéens. Dieu merci il a réussi à mettre ce barrage de 240 MW en trois ans ; ce qui est une prouesse en matière de construction des barrages hydroélectriques.


Aujourd’hui on a le projet Souapiti qui, s’il plait à Dieu, sera opérationnel en 2020 et à partir de là, la Guinée va devenir un exportateur d’énergie électrique. C’est le rôle que la Guinée doit jouer ; parce qu’on ne peut pas être le château d’eau d’Afrique de l’Ouest et ne pas avoir de l’électricité. C’est ce pari que le président veut gagner par la construction du barrage de Souapiti qui va s’ajouter à Kaléta sans compter les projets futurs notamment les barrages de Foumi, de Koukoutamba dans le cadre de l’Organisation pour la Mise En Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) et tant d’autres. Donc sur ce plan il y a plein d’espoir.


Sur tout un autre plan, la Guinée est l’un des rares pays de la sous-région qui n’a pas d’infrastructures adéquates. Mais cette histoire ne date pas d’aujourd’hui. Quand le professeur Alpha Condé arrivait au pouvoir, tout le monde sait l’état délétère dans lequel nous étions. Grâce à sa grande connaissance du monde et de l’Afrique, il a réussi à remettre la Guinée dans le rang des pays qu’on respecte.


La journée du jeudi 30 mars 2017 par exemple, le président de la banque africaine de développement (BAD) a été reçu en audience à Sèkhoutouréya et, à propos il a dit que « la Guinée est en train de faire des transformations économiques profondes ». Cette affirmation d’une personne de ce rang prouve à suffisance que les guinéens doivent garder l’espoir car, avec le professeur Alpha Condé nous pouvons bel et bien changer ce pays et dans un avenir proche, la Guinée va prendre son envol et jouer le rôle qui lui était dévolu par le colonisateur même, pour dire que la Guinée devrait être le grenier de toute l’Afrique. Ce rêve peut être une réalité avec la vision du professeur Alpha Condé.


AGP : Comment pouvez-vous faire comprendre cela à la population guinéenne qui s’impatiente davantage à propos justement de ces transformations économiques profondes en cours ?


SK : Je pense que le Pr Alpha Condé ressemble un peu à Winston Churchill, le leader emblématique de l’Angleterre qui a dit aux anglais, à sa prise de fonction entant que premier ministre le 10 mai 1940 : «je ne vous promets que des larmes, du sang et de la sueur». Et le Professeur a dit à sa prise de fonction en décembre 2010 : « nous devons serrer les ceintures, nous devons accepter de souffrir parce que notre pays, la Guinée est dans un trou. Il faut qu’il sorte du trou et après, on va commencer la construction ou le décollage ». Cela veut dire que les mesures que le président a prises dans le cadre du changement de notre pays, sont des mesures structurelles.


Nous avions pris l’habitude de donner des solutions palliatives aux maux dont souffrait notre pays. Mais le professeur Alpha Condé a dit qu’il faut s’attaquer au mal depuis sa racine. Cela suppose que nous devons accepter de souffrir pour que notre pays sorte de l’ornière. C’est ce qui fut fait dans le cadre de l’électricité et c’est ce que nous sommes en train de faire dans le cadre de l’agriculture.


La Guinée qui avait été considérée par le colonisateur comme le pays qui devrait être le Tonkin de l’Afrique n’est pas autosuffisant. Pour être autosuffisant, il faut forcement investir dans l’agriculture. Parce que le gros problème est qu’il faudrait que nous résolvions les problèmes de l’autosuffisance alimentaire, de routes, d’électricité : il faut des infrastructures (les logements sociaux, …).


Tout ce travail ne peut se faire de manière aussi rapide. Mais les avancées notables que nous avons eues à faire ces six (6) dernières années, supposent que tout guinéen doit comprendre que le changement annoncé est en marche et qu’il va se faire. La question d’électricité dont on parle ne devrait plus être un débat. Car désormais c’est quand on fait une journée sans le courant que les gens crient, mais avant le courant n’existait pas du tout. On est en train de gagner progressivement ce pari sans oublier les autres mégas projets que nous avons dans le cadre des mines.


Dans le cadre de l’agriculture également, il y a non seulement les cultures ordinaires, mais on est en train d’aller vers les cultures d’importation notamment le café, le cacao. Sans compter l’élevage, etc. Le changement doit se faire et le guinéen doit rester confiant quant à l’avenir de notre pays. Tout ce qui est important c’est la volonté politique ; et, cette volonté politique, le président l’a exprimée à travers tout ce qu’il entreprend. Si la gouvernance en place est dotée d’une volonté de changement, je crois qu’il n’il y a pas de raison que le changement ne se fasse pas. Mais de l’autre côté, ce que nous autres guinéens devons faire, c’est bien le changement de mentalité, parce que le développement suppose le changement. Donc nous aussi, nous devons changer. La gestion des ordures par exemple, le suivisme, sont des questions essentielles qui ne peuvent pas être résolues uniquement par le gouvernement ni par le président de la République lui seul. Ce sont les défis dont la résolution engage la population qui, en général doit avoir un comportement citoyen, l’esprit de sacrifice et le patriotisme afin que notre rêve d’une Guinée émergente soit une réalité dans un avenir proche.


AGP : Que pouvons-nous retenir au terme de cette interview ?


SK : Mon mot de la fin, c’est d’interpeller la couche juvénile. La jeunesse guinéenne et africaine doit être une opportunité non un facteur de blocus à notre développement. Cela passe par la formation.


La jeunesse doit accepter de se former, de quitter la facilité pour devenir une jeunesse entreprenante. Bien entendu, l’Etat doit accompagner toutes les initiatives de jeunesse. Mais nous les jeunes, nous devons montrer d’abord notre capacité à assumer pleinement nos responsabilité dans les différentes missions qu’on nous confie. Donc la jeunesse guinéenne doit nécessairement éviter de tomber dans la facilité afin de permettre aux dirigeants d’investir en nous. Et cela n’est possible que quand les jeunes jouent pleinement leur rôle en se mettant au dessus des considérations partisanes inutiles, en évitant de tomber dans le jeu de la manipulation politicienne et en ne contribuant pas à l’exacerbation de l’ethnocentrisme qui est une réalité en Guinée, depuis longtemps.


Il faudrait que nous jeunes, dictions la route du développement à nos leaders, c’est très important. Les jeunes doivent donner la voie, mais ne doivent pas être, de simples sujets de développement national. Nous devons être les acteurs du développement de notre pays.


AGP : Je vous remercie !


SK : C’est moi qui vous remercie.


AGP/06/04/017 CM/AKD/JPO/ST

 
«Organiser le Congrès d’un parti politique, n’est pas un calcul mathématique. Il est tactique, social et technique», selon le président provisoire de l’UPG

Conakry, 06 sept (AGP)- Le président provisoire de l’Union pour le Progrès de la Guinée (UPG) a reçu le correspondant communal de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP) de Dixinn, lundi, 05 septembre 2016, au siège de son parti au quartier Belle-vue, dans la commune de Dixinn à Conakry.


A l’occasion, une interview a été accordée par rapport aux préparatifs du 4ème Congrès de l’UPG.


Henry Kpogomou (HK), Président provisoire de l’UPG est économiste de formation et fruit de l’École guinéenne. Durant 15 ans, il a travaillé dans le domaine pétrolier en République de Guinée, et intégré le parti UPG depuis le 21 novembre 1992.


AGP : Depuis quand vous avez été nommé président provisoire de l’UPG ?


HP : Depuis 2014, j’assumais régulièrement les fonctions de président par intérim de l’UPG ; au moment où le défunt président du parti Jean Marie Doré était vivant, ou quand il était en mission. C’est ce poste par intérim que j’ai continué d’occuper jusqu’à l’élection présidentielle de 2010. Puisque le défunt président de l’UPG ne se portait pas bien.


Jean Marie Doré m’a toujours présenté à certains cadres des partis politiques de la Guinée, en les faisant comprendre que je fais partie des gens qui vont prendre la relève à l’UPG. J’ai été encore nommé comme président par intérim de l’UPG, quand Jean Marie Doré partait en Région forestière pour la campagne en décembre 2015. Parce qu’il était désigné 1er vice-président du directoire de campagne du RPG/Arc-en-ciel.


Tombé malade à son retour à Conakry, il a fait un premier séjour en France. Lors de son deuxième séjour en France, il n’est plus revenu sain au pays. J’ai continué à assumer l’intérim. Après ses obsèques, on a convoqué les grandes structures régionales du parti à une réunion de concertation, le 19 mars 2016, à N’zérékoré. C’est à l’occasion que mes pairs m’ont confié la tâche de président provisoire de l’UPG, jusqu’à l’organisation du prochain Congrès.


AGP : Où êtes-nous par rapport aux préparatifs du Congrès de l’UPG ?


HP : vos savez qu’organiser un congrès, n’est pas un calcul mathématique. Il est tactique, social et technique. Il est tactique, parce qu’il y a des dispositions réelles à prendre. Parmi ces dispositions, il faut vérifier si les structures sont exactement en place, pour savoir qui va organiser le congrès et qui va répondre le jour du congrès.


Il est technique, parce qu’il y a des aspects financiers et les aspects politiques. Il faut comprendre dans quelle condition, organiser le congrès. C'est-à-dire, évaluez les choses. Comme çà, d’approche en approche, vous arriverez à vous accorder sur un minimum. C’est de là, vous lancez le congrès. Et vous convoquez le congrès pour que les congressistes viennent élire leur président et toute la structure nationale du parti.


AGP : Où et quand se tiendra alors le Congrès de l’UPG ?


HP : Dans une première phase, on voulait délocaliser le congrès de l’UPG de Conakry pour l’intérieur du pays, précisément à N’zérékoré. Mais, quand on s’est réuni, on s’est dit qu’en raison de certaines dispositions tactiques, ça nous couterait beaucoup plus en moyens humains et financiers, que d’aller jusqu’à N’zérékoré.


Cependant, l’organisation était plus favorable pour nous à N’zérékoré qu’ici à Conakry. Mais, quand on a évalué les choses, on a décidé d’organiser le 4ème congrès de l’UPG à Conakry. Çà aussi, n’est pas une réalité intensive. Ça dépend des données du terrain et des circonstances. On est en train d’évaluer la faisabilité. Puisque le Congrès n’est pas lié seulement aux finances, mais plutôt aux hommes et au terrain. L’UPG est l’un des rares partis politiques en Guinée qui organise régulièrement les congrès. Nous sommes au 4ème congrès du parti.


AGP : Combien de personnes ont manifesté leur candidature pour le poste de président de l’UPG ?


HP : A ce niveau, ce n’est pas à moi en tant que président provisoire de l’UPG de le dire. Parce qu’il y a une structure pour çà. Un comité d’investiture. A la veille du congrès, le comité d’investiture va présenter un rapport pour déterminer le nombre de candidats. Mais déjà, la commission d’organisation du congrès a fait un document, dans lequel les critères de sélection des candidats sont donnés. Que l’on a apprécié et validé. On doit remettre ce document au comité d’investiture.


AGP : Quel message avez-vous à l’endroit de vos militants et sympathisants?


HP : Je demande à mes militants et sympathisants de prendre un peu de patience pour permettre aux gens de travailler correctement sur le congrès. Pour qu’un congrès d’un parti soit bien organisé, il ne doit pas se faire n’importe comment. Mais plutôt, ça doit se faire dans un programme de préparation très cohérent et minutieusement. Car, il décide la ligne d’orientation générale ou la modification de la ligne d’un parti politique.


AGP : Je vous remercie Monsieur le président !


HP : C’est moi qui vous remercie.


AGP/06/09/016 JG/KS/ST

 
«Pour diminuer, voir annuler complètement les décès liés au paludisme, il faut que les gens acceptent de dormir sous les moustiquaires et soutenir les stratégies de lutte», selon Dr Timothée Guilavogui

Conakry, 17 mars (AGP)- Le coordonnateur national adjoint du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) en République de Guinée depuis février 2012, est Dr Timothée Guilavogui. Il a accordé, mardi, 15 mars 2016, un entretien au correspondant communal de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP) à Dixinn (Conakry), sur la riposte contre le paludisme dans le pays. Lisez !





AGP : Quelle est la mission du PNLP en Guinée ?



Dr Timothée Guilavogui : La mission principale du PNLP en Guinée est de coordonner tout ce qui est activité de lutte contre le paludisme dans le pays.



AGP : De votre nomination à nos jours, quelle est la politique mise en place pour l’atteinte de vos objectifs ?



Dr Timothée Guilavogui : Un programme national est l’organe qui gère la maladie au niveau du pays. Ce qui veut dire, que nous avons développé une Politique nationale de riposte contre le paludisme et un plan stratégique qui couvre la période quinquennale de 2013 à 2017. Dans la politique, vous avez la vision globale du pays en matière de lutte contre le paludisme.



Il y a les stratégies de prévention contre le paludisme, par exemple la prévention individuelle et la prévention collective. L’une des stratégies de prévention est l’utilisation des moustiquaires, la prévention chez les femmes enceinte à travers les consultations prénatales, la prise de certains médicaments pour protéger les grossesses contre le paludisme.



La stratégie de prise en charge des malades est dans la vision du PNLP en Guinée, c'est-à-dire les molécules autorisées dans le pays pour le traitement du paludisme. Et ces molécules sont déjà validées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). En matière de lutte anti-vectorielle, il y a les insecticides à utiliser pour les pulvérisations intra-vectorielles.



AGP : Pourquoi le paludisme cause assez de décès en Guinée?



Dr Timothée Guilavogui : La prévalence de la maladie du palu n’est pas trop élevée dans la capitale Conakry. Elle est à 30% par rapport à l’intérieur du pays. Les prévalences les plus élevées sont à l’intérieur du pays comme dans la Région Administrative (RA) de Faranah, où elle est à 66%. Tout le monde est vulnérable au paludisme, mais les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes sont les plus vulnérables.



Plus de 80% des décès chez les enfants de moins de 5 ans sont causés par le paludisme. La raison est que les enfants de moins de 5 ans n’ont pas la capacité de résister aux moustiques. Alors, le parasite du paludisme, qui est le plasmodium, est très néfaste chez les enfants et leur cause la perte de connaissance. Puisqu’il s’attaque aux globules rouges chez les personnes. C’est ce qui fait que les enfants sont plus victimes par rapport aux personnes âgées.



AGP : Quelles sont les mesures prises par le PNLP pour palier à ce phénomène en Guinée ?



Dr Timothée Guilavogui : Pour diminuer, voir annuler complètement les décès liés au paludisme, il faut soutenir toutes les stratégies de lutte contre le paludisme dans le pays. Il faut que les gens acceptent de dormir sous moustiquaires. En 2013, nous avons distribué les moustiquaires imprégnés dans tous les ménages. À Conakry, on avait distribué peu et beaucoup à l’intérieur du pays, dont 02 à 03 moustiquaires par foyer.



Cette année 2016, nous allons distribuer encore les moustiquaires. Car c’est renouvelable à chaque 3 ans. Ces moustiquaires coûtent très chers. Ils ne sont pas moins de 5 à 6 dollars par unité. Nous demandons aux bénéficiaires de prendre soin de ces moustiquaires, en les utilisant. Mais aussi, aller dans les Centres de Santé (CS) pour les traitements précoces. Car, le premier signe du paludisme, c’est la fièvre.



Il faut également que l’Etat guinéen accepte de contribuer à la lutte contre le paludisme dans le pays, en finançant. Puisqu’aujourd’hui, son financement vient de l’extérieur.



AGP : Merci monsieur le coordonnateur national adjoint du PNLP en Guinée.



Dr Timothée Guilavogui : C’est moi qui vous remercie !

AGP/17/03/016 JG/KS/FDF/ST

 
«Sur les 33 préfectures en Guinée, l’UPG est absent dans 2 préfectures, Koubia et Lélouma…», selon son président provisoire Henry Kpogomou

Dixinn (Conakry), 03 juin (AGP)- Le président provisoire du parti politique, l’Union pour le Progrès de la Guinée (UPG) a accordé un entretien, mercredi, 1er juin 2016, au correspondant communal de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP), à son siège national sis au quartier Bellevue dans la commune de Dixinn à Conakry.





Le président provisoire de l’UPG est M. Henry Kpogomou (HK). Né en 1957, il est Lauréat de l’Ecole Normale Supérieure de Manéah, puis de l’Université Julius Nyerere de Kankan. Il est économiste de profession, détenteur d’un Master en Economie. Consultant dans le montage des entreprises dans le secteur pétrolier. 4 ans trésorier général, puis secrétaire à l’économie et aux finances, et 2ème secrétaire politique du parti.





AGP : Quand ce parti politique (UPG) a été créé ?





HK : Comme les tous premiers partis politiques de la République de Guinée, l’UPG est créé le 03 avril 1992. Il a l’agrément 1558, du 03 avril 1992.





AGP : Pourquoi vous vous réclamez président de l’UPG avant le Congrès ?





HK : On ne réclame pas le poste de président, c’est une évolution. Au départ, la plupart des partis politiques qu’on avait créés en Guinée portait le nom de secrétaire général. Pour le cas de l’UPG, il avait un Présidium et un Secrétariat général.





Le présidium était composé du président et de ses conseillers. Le secrétariat général était composé du secrétaire général et des membres statutaires du bureau politique du parti. Mais il y a eu une évolution. Au lieu du président et secrétariat général, on est revenu au secrétariat général. En 1998, il y avait eu des candidatures à l’élection présidentielle, tous les partis politiques se plaisaient de présenter un président comme candidat.





C’est ce qui explique la modification du titre du secrétaire général au profit du titre du président du parti. C’est pourquoi quand le défunt président de l’UPG, Jean Marie Doré est tombé malade, j’assumais le poste de président par intérim. Après sa mort, tous les staffs du parti se sont réunis à N’zérékoré pour une concertation nationale au cours de laquelle on m’a donné le poste de président provisoire jusqu’au prochain congrès.





AGP : L’UPG est-elle représentée dans les 33 préfectures de la Guinée ?





HK : L’UPG est un ancien parti politique, qui a presque participé à toutes les élections organisées en République de Guinée, présidentielles, législatives et communautaires. Sur les 33 préfectures, l’UPG a au moins 02 préfectures dans lesquelles nous ne sommes pas installés, notamment, Koubia et Lélouma. Mais ça, nous avons des dossiers en cours.





AGP : L’UPG a combien de députés à l’Assemblée Nationale (A.N) ?





HK : De nos jours, l’UPG a 2 députés à l’AN, dont un député uninominal de la circonscription de Lola, et un autre qui a remplacé le défunt président du parti, Jean Marie Doré.





AGP : Pourquoi l’UPG se dit parti du centre ?





HK : L’UPG se réclame d’abord parti du centre par option. Parce qu’on a inscrit dans notre Règlement intérieur et nos Statuts, un document qui prouve que l’UPG est un parti du centre depuis sa création. Nous ne sommes jamais opposés pour un radicalisme de gauche ou de droite, interprété sur le terrain par l’Opposition et la Mouvance.





En faite le terme du centre résume du faite que l’évolution politique des sociétés s’inscrit dans deux ordres, la gauche et la droite en Occident, l’Opposition et la Mouvance en Afrique. Le centre s’inscrit par rapport à ces deux bornes. Nous ne sommes pas des extrêmes. On est du centre. On estime que la logique se trouve au centre que dans les extrêmes.





AGP : Merci monsieur le président de l’Union pour le Progrès de la Guinée (UPG) !





HK : C’est moi qui vous remercie.


AGP/03/06/016 JG/FDF/ST

 
«…Plus de 300 groupements féminins ont été recensés dans la commune de Dixinn, dont 140 agréés et 90 en activité…», dixit la directrice communale de l’ASPFE

Dixinn (Conakry), 22 avril (AGP)- Pour mieux parler de la Direction Communale de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance (DCASPFE), et de la lutte contre les pratiques des Mutilations Génitales Féminines (MGF) dans la commune de Dixinn, la directrice communale dudit service a accordé, jeudi, 21 avril 2016, une interview exclusive, au correspondant communale de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP) à Dixinn.



Madame Hawa Camara est la directrice communale de l’Action Sociale, de Promotion Féminine et de l’Enfance (ASPFE) à Dixinn, depuis le 06 mai 2014 suite à un Décret présidentiel en date du 14 avril 2014.



AGP : Quelle est la mission de votre Direction dans la commune de Dixinn ?



Mme Hawa Camara : La mission de la Direction Communale de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance (DCASPFE) à Dixinn est axée sur trois (03) volets, notamment le volet Promotion Féminine (PF), le volet Protection de l’Enfance (PE) et le volet Action Sociale (AS).



AGP : De votre nomination à ce poste à nos jours, quelles sont les activités réalisées sur le terrain ?



Mme Hawa Camara : Dès ma nomination au poste de directrice communale de l’ASPFE à Dixinn, nous avons fait un recensement de plus de 300 groupements féminins dans la commune, dont 140 agréés et 90 seulement en activité.



AGP : Que comptez-vous faire pour la lutte contre les pratiques des Mutilations Génitales Féminines (MGF) dans la commune de Dixinn ?



Mme Hawa Camara : Pour lutter contre les pratiques des MGF dans la commune de Dixinn, nous avons procédé d’abord à la sensibilisation de toute la population pour quelle abandonne les pratiques liées aux MGF.



Dans la sensibilisation, nous avons touché la population dans son ensemble, les femmes, les hommes et les jeunes, pour quelle sache que les MGF sont des activités qui ne sont pas bonnes pour la santé humaine. Les chefs de quartiers et secteurs de la commune de Dixinn étant les représentants des populations dans les quartiers, les femmes présidentes des quartiers et les femmes leaders, ont été une fois, convoqués à la Mairie de Dixinn pour une formation sur les MGF.



Après, ces femmes leaders à leur tour, ont projeté la formation sur l’abandon des MGF dans les quartiers. Mais malgré ces formations, les pratiques des MGF continuent dans les quartiers de la commune de Dixinn, puisque le message n’est pas passé à 100%. C’est surtout pendant les grandes vacances que les MGF sont beaucoup pratiqués.



Mais qu’à même, entre les vacances 2014 et 2015, il y a eu une amélioration. Puisque l’UNICEF m’a appelé 2 fois pour me dire qu’il y a un groupe de filles et fillettes qu’on doit exciser dans la commune, et nous avons appelé les Comités de veille dans les quartiers pour les informer, afin de mettre fin à ça.



AGP : Quelles sont vos perspectives ?



Mme Hawa Camara : Nous sommes en train de faire un recensement pour la mise en place d’un bureau communal de personnes âgées, des handicapés et des albinos. Nous avons maintenant des comités de veille composés de jeunes garçons et jeunes femmes en activité dans le carré, qui surveillent dans les quartiers, les secteurs, surtout pendant les grandes vacances, parce que c’est en ce moment que les Mutilations Génitales Féminines sont beaucoup pratiquées.



AGP : Merci madame !



Mme Hawa Camara : C’est moi qui vous remercie.

AGP/22/04/016 JG/FDF/ST

 
‘’Le président souhaitait qu’il soit critiqué sur le timing des élections que sur la sincérité du scrutin…’’, a indiqué le conseiller du président guinéen chargé de la Communication

Conakry, 20 mai (AGP) - Le conseiller du président de la République de Guinée chargé de la Communication et de la Prospective, Rachid N’Diaye a indiqué, à l’occasion d’une interview qu’il a récemment accordé aux confrères de Télé sud, que ‘’le président souhaitait qu’il soit critiqué sur le timing des élections que sur la sincérité du scrutin…’’.

Voici l’intégralité de cette interview transmise par le Bureau de presse de la Présidence de la République:

Télé sud (TS): Donc, les élections auront lieu le 30 juin?

Rachid Ndiaye (RN): oui, elles auront lieu le 30 juin.

TS: Ce n’est pas l’avis de l’opposition…

RN: Ecoutez, la loi, c’est la loi. Sur le plan légal, le président signe le décret et j’observe que c’est la première fois qu’il signe un décret concernant les élections. Puisque, auparavant, des propositions ont été faites mais il voulait que toutes les conditions soient réunies avant que les Guinéens puissent aller à ces consultations populaires.

TS: Donc pour vous aujourd’hui, il est possible d’organiser pour le 30 juin des élections qui ont quand même pris du temps à être organisées?

RN: Mais oui, techniquement, c’est tout à fait possible. Mais je vous fais savoir également que cette élection a eu lieu beaucoup plus tard que c’était prévu dans le cadre. C’était une volonté commune, parfois des uns et des autres, que toutes les aspérités figurant dans le processus électoral soient complètement surmontées. Qu’on mette en place un dialogue qui puisse permettre à l’ensemble des forces politiques d’arriver donc à des points de convergence, qui sont des éléments importants concernant le scrutin. Je crois que, comme vous le savez, le pays a eu un dialogue national qui a eu lieu pendant trois à quatre mois. Ensuite, l’opposition a estimé qu’il fallait gérer le processus pour voir beaucoup plus clair concernant la révision des listes électorales, pas donc le recensement. Tous ces éléments là étaient importants, parce que le président souhaitait beaucoup plus qu’il soit critiqué dans le timing que sur la sincérité du scrutin.

TS: Pendant un bon bout de temps, on a considéré que la Guinée en était arrivée à son année zéro de la démocratie avec l’élection d’Alpha Condé. Mais, après, on n’a pas compris pourquoi à la suite des élections, il estimait que le fichier sur lequel il avait été élu n’était pas un bon fichier ?

RN: Oui. En fait, les choses sont un tout petit peu différents. C’est vrai que sur le plan du principe, c’est la première fois que la Guinée organise réellement des élections concurrentielles, libres et pluralistes. Il y a eu des scrutins avant où il y avait la pluralité, mais je ne suis pas sûr que la sincérité fût au rendez-vous. Un élément important, c’est quand même de voir que dans cette élection de 2010, le président sortant n’était pas candidat, ce qui donnait donc la chance à tous les candidats d’être sur le même pied d’égalité. Mais à l’issue de ce scrutin, je vous fais quand même remarquer en même temps qu’entre le premier tour et le second, le pays a mis six mois pour organiser l’élection présidentielle. C’est pour dire que les aspérités ne sont pas nouvelles. Ce n’est pas un problème par rapport aux législatives, c’est un problème général. Parce que, d’un commun accord, aussi bien le gouvernement, la CENI que le groupe international de contact qui parrainait ce processus, estimaient que ce n’était pas normal qu’autant de millions de personnes soient en dehors du processus électoral. Et, le scrutin a eu lieu et je crois qu’un des éléments importants, c’est de faire remarquer que l’élection du président n’a jamais été contestée par qui que ce soit. Il y a eu quelques affrontements, mais qu’on puisse à la fois dire une chose et son contraire… En même temps, la question est de savoir est-ce qu’il fallait que les élections soient brusquées ou fallait-il donner la chance à tout le monde de faire prévaloir ses revendications sur les fichiers et le processus, ainsi de suite. Ce fut un schéma ininterrompu. Donc, c’est ce qui nous a pris beaucoup plus de temps et, comme je le disais, le président souhaitait qu’il soit critiqué sur le timing que sur la sincérité du scrutin. On a mis tout ce temps là, il y a quand même eu des dialogues. Donc on a eu un débat avec l’opposition où il y avait dix points de divergences et, dans ces dix points, nous avons donné satisfaction à huit (8) questions. Les deux questions restantes, c’était à la fois le président de la CENI et le mode de fonctionnement de la CENI. Comme vous le savez, on ne peut pas demander à la fois au président de respecter l’indépendance de la CENI et en même temps lui demander de modifier son mode de fonctionnement.

TS: Mais pourquoi n’a-t-il pas pesé de tout son poids pour que dans la foulée, parce que généralement c’est ce qui se passe quand on organise une présidentielle, on cherche sur la tendance qui a été celle de la présidentielle pour faire élire une majorité qui convienne au président de la république? Mais telle n’a pas été l’erreur en Guinée Conakry?

RN: Parce qu’il ne voulait pas brusquer les élections, il ne voulait pas rentrer dans un schéma….

TS: Est-ce qu’il aurait gagné s’il organisait les élections législatives dans la foulée des présidentielles ?

RN: Dans la dynamique des présidentielles, ce serait griffer sur les législatives, puisqu’il a été élu sur la base d’un programme, sur la base d’une volonté de rupture avec la manière dont le pays était géré jusque là. Mais je crois que quand on regarde son itinéraire politique, on voit l’antériorité, on voit aussi l’idéal qu’il a incarné par rapport à l’ancien système, c’est tout à fait indispensable de prendre toutes les précautions indispensables à la clarté, à la sincérité de ce scrutin qui pourrait permettre une meilleure cohésion sociale, une meilleure volonté de regrouper le pays dans le cadre de l’unité nationale.

TS: On dit souvent des opposants historiques qu’ils ne font pas toujours de très bonnes présidences. Quelques régressions au Sénégal, on l’a vu un peu en Côte d’Ivoire avec Laurent Gbagbo. Est-ce que c’est le cas aussi à Conakry ?

RN: Comparaison n’est pas raison, sinon regardez les Guinéens aujourd’hui, même sur le plan médiatique, vous observez qu’il y a une trentaine de radios privées qui ne sont pas toujours favorables au gouvernement, quatre à cinq télévisions privées et, ces radios sont présentes dans le jeu politique. Elles couvrent l’actualité politique de manière permanente.

TS: Vous ne les fermez pas quand les informations ne vous plaisent pas?

RN: Non, non. Je vous dis que ce n’est pas possible en Guinée. Les Guinéens ont en idée qu’il faut une société ouverte, démocratique, une société pluraliste et je crois que ça aujourd’hui c’est un acquis. A partir de l’acquis, il faut maintenant aller de l’esprit de liberté à l’esprit de responsabilité. C’est ce qui pose parfois problème parce que, comme vous le savez, les médias obéissent à des règles de liberté mais aussi de responsabilité. Il y a une déontologie qu’il faut encore observer, ce qui n’est pas toujours le cas quand les médias sont les excroissances des forces politiques qui se sont longtemps illustrées dans la conquête du pouvoir.

TS: Vous parliez de groupe international de contact tout à l’heure. Ce groupe a laissé la Guinée suivre son corpuscule, l’arrêt de ses activités pour donner une chance au dialogue. Est-ce que vous pensez que c’est une bonne chose que le groupe ne fonctionne plus ?

RN: Le groupe a eu son rôle à une période où c’était utile que la communauté internationale participe au renforcement du processus électoral.

TS: Est-ce que c’est un regret dans le groupe?

RN: Aujourd’hui, la communauté internationale a été associée disons à la fois à la reprise du dialogue et à la consolidation du processus. Mais cette présence n’est pas une question préjudicielle. Il y a quand même un président élu qui est légitime. Nous ne sommes pas un pays post-conflit. Nous sommes dans un pays qui dispose aujourd’hui d’un président élu avec une Assemblée de transition qui n’a pas été élu mais qui fonctionne et qui joue le rôle carrément de parlement de transition. Je crois que c’est à partir du moment où l’opposition a émis un doute sur la sincérité du processus électoral sur le plan technique, qu’il a été invité à la fois par l’Union européenne, l’OIF, le PNUD, les chancelleries afin que cette communauté internationale soit témoin et puisse apporter une assistance au processus pour donner beaucoup plus de gages à ceux qui estiment qu’à n’importe quel moment du jeu, comme un match de football, on ne peut pas changer de maillot en plein match. Ce n’est pas possible, il y a des institutions, un gouvernement et un président qui est élu.

TS: L’autre contestation, vous l’avez probablement déjà entendu et au moins plusieurs fois, c’est sur les sociétés qui gèrent le fichier électoral, la nationale et Waymark. Qu’en est-il, vous gardez ou vous changez, sur quelle base?

RN: Je vous fais observer que l’opérateur Waymark, qui a une référence internationale, n’a pas été choisi par le gouvernement. Juridiquement, le gouvernement n’a pas les moyens de choisir un opérateur. L’opérateur a été choisi en toute indépendance par la commission électorale nationale indépendante qui est l’instance chargée d’organiser les élections. Et, le contrat avec Waymark, ça va étonner beaucoup de gens, date du 24 juin 2010, pratiquement six mois avant l’arrivée du président, Alpha Condé au pouvoir.

Donc par conséquent, c’est un acte discrétionnaire, pris par une institution chargée d’organiser les élections et qui a donc choisi cet opérateur avant que le président actuel n’arrive au pouvoir. Donc par conséquent, il est difficile de demander à un président de s’ingérer dans une affaire qui relève d’un lien contractuel entre une CENI et un opérateur électoral, ça c’est une chose. La seconde chose, on dit souvent ‘’oui il a fixé le décret de manière unilatérale’’.

Passons sur le fait qu’un décret est toujours par définition unilatéral. Mais j’attire votre attention sur le fait que le président, juridiquement, n’a aucune possibilité de fixer lui-même la date d’une élection aujourd’hui dans le contexte guinéen. Parce que ce rôle incombe à la CENI. Et, la CENI a proposé à la fois un chronogramme et une date. C’est à l’issue de cette proposition, que le président a estimé de son côté, en respectant son obligation légale, que les conditions techniques sont réunies. Et, il a signé un décret. C’est la première fois, il n’a jamais signé avant. J’entends dire cela, oui, il ya eu report. Je précise qu’il n’y a jamais eu de report.
TS: Vous garantissez le fait que là, il n’estime pas que toutes les conditions soient réunies pour qu’il ait majorité, mais que les conditions sont réunies pour que les élections soient irréprochables?

RN: La volonté d’avoir une majorité à l’Assemblée relève de la politique.
TS: Signer un décret ne relève pas de la politique?

RN: Non, ça ce n’est pas politique, il a une obligation légale. Le président de la République, c’est lui qui signe le décret convoquant le corps électoral 70 jours avant le scrutin.

TS: Aujourd’hui il y a d’autres enjeux, on l’a suivi avec des manifestations qui ont été violemment réprimandées. On parle quand même de morts même si il y a eu deux morts et il ya eu trois morts côté des policiers quand même?

RN: J’attire votre attention sur le fait qu’aujourd’hui en Guinée, aucune manifestation n’a été interdite. Toutes les manifestations ont été autorisées.

TS: Pourquoi ça dégénère alors?

RN: Parce que tout simplement, les organisateurs n’ont pas pris toutes les mesures concernant la sécurité des manifestations. En Guinée, il existe une loi anti casseurs qui d’ailleurs a été concoctée en son temps contre l’actuel président.

Dans cette loi anti casseurs, il est clairement défini que les organisateurs assument toutes les responsabilités et conséquences de la marche (les délits, les blessés…). Et, également, il faut noter qu’en Guinée, ce n’est pas l’armée qui assume le maintien de l’ordre. C’est la police et la gendarmerie qui assurent le maintien de l’ordre avec des armes conventionnelles, c’est-à-dire, comme à Paris, des gaz lacrymogènes… C’est pourquoi d’ailleurs le gouvernement a estimé qu’il fallait proposer un itinéraire sécurisé.

TS: Mais pourquoi il y a des morts?

RN: Il y a des morts parce que malheureusement la violence a été orchestrée par une partie des forces de l’opposition occupant le terrain face à des policiers qui ne sont pas armés. Certains jeunes policiers et gendarmes stagiaires ont même perdu la vie dans ces combats là. Et, malheureusement, il y a une surenchère de la part de l’opposition qui estime peut-être que s’il y a plus de morts, plus de blessés, ça porterait atteinte à l’image du régime. Une erreur stratégique parce qu’il s’agit de l’avenir du pays, il s’agit d’organiser des élections libres, concurrentielles qui permettent au pays de se doter d’une Assemblée nationale.

Et il y a eu des flèches et des pierres. Malheureusement, l’issue a été préjudiciable mais, comme une fois, le gouvernement a toujours estimé qu’il faut appeler l’ensemble des acteurs politiques au calme et à la responsabilité. Après tout, le pays est plus important que les cadres.
AGP/20/05/013 BPP/AGP

 
‘’L’AGP nourrit une forte ambition d’être une Agence de presse dynamique, efficace à l’image des autres Agences qui ont déjà acquis leurs lettres de noblesse dans le monde’’, a indiqué son nouveau directeur

Conakry, 6 mai (AGP)- A l’ occasion de son installation dans ses nouvelles fonctions, lundi, 5 mai, le Directeur Général de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP), Alpha Kabinet Doumbouya a, dans son discours de circonstance, indiqué, que l’AGP nourrit une forte ambition d’être une Agence de presse dynamique, efficace à l’image des autres Agences qui ont déjà acquis leurs lettres de noblesse dans le monde.



Voici l’intégralité de son discours :



‘’DISCOURS DE Mr ALPHA KABINET DOUMBOUYA, DIRECTEUR GENERAL ENTRANT DE L’AGP A LA PASSATION DE SERVICE



Honorable Député Hadja Nantou CHERIF KONATE, Présidente Nationale du RPG Arc-en-ciel

Monsieur L’Inspecteur Général Adjoint, représentant du Ministre de la Communication

Monsieur le Secrétaire Général du CNC

Monsieur le Directeur Général sortant,

Monsieur le Directeur Général Adjoint entrant

Madame la Vice maire de la Commune de Kaloum

Respectueux cadres et travailleurs du Ministère de la Communication

Chers invités, Mesdames et Messieurs



Au lendemain de la célébration de la Journée Internationale de la Liberté de la presse, nous voici encore réunis pour un autre événement, celui de l’installation des responsables promus par décret présidentiel le 14 Avril 2014, sur proposition du Chef du Département de la Communication, à la tête de la plus prestigieuse structure d’informations dans le secteur de la presse. En Guinée comme ailleurs, une Agence de Presse est une égérie pour le reste des média.



De façon très simple, la source fiable des informations et la sève nourricière des Rédactions.



Il ne peut en être autrement, même si la technologie avancée dans le domaine de l’information, offrant en relief une concurrence effrénée vers la primeur des nouvelles, fait souvent oublier à certains, le rôle capital d’une Agence de presse.



Mes pensés pieuses vont aux pionniers qui ont eu le courage de tracer les premiers sillons de notre Agence de presse, aujourd’hui veuille de 54 ans.



C’est pour moi donc, l’occasion solennelle de remercier le Président de la République, Chef de l’Etat, Professeur Alpha CONDE pour la confiance portée à ma modeste personne en me confiant la Direction de l’AGP par un acte officiel en y apposant sa signature.



Egalement, je remercie le Ministre de la Communication pour le choix dévolu et approuvé par le 1er Magistrat de la Nation.



Sollicitant toujours la bénédiction de mes parents et le soutien moral de vous tous, collaborateurs, amis, sympathisants et proches, ainsi que mes épouses et mes enfants, je voudrais réitérer mon engagements au service de la Nation et ma volonté de mériter de la confiance portée à ma modeste personne.



Mes nouvelles fonctions dans cet autre environnement médiatique seront perçues par moi, comme une nouvelle école dans le long parcours parmi vous et avec vous chers collègues de la famille de la presse nationale, mais pas comme une sorte d’auréole qui ne suffit qu’à d’autres pour charmer.



Le Meilleur c’est vous ! Mes frères et sœurs qui meublez le personnel de l’AGP.

Le souci de réussite qui m’anime ne saurait se réaliser sans votre soutien et votre contribution à la qualification du travail qui nous ait demandé.



Mais, nous sommes tous condamnés à développer quatre valeurs : le patriotisme, l’amour de la profession, la crédibilité et la fraternité.



‘’Tout nouveau pas est un saut dans l’inconnu’’ dit-on, pour ma part je voudrais ici et maintenant balayer d’un revers de la main cette assertion qui s’applique à d’autres situations. A l’AGP, c’est ma famille que je retrouve et je ne suis pas au premier pas de mes relations avec les hommes et les femmes de ce service.

Je viens plutôt avec l’étendard qui porte un seul slogan, selon lequel, ‘’c’est une équipe qui gagne’’.



Le challenge pour nous (travailleurs de l’AGP) est de répondre aux attentes du Chef de l’Etat, du Ministre de la Communication ; et du Gouvernement tout en entier qui ne ménage aucun effort pour impulser les médias en Guinée.



La légitime ambition de ce côté, est de mettre en place une presse responsable, capable de jouer efficacement le rôle de courroie de transmission entre gouvernants et gouvernés.



L’élan du gouvernement dans ce sens est porteur d’espoir et d’espérances au regard des multitudes actions positives du Chef de l’Etat en personne, à l’endroit des média de services public et privé ; en témoignent l’élévation de la subvention annuelle accordée à la presse privée et les moyens logistiques offerts aux média publics. J’en veux pour preuve les émetteurs et les véhicules 4 x 4 à la RTG.



L’AGP nourrit une forte ambition d’être une Agence de presse dynamique, efficace à l’image des autres Agences qui ont déjà acquis leurs lettres de noblesse dans le monde. Je veux citer entre autres L’AMAP (du Mali), L’Agence marocaine de presse et L’AFP en Europe ou Reuter. Ces consœurs, plus que jamais fières, impressionnent par l’équipement et le capital humain, et ne sont pas moins visibles dans la concurrence.



Notre doléance s’inscrit dans cette direction auprès du gouvernement, en vue de promouvoir la communication institutionnelle et mieux traduire dans les faits les préoccupations des citoyens par le biais de l’information, la bonne et la plus crédible.



Avec les moyens, que l’AGP sollicite de tous ses vœux, ce média de proximité promet de redevenir la structure faitière où viendront s’abreuver les autres média pour mieux informer leurs publics.

Dans le contexte actuel du droit à l’information, le citoyen n’attend plus. Il va où il trouve l’information à chaud : « Que s’est-il passé dans le monde ce matin ? » Il est impatient de le savoir.



Par ailleurs, le droit à l’exercice d’informer ne peut plus s’accomplir désormais avec brio, que par la qualité des moyens du bord défiant toute compétition, au delà de la compétence des hommes attelés à cette mission.



Aujourd’hui, les premiers concurrents pour les Agences de presse sont les sites d’informations, les réseaux sociaux et la passion de ceux qui s’intéressent aux NTIC. Cependant, la participation des mains non expertes au rôle d’informer ne va pas sans danger : C’est la désinformation et l’intox.



Le professionnalisme, l’éthique et la déontologie restent donc les seuls remparts devant ces phénomènes qui menacent le métier de journalisme.



L’Agence de presse est l’autoroute la plus sûre dans un monde devenu un simple village planétaire.



Face à cet enjeu, l’AGP entend jouer la partition qui est conforme au rythme de l’évolution de sa société. Elle demande ainsi de la part des décideurs une attention particulière et pérenne, tout en promettant que les fruits répondront à la promesse des fleurs.



Dans cette lancée, nous comptons sur le Ministre de la Communication, et souhaitons au Chef de l’Etat pleins succès dans son combat pour la Prospérité et la Démocratie.



Vive la Guinée

Qu’Allah bénisse les guinéens. Je vous remercie’’.

AGP/6/05/014 AGP

 
‘’Si la France n’était pas intervenue, où en serait-on aujourd’hui ?’’, s’est interrogé le président de la République de Guinée sur la RFI

Conakry, 25 jan (AGP)- Le chef de l’Etat guinéen, PR Alpha Condé, présent pour le Forum Economique Mondial (FEM) à Davos, revient sur son soutien à l’intervention française au Mali, mais aussi sur les enjeux que représentent pour son pays des rendez-vous, tels que celui de Davos, propos recueillis par Mounia Daoudi de la Radio France Internationale (RFI), transmis le Bureau de Presse de la Présidence de la République.

Voici l’intégralité de l’Interview au cours de laquelle, il a posé la question de savoir que, si la France n’était pas intervenue, où en serait-on aujourd’hui ?

RFI : Monsieur le président, vous venez de participer ici, à Davos, à une table ronde sur la situation au Mali. Quelles ont été les préoccupations de vos interlocuteurs ?

Alpha Condé : Je crois que, surtout, il s’agissait de savoir ce qu’il faut faire au Mali. Évidemment, s’il y a eu cette situation, c’est parce qu’il n’y a pas de régime démocratique en Afrique qui travaille pour le peuple africain. Mais pour le moment, le problème qui se pose, c’est le problème des terroristes.

Si la France n’était pas intervenue, où en serait-on aujourd’hui ? Parce que, il est évident que les terroristes auraient pris l’aéroport, ils auraient pris Bamako et toute l’Afrique de l’Ouest aurait été déstabilisée. Donc, il s’agit, à court terme, de résoudre le problème militaire. Et ensuite, de permettre l’installation d’un régime démocratique au Mali, mais surtout d’assister le peuple malien à la gestion du pays, y compris à la gestion des ressources économiques.

RFI : Justement, est-ce que vous avez senti un soutien à cette action militaire ? Neuf chefs d’État africains sont présents ici, à Davos, dont le président Jacob Zuma qu’on sent, quand même, un peu plus réticent. Est-ce que vous avez pu lui parler ?

Alpha Condé : Je pense que le président Zuma et moi on a de très, très bonnes relations. Nous avons été d’accord pour nous opposer à l’intervention étrangère en Libye, mais je crois que dans le cas du Mali, c’était une course de vitesse. Nous n’étions pas capables, en tant qu’Africains, de bloquer les terroristes.

Seule la France l’a fait. Mais il faut que nous, on prenne maintenant la relève. Mais aussi que l’on convainque le monde entier, qu’après le Mali, des rebelles vont aller dans le désert. Et là, pour que l’Afrique ne soit pas un nouvel Afghanistan, il faut que les Américains, les Européens et tout le monde s’implique.

Évidemment, nous aurions souhaité que les problèmes soient résolus par l’Afrique, pas par un pays extérieur à l’Afrique. Mais aujourd’hui, nous nous félicitons tous de l’intervention française. Nous allons faire en sorte que, rapidement, les armées africaines se substituent à la France.

L'Afrique, plus que tout autre continent aujourd’hui, a besoin de démocratie, a besoin de gouvernements qui travaillent au profit des grandes couches les plus déshéritées, surtout les femmes et les hommes. Je pense que le problème du Mali, au-delà de la guerre, nous interpelle. Parce que les causes profondes c’est l’inégalité, c’est la mauvaise gouvernance.

RFI : Davos c’est un petit peu le rendez-vous de l’élite économique mondiale. Que vient-on chercher à Davos, quand on est un chef d’État africain ?

Alpha Condé : Quand on est un chef d’État, élu démocratiquement, la préoccupation c’est le développement du pays au profit des populations. Et pour cela, nous avons besoin d’attirer des investisseurs. Donc, nous devons être, en quelque sorte, des commis voyageurs qui doivent présenter nos pays, et attirer des investisseurs, afin d’améliorer les conditions de vie.

Parce que sans les investissements, sans développement de secteur privé, il est très difficile de trouver du travail pour les jeunes et d’améliorer les conditions de vie des populations. Donc, c’est une bonne occasion pour nous, d’attirer les investisseurs.

RFI : Il a, justement, été beaucoup question du déficit en infrastructures du continent. Vous-même, quand vous êtes arrivé au pouvoir, vous vous êtes engagé à améliorer le quotidien des guinéens. Aujourd’hui, les attentes sont encore nombreuses dans ce domaine.

Alpha Condé : Oui, mais malheureusement, on avait un problème. Nous avons un PIB de cinq milliards et nous avons une dette de trois milliards cent millions. Donc, la priorité, c’était d’abord de sortir du PPTE (pays pauvres très endettés, ndlr). Donc, la macro-économie. Et c’est vrai que la macro-économie, c’est fondamental. Mais ça ne résout pas le problème des populations. C'est-à-dire, ça n’améliore pas l’assiette.

Donc, nous avons dépassé le cap du PPTE. Maintenant, la politique que nous avons, c’est : comment améliorer les conditions de vie des populations. C'est-à-dire, comment améliorer l’assiette de Guinéens. Et ça, cette étape, nous en sommes aujourd’hui – malgré toutes les difficultés – nous sommes certains qu’après les élections législatives, la Guinée va aller très vite.

RFI : Justement, la Guinée a signé au mois de décembre, avec l’Union Européenne (UE), une Convention pour l’obtention du dixième Fonds Européen de Développement (FED). Donc ce fonds qui va vous permettre d’engager des travaux d’urgence. Mais le déblocage de cette aide est soumis à la tenue effective d’élections législatives. Or, aujourd’hui, en Guinée il y a un problème, c’est le problème du fichier électoral. L’opposition conteste ce fichier électoral. Que comptez-vous faire ?

Alpha Condé : Non !... Je crois que vous êtes en retard ! Le fichier – la Céni [Commission électorale nationale indépendante, ndlr] est en train de faire le pré-affichage du fichier électoral – tous les électeurs qui ont voté au premier tour sont déjà sur le fichier. Et le fichier est déjà en train d’être affiché, pour que les gens viennent voir s’il y a leurs noms. Donc, dans quelques jours, nous allons commencer la révision, pour compléter ceux qui n’avaient pas été sur la liste

Le problème du fichier ne se pose plus, puisqu’il est déjà en train d’être affiché, et que tout le monde se retrouve dedans. Que ce soit à la fois numérique ou biométrique, le problème est résolu, puisque non seulement on les a transférés, mais on les a imprimés.

Les gens sont en train de voir, maintenant, ceux qui ne sont pas inscrits. Parce que nous avons, à cause de l’impôt de capitation, beaucoup de gens qui ne s’inscrivaient pas. Aujourd’hui, moi, je surveille l’impôt. Donc, c’est ceux qui ne sont pas sur la liste qui vont s’inscrire. Et c’est ce en quoi va consister la révision complémentaire pour aller aux élections.

RFI : Et les élections sont maintenues pour le mois de mai ?

Alpha Condé : Ça, c’est la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) qui décide. Moi, la seule obligation que j’ai, c’est de convoquer les élections, 70 jours avant. Je suis certain que la CENI tiendra cette date et que je pourrai convoquer les élections 70 jours avant.
AGP/25/01/013 BPP/AGP

 
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