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Boké : les conducteurs de taxis-motos soufflent le froid et le chaud

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Boké, 10 jan (AGP)- La Police routière de la préfecture de Boké organise tous les jours au petit matin, depuis des mois, des patrouilles dans le but de mettre de l’ordre dans la circulation routière au niveau de la Commune urbaine de la préfecture de Boké, a constaté l’AGP.


Depuis, les conducteurs de taxis-motos soufflent le froid et le chaud parce qu’étant la principale cible de ces opérations.


Selon une source policière, «à Boké, souvent les conducteurs interpellés n’obéissent pas aux exigences de la conduite, notamment, le port des paires de chaussures fermées et de casque de protection. Les agents de la police ont souvent de sérieux problèmes avec ceux-là qui conduisent sans aucun papier légal (carte grise)».


Ajoutant : «Il y a parmi les conducteurs de motos en général, ceux qui prennent le sens contraire, c’est-à-dire qui brulent les panneaux d’interdiction. Ensuite, tu trouveras qu’ils ne disposent aucun papier permettant l’identification des engins et leurs conducteurs. Nous organisons ces traques pour amoindrir les risques d’accidents et de vols de motos dans la cité. Les opérations sont loin du rançonnement et de l’arnaque».


Pour ne pas être vus par leurs copines, certains conducteurs de mototaxis s’habillent en civil pour passer inaperçus, mais on se connait…», a soutenu un agent de constat.


Un avis qui n’est pas partagé par certains conducteurs. C’est le cas de ce jeune qui a préféré garder l’anonymat : « Ah mon frère. A l’heure-là, on souffre. Parce que même si tu as les papiers au complet, la Police va prendre ta moto l’envoyer au Commissariat. Pour la reprendre, il faut passer plusieurs heures. Qu’elle sache que nous ne faisons pas ce travail par plaisir, mais pour nourrir nos familles en attendant de trouver un emploi décent. Que tu sois dans les normes ou pas, si tu as la malchance que ta moto arrive au Commissariat, tu vas payer 5.000 ou 10.000 francs guinéens pour la récupérer. On nous arnaque tous les jours ; ils sont trop affamés les gens-là…».


«Commandant, Baba, Officier, mon fils, doyen, on a un décès. On va à l’enterrement ! On a un malade grave au village, on vient chercher ses produits à la pharmacie. Nous sommes en mission, s’il vous plaît…», c’est le refrain des locataires des mototaxis.


Malgré cette plainte, la Police ne désarme pas. Elle continue régulièrement ses opérations au niveau des ronds-points et le long de toutes les artères de la place.


AGP/10/01/017 MMC/JPO/ST

 
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