EDITO
De l’air dans le Van
Par Alpha Kabinet Doumbouya Les zèbres sans rayures sont montés, le van est prêt. Les chevaux s’en plaideront, faute de ... LIRE LA SUITE >


AVIS DE CONCOURS
CONCOURS DU GRAND PRIX DE LA FAAPA POUR LE MEILLEUR ARTICLE, LA MEILLEURE PHOTO, LE MEILLEUR REPORTAGE VIDEO ET LE MEILLEUR REPORTAGE AUDIO

EPHEMERIDE
De l’OUA à l’UA, 54 ans de marche vers l’unité et le Développement de l’Afrique /Une Synthèse de Amadou Nadhel Diallo
Conakry, 23 mai (AGP)- La naissance de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), aujourd’hui Union Africaine (UA), il y a ... LIRE LA SUITE >


Partenaires

BOURSE D'ETUDE AU JAPON

CEDEAO

OSIWA

Soins Rural TM KALLO Atteindre ceux hors portée


La République Centrafricaine s’enfonce dans une nouvelle crise

SommaireAccueil



Bangui, 17 juil (NRC) - Trois ans après la signature par les groupes armés d’un accord de cessez-le-feu, plus d’un million de personnes sont déplacées. « Le nombre de familles déplacées de chez eux a atteint un niveau qui n’avait pas été égalé depuis le pic du conflit de 2014 » prévient Eric Batonon, Directeur Pays du Conseil Norvégien pour les Réfugiés (NRC).

Plus de 100 000 personnes ont fui leur maison en République Centrafricaine depuis avril en raison de la résurgence des affrontements dans plusieurs parties du pays. Au total, plus de 534 000 personnes sont désormais déplacées à l’intérieur du pays et 481 000 personnes se sont réfugiées dans les pays voisins. L’instabilité politique et les conflits à répétition ont laissé plus de la moitié de la population dans le besoin d’une aide humanitaire.

“Nous pensions que le cessez-le-feu de 2014 nous apporterait la paix et la cohésion sociale mais ce à quoi nous assistons aujourd’hui est l’opposé. J’ai fui Bambari pour me rendre dans un lieu plus sûr après que des membres de l’ex-Seleka aient brulé notre maison et tué mon père » raconte Frank Pabingui, un récent déplacé et père de deux enfants, au personnel de NRC à Sibut.

“Nous devons réaliser que la République Centrafricaine est de nouveau dans une spirale dévastatrice. Fermez les yeux sur la situation actuelle ne fera pas disparaitre la crise mais au contraire, cela ne peut que l’aggraver » précise M. Batonon.

Le manque d’attention internationale portée à la crise se traduit par un manque de financement pour y répondre. En ce milieu d’année, moins de 30% du financement nécessaire pour répondre aux besoins humanitaires en 2017 a été atteint.

“Il y a un besoin urgent de financement afin de s’assurer que la population reçoive l’aide humanitaire la plus basique. La plupart des récents déplacés ont été forcés de s’enfuir de manière soudaine laissant tout derrière eux. Ils n’ont pas de nourriture, pas d’eau potable, pas d’abris et ils n’ont pas accès à des installations sanitaires ou médicales. Si nous ne sommes pas capables d’agir maintenant, cette situation humanitaire dramatique pourrait engendrer de nouveaux conflits, » explique M. Batonon.

Trois ans plus tôt, le 23 juin 2014, les rebelles de la Seleka et les milices Anti-Balaka ont signé un accord de cessez-le-feu après un an et demi de conflit. L’accord a été un premier pas vers un apaisement des hostilités mais de nombreux problèmes sont restés sans solutions et, depuis novembre dernier, le conflit a de nouveau repris et s’étend à de nouvelles parties du pays. En juin de cette année, un accord de paix a été signé par 13 des 14 groupes armés du pays. Le lendemain de la signature de l’accord de paix, des dizaines de personnes étaient tuées dans de nouveaux affrontements dans la ville de Bria, à l’est du pays.

“L’espoir apporté par l’accord de paix a vite été brisé par la résurgence des violences et les nouveaux déplacements de population de ces dernières semaines » commente M. Batonon

“Toutes les parties armées devraient respecter l’accord et travailler vers une paix durable pour le pays. Le conflit, couplé au manque de développement, et au manque de services publiques tels que les écoles ou hôpitaux, ainsi que le taux élevé de malnutrition constituent ensemble un cocktail toxique, responsable de la mort de beaucoup de civils » a ajouté M. Batonon.

Faits :






  • 534 000 personnes sont déplacées à l’intérieur de la République Centrafricaine et 481 000 personnes sont réfugiées dans les pays voisins.

  • Plus de 2.2 million de personnes ont besoin d’aide humanitaire, soit près de la moitié de la population du pays.

  • Plus de 180 000 personnes souffrent de malnutrition aigüe.

  • La République Centrafricaine se situe au 188e rang de l’index de développement humain, soit le dernier rang.

  • Plus d’un enfant sur 10 meurt avant l’âge de 5 ans et toutes les 100 naissances une mère décède lors de l’accouchement.

  • 66% de la population n’a pas accès à l’eau potable et 25% de la population n’a pas accès à un abri décent

  • Le sous-financement atteint 70% des besoins. Les agences des Nations Unies et les partenaires humanitaires ont demandé presque $ 400 million pour répondre aux besoins humanitaires cette année mais jusqu’alors, moins de $120 million ont été reçus.



AGP/17/07/017 - OCHA/UNHCR/NRC/AGP










 
SommaireAccueil

AVIS DE CONCOURS  ::  Infos Régionales  ::  Flash infos  ::  Partenaires  ::  INFOS continue...  ::  Videos : Les JT  ::  EPHEMERIDE  ::  EDITO  ::  


Privé - Espace Clients Privé - Espace Clients  

© Rosawebpro
https://www.jica.go.jp/senegal/french/