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Fête de Tabaski: flambée des prix des moutons à Conakry

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Conakry, 31 août (AGP) – A quelques heures de la de la fête de l’Aïd El Kebir, ou fête de Tabaski, la ruée vers les moutons a pris une vitesse supérieure tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays, car chaque famille voudrait s’en procurer, a constaté l’AGP.



Si les principaux points de vente sont suffisamment ravitaillés, les prix quant-à eux ont connu une montée vertigineuse par rapport aux années précédentes ce, malgré la stabilité de la monnaie et du prix des produits pétroliers.



Cette situation est difficilement vécue par la population qui, en plus du contexte économique du pays, traverse la période de soudure dans sa phase ultime.



Se procurer d’un animal avant le jour de la fête et exécuter le sacrifice, comme prescrit par l’islam, constitue un véritable défi pour des nombreuses familles musulmanes à ce jour.



Un mouton guinéen se négocie entre 1 200 000 à 1 300 000 francs guinéens contrairement à l’année dernière où, les prix tournaient autour de 900 000 francs guinéens. Les moutons maliens, eux sont vendus à plus de 2 300 000 francs guinéens.



Le prix des bœufs a également grimpé et se négocie entre 3 millions et 3 500 000 francs guinéens.



De nombreux clients rencontrés sur les marchés à bétail jugent les prix assez élevés et accusent les vendeurs de moutons d’être de mauvaise foi.



Selon Saïdou Sow, vendeur de moutons, au parc de Yimbaya dans la commune de Matoto, la cherté du marché du bétail est due au faible accompagnement du gouvernement au secteur de l’élevage et surtout les conditions difficiles d’acheminement du bétail des villages vers la capitale.



« IL y'a trop de frais à payer sur la route. Notamment, les frais de dédouanement à la frontière guinéo-malienne dans la préfecture de Siguiri sont très élevés ; sans oublier les différents barrages de contrôles routiers », s’est lamenté, M. Sow.



Dans les grands marchés de bétail de Conakry, les moutons se comptent par milliers. Mais, cela ne contribue nullement à fléchir les prix pour permettre aux fidèles musulmans, de faire face à d’autres dépenses liées par exemple, à l’ouverture des classes prévue deux semaines, après la fête.



Avec un salaire minimum interprofessionnel garantie (SMIG), fixé à 440 000 francs guinéens, de nombreuses familles, frappées par la cherté de la vie risquent de manquer cette année à cette recommandation divine.



Beaucoup attendent le jour-j, pour se procurer un animal ; car ils estiment que les vendeurs seront obligés ce jour, de se débarrasser de leurs leurs marchandises, au risque de perdre.



A noter que la ‘’Tabaski’’ ou Aid El Kebir signifie littéralement "la grande fête". C’est une fête du calendrier musulman au cours de laquelle le fidèle musulman qui en a les moyens immole un mouton en guise de sacrifice.

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AGP /31/08/017 - IC /AND/JPO

 
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