Conakry, 15 avril (AGP)- La formation des formateurs à l’intention de 30 journalistes et responsables de rédaction se poursuit au Centre de Formation et de perfectionnement en Techniques de l’Information et de la Communication.

Après les techniques d’investigation, les participants ont été outillés en Fact-Checking afin d’avoir des aptitudes leur permettant de vérifier les informations ou autres rumeurs qui circulent dans les masses médias.
La circulation des Fakes News et les rumeurs notamment sur les réseaux sociaux peuvent avoir des conséquences graves pour les individus et les communautés.

Pour faire face à cette menace, le Centre de Formation et de perfectionnement en techniques de l’Information et de la communication, a fait appel à l’expertise de la Cellule Norbert Zongo pour le Journalisme d’Investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO), en vue de renforcer les capacités des journalistes guinéens à pouvoir vérifier et à confirmer ou infirmer les faits et les sources d’informations.
Dans sa communication, le formateur, M. Ignace Sossou, de la Fondation Norbert Zongo, a fait savoir que la méthodologie du Fact-checking consiste à prioriser les sources primaires, ensuite les sources secondaires et enfin recourir aux outils de vérification qui sont les moteurs de recherche comme Google, Yandex, InviD ou RadarBox24.
Ces moteurs de recherche, dit-il, sont capables d’authentifier les images, vidéos ou autres supports sonores rependus sur le WEB.
A travers des travaux pratiques, les participants se sont familiarisés à ces outils de vérification.

Le formateur a surtout insisté sur les principes fondamentaux du Fact-checking qui sont la fidélité aux faits, l’impartialité dans le traitement des informations, faire preuve de transparence, utiliser des sources fiables, la précision et le respect des règles d’éthique et de la déontologie.
Igance Sossou a également parlé des biais cognitifs tels que le biais de confirmation, le biais de disponibilité ou l’effet de notoriété qui peuvent induire le journaliste à des erreurs d’appréciation durant le processus de vérification. Parmi les sources primaires à consulter, le facilitateur a cité entre autres : Les documents administratifs officiels, les photographies, vidéos ou enregistrement audio des évènements ou des témoignages.
S’agissant des sources secondaires, il a parlé des articles de presse, les blogs, les sites WEB, les études scientifiques et les rapports d’experts.
A préciser que la couverture des élections et le traitement de l’information seront aussi développés durent cet atelier.
AGP/15/04/023 AND/MKC




