Mamou, 26 juin (AGP)- Ils sont au total 23 gendarmes venus des préfectures de Pita, Dalaba et Mamou qui suivent une formation sur la traite des êtres humains.
Ce sont les locaux du groupement de la gendarmerie territoriale de Mamou qui servent de cadre à cette formation de cinq (5) jours.
C’est le gouverneur de la région administrative de Mamou qui a présidé l’ouverture des travaux en présence du préfet, du vice-président de la délégation spéciale de la commune urbaine de Mamou, du procureur de la République près du tribunal de première instance de Mamou et des responsables des services de sécurité de la région.
Dans son allocution, le commandant du groupement de la gendarmerie territoriale de Mamou a indiqué que « cet atelier s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités de nos personnels gendarmes et policiers sur la traite des êtres humains qui tend à devenir un fléau dans notre pays. En outre, j’exhorte les participants de s’y mettre et accorder le maximum de sérieux pendant la durée de cet atelier pour qu’à la fin, qu’ils fassent une restitution correcte au niveau de leurs unités respectives. J’ose croire qu’à la fin de ce atelier, les participants seront mieux outillés pour lutter contre ce fléau ».
Sous- lieutnant Kadiatou Sylla, formatrice, a de son côté salué et remercié le président de la transition , le colonel Mamadi Doumbouya, chef de l’Etat , chef suprême des armées pour les efforts fournis en faveur de la refondation de l’Etat qui est une priorité du CNRD, avant de parler de la traite des êtres humains.
« La traite des êtres humains est un fléau presque méconnu des populations du monde et particulièrement ceux qui sont responsables de l’application de la loi. Cette infraction à qualification criminelle qui se commet à l’ombre et souvent confondue à d’autres infractions et correctionnalisée par certaines législations d’autant plus qu’elle est la deuxième activité criminelle la plus lucrative dans le monde après la drogue. Elle constitue de nos jours, un moyen d’enrichissement illicite pour les trafiquants et de graves violations de droits de l’homme. Ce qui plonge les pays dans une situation de volatilité sans précédent. Chaque année près de 2 400 000 personnes en sont victimes, en particulier les femmes et les enfants. Ainsi les unités de police et de gendarmerie étant en manque de personnels qualifiés, ce qui réduit effectivement leurs capacités opérationnelles pour mener à bien leurs activités dans les enquêtes judiciaires. C’est pourquoi le phénomène de la criminalité et du grand banditisme connaît une recrudescence suite à l’impunité de ces auteurs car la recherche et l’arrestation des auteurs de ces actes anti-sociaux se heurtent à des obstacles multiformes », a indiqué la formatrice.
Durant les cinq (5) jours de formation plusieurs modules seront développés notamment l’Introduction sur la traite des êtres humains ; Cadre juridique de la traite des êtres humains; Indicateurs d’identification des victimes de la traite des êtres humains; Niveaux d’identification d’une victime de traite; Distinction de la traite des êtres humains aux pratiques assimilées ; Incrimination de la traite des êtres humains en République de guinée; Techniques d’enquête et mode de preuves dans les affaires de traite ; Protection des victimes et témoins de la traite des êtres humains et le tout accompagné par des travaux de groupes et restitutions.
AGP/26/06/023 AOS/AND




