Ratoma, 29 juin (AGP)-Au marché Yembeya dans la commune de Ratoma, les femmes cohabitent avec un énorme dépotoir d’ordures, difficile d’y croire. En dépit des problèmes de santé auxquels elles sont confrontées au quotidien, elles sont obligées d’exposer les aliments à proximité des ordures créant ainsi un grave risque sanitaire pour les consommateurs pendant cette période hivernale.
En plein cœur du marché de Yembeya, un dépotoir occupant un espace considérable. Difficile de respirer à côté, à cause des odeurs nauséabondes qui s’y dégagent. Des vendeuses pourtant cohabitent depuis très longtemps avec ces ordures. Malgré le risque de santé que cela entraîne, elles disent n’avoir d’autres choix que de venir s’installer et exposer leurs marchandises à proximité des tas d’immondices.
Kadidja Soumah, vendeuse de légumes affirme que : « Tout le monde déverse ses ordures ici c’est pourquoi le dépotoir est rempli si vite. Nous n’arrivons même pas à écouler nos marchandises en toute tranquillité à cause des vers de terre qui montent sur nous. Nous sommes bien conscientes des risques sanitaires mais nous n’avons aucun choix, c’est ici que nous gagnons notre vie. »
Ces femmes disent ne pas comprendre l’inaction de l’administration du marché auprès de laquelle, elles versent chaque jour une somme d’argent pour assainir le marché. En dépit de cela, plusieurs démarches ont été menées pour dégager ces ordures en vain. Fatiguées de cette situation, elles appellent à l’implication des plus hautes autorités. « Nous payons régulièrement nos taxes, chaque jour nous déboursons mille cinq cent francs. Mille francs pour l’assainissement et cinq cent francs pour le bureau du marché, » explique Marie Guilavogui, vendeuse de légumes.
Les riverains, eux, se disent très préoccupés par l’insalubrité qui bat son plein dans ce marché. Ils disent ne pas être à l’abri des maladies car l’hygiène étant le moyen le plus sûr de se préserver de plusieurs maladies en période hivernale est absente ici.
AGP/29/06/023 JB/MKC




