Koubia, 24 Juil(AGP)-Le gouvernement de la transition à travers le ministère de l’agriculture entend éliminer la famine en zone rurale.
Comme on le sait, le riz reste la principale alimentation des Guinéens, tant en zone urbaine qu’en zone rurale. Même si apparemment les citoyens en zone rurale ont beaucoup plus de possibilité de varier leur alimentation avec notamment les cultures de subsistance dans les champs et tapades comme le fonio, les haricots, le Mil ou le sorgho.
Pourtant plus de 40% de ce riz consommé est importé et bon nombre des Guinéens optent pour cette denrée importée à cause de son prix qui est plus ou moins abordable au marché par rapport au prix du riz local pourtant exempté de toute taxe.
Pour répondre à ces besoins et dans le souci de renforcer la capacité des agriculteurs, le gouvernement guinéen à travers le Ministère de l’agriculture appuie les producteurs en zone rurale en leur fournissant des semences et des engrais remboursables.
À Koubia par exemple, la Préfecture a vient de recevoir 30 tonnes de semences de maïs, 25 tonnes de semences de riz et d’autres semences maraîchères ainsi qu’une importante quantité d’engrais au bénéfice des agriculteurs.
Toutes ces semences sont livrées aux agriculteurs sous forme de prêt avec un taux de 10% au remboursement après la campagne. Si vous prenez par exemple 50 kg de Maïs, vous rembourser 55 kg à la récolte.
Selon les agriculteurs rencontrés dans la région, cet appuie est fondamental et logique même si certains déplorent l’arrivée tardive de ces semences cette année.
Pour Mamadou Saliou Baldé (l’un des plus grands producteurs à Koubia) « les semences reçues sont moins chères par rapport au marché d’où l’importance de saluer ce programme du gouvernement de la transition qui mise sur les agriculteurs afin de bouter la famine hors des frontières de notre pays », fin de citation.
Pour atteindre cet objectif l’Etat guinéen doit multiplier ce genre d’actions et favoriser l’accès au crédit par les agriculteurs à un taux très faible, aménager les zones rizicoles, former et déployer des conseillers agricoles dans tous les villages. Aussi, mécaniser l’agriculture, élaborer un code pastoral pour éviter le conflit récurrent entre agriculteurs et éleveurs dans un pays à vocation agro-pastorale.
C’est sont entre autres conditions sine qua non pour accroître la productivité afin de changer le comportement alimentaire surtout notre pays regorge d’importants domaines cultivables en toute saison.
Par Mamadou Alpha Diallo, AGP Koubia.




