Conakry le 8 Aout (AGP)- Malgré le passage de ministre du commerce sur les ondes de la RTG pour rassurer la population sur l’existence des stocks en quantité suffisante des denrées de premières nécessitées, le cas de l’oignon reste préoccupant dans les marchés du pays.
Le prix de l’oignon ne connait pas une baisse suffisante pour la satisfaction de la population. Le sac d’oignon de la deuxième variété importé se négocie entre 360. 000 et 370. 000Fg par endroit. Une situation inconfortable pour le panier de la ménagère. La hausse du prix serait due à la rupture de la première variété d’oignon importé.
Rencontrée au marché de Taouyah, Mariama, vendeuse explique : « Je vends deux variétés d’oignons, Rouge et Blanc. Présentement, c’est difficile d’avoir le sac, celui-ci, je l’ai pris à 370 000 Fg. Et étant détaillante, je revends les tas à 20 000 Fg, 10 000 et 5000Fg. Avant, si je prenais le sac à180 000Fg, je peux revendre à 2000 ou 3000Fg quel que soit la taille ou l’épaisseur de l’oignon.
Mais présentement, nous sommes tenus de revendre à ces prix. Je revends pour faire aussi de profit pour subvenir aux besoins de ma famille ».
Pour Therno Barry, restaurateur, la cherté de l’oignon vient impacter leurs revenus :
«C’est cher, le kilo que j’achetais à 15 000 Fg est revendu chez certains à 35 000 ou 40 000 Fg. Le prix du poisson a augmenté aussi à cause du repos biologique. Je suis obligé de majorer les prix et réduire la quantité des plats ».
Plus loin, cette consommatrice souligne une période de soudure. Denise « c’est difficile, le prix de l’Attiéké et du poisson est cher .Et l’oignon vient s’ajouter à ça. Les trois choses sont primordiales pour nous. Nous les utilisons beaucoup, avant, les bons tas étaient à 5000 Fg mais maintenant les bons tas sont à 20 000Fg. Nous exhortons à ce qu’on revoit le prix de l’oignon pour nous afin que nous puissions faire des profits et aller de l’avant avec nos activités génératrices de revenus.
AGP/08/08/023 HML/AND




