Forécariah, 14 Août (AGP)- Pendant ces périodes de vacances, nombreux sont des enseignants contractuels d’Etat et ceux évoluant dans les écoles privées qui tirent « le diable par la queue » dans la préfecture de Forécariah. Une réalité qui n’aura pas sans conséquences dans leurs foyers, constate le correspondant préfectoral de l’AGP.
Pendant ces derniers temps, force est de constater qu’à Forécariah ces enseignants contractuels et ceux des écoles privées se plaignent de leur sort, non seulement pour la cherté de la vie, mais surtout de leur prise en charge par l’Etat guinéen.
Selon ces hommes de craie, il est difficile pour eux de prendre en charge leurs familles pendant cette période de soudure par manque de moyens.
Djibril Touré a expliqué les difficultés auxquelles ils sont confrontés : « les difficultés que nous avons pendant ces vacances, nous ne pouvons pas tout dire. Nous n’avons rien, même de quoi manger avec la famille, nous n’avons pas. Nous avons des difficultés pour payer le loyer, à cela s’ajoute aux cas de maladie récurrents ».
D’autre part, le divorce forcé est aussi un fait que déplore M. Touré dans leurs foyers : « Aujourd’hui, il y’a certains parmi nous qui sont malades alités et n’ont pas la possibilité de payer les loyers. Certains collègues ont aussi divorcé avec leurs femmes par manque de moyens et d’autres sont même décédés. Tout ça, ce sont des conséquences du chômage », a révélé M. Touré.
Avant de clore, cet enseignant contractuel a lancé un message au gouvernement et aux syndicalistes guinéens en ces termes : « Nous demandons au président de la République, colonel Mamady Doumbouya, au gouvernement et aux syndicats de penser à nous les enseignants contractuels qui continuent toujours à servir depuis des années dans les écoles pour nous prendre en charge ».
AGP/14/08/023 AFC/FDF/AND




