Conakry, 27 novembre (AGP)-La vente du bois de chauffe est une activité génératrice de revenu pour beaucoup de femmes tant dans la capitale qu’à l’intérieur du pays. Mais, depuis plusieurs mois maintenant, selon beaucoup de femmes vendeuses rencontrées par notre rédaction, cette activité est au ralenti.
Interrogée sur le sujet, Aissata Bangoura, vendeuse de bois au port de Kaporo dans la commune de Ratoma affirme : << nous exerçons cette activité parce qu’on a pas les moyens, nous n’avons pas d’autres métiers à exercer. Nous avons des enfants, des petits enfants, nos maris sont décédés, nos enfants sont au chômage. C’est à cause de tous ces facteurs, que nous pratiquons cette activité, pour subvenir aux besoins de nos familles>>.
Poursuivant, elle ajoute que les piroguiers partent dans les mangroves pour se procurer les bois, nous achetons avec ces derniers pour revendre. Parfois nous donnons à crédit les bois à nos clients, et après ils remboursent notre argent.
» Actuellement, nous n’avons pas beaucoup de clients, parfois nous n’avons pas du tout d’acheteurs, vu la conjoncture actuelle de notre pays. Nous les femmes, nous souffrons énormément, nous sommes très pauvres, les denrées alimentaires sont très chères, des fois, nous ne parvenons pas à combler nos rations alimentaires. Nous sollicitons à l’endroit du gouvernement de nous venir en aide financièrement, parce que les femmes souffrent énormément. », a-t-elle martelé.
AGP/27/11/023 HB/ABD




