Des dizaines de milliers d’Iraniens en deuil se sont rassemblés, mardi 21 mai au matin, pour le début des funérailles du président Ebrahim Raïssi à Tabriz, le chef-lieu de la province de l’Azerbaïdjan-Oriental où il est mort à 63 ans dans le crash de son hélicoptère. Une foule immense couvrait la principale place de la ville, brandissant des drapeaux et des portraits du président et des sept autres victimes du crash. Les huit cercueils recouverts du drapeau iranien ont été conduits à travers la foule sur un camion.
S’exprimant au début de la cérémonie, le ministre de l’intérieur iranien, Ahmad Vahidi, a rendu hommage aux victimes, considérées comme des « martyrs ». « Le peuple iranien a montré qu’il fera de chaque calamité un escalier pour élever la nation vers de nouvelles gloires », a-t-il déclaré. « Nous, les membres du gouvernement, qui avons eu l’honneur de servir ce président bien-aimé, ce président travailleur, nous nous engageons auprès de notre cher peuple et de notre leader à suivre le chemin de ces martyrs », a-t-il ajouté.
L’Iran a décrété lundi un deuil de cinq jours, et les funérailles du président se poursuivront dans l’après-midi dans la ville sainte de Qom, au sud de Téhéran. L’ayatollah Khamenei doit diriger les prières lors d’une cérémonie d’adieu prévue mardi soir à Téhéran, où la dépouille de M. Raïssi sera transférée. La grande procession se tiendra dans la capitale mercredi matin. Puis la dépouille sera conduite jeudi matin dans la province du Khorasan du Sud (est), et sa ville natale, Machhad, où il sera enterré. Les examens universitaires ont été suspendus et mercredi sera un jour férié.
Le Monde




