Au moins 68 personnes sont toujours portées disparues dans la crue meurtrière qui a balayé la semaine dernière une localité dans l’Himalaya indien, ont annoncé mardi les autorités locales.
Elles recensent désormais 68 personnes disparues, dont 44 Indiens et 22 Népalais. Neuf soldats figurent sur la liste.
Les responsables des secours ont indiqué mardi qu’ils recherchaient des corps dans les déclins de la ville touristique de Dharali, dans l’Etat indien d’Uttarakhand (nord).
Gambhir Singh Chauhan, de la Force nationale d’intervention en cas de catastrophe (NDRF), a déclaré que des chiens renifleurs avaient identifié plusieurs sites indiquant la présence d’un corps.
« Lorsque les fouilles ont commencé, de l’eau a jailli du sol », at-il précisé.
Les autorités avaient déclaré peu après le désastre que la crue avait été provoquée par une intense averse de pluie.
Mais des experts évaluant les dégâts estiment que l’averse n’était que le déclenchement final, qui est venu s’ajouter à des jours de pluies soutenues et prolongées qui avaient déjà détrempé et ramolli le sol.
Les glaciers de l’Himalaya, qui fournissent une eau essentielle à près de deux milliards de personnes, fondent plus vite que jamais à cause du réchauffement climatique, exposant les populations à des désastres imprévisibles et coûteux, préviennent les scientifiques.
Le ramollissement du pergélisol (ou permafrost, partie du sol gelée en permanence pendant au moins deux années consécutives) augmente les risques de glissements de terrain.
Pour PK Joshi, expert des dangers de l’Himalaya à l’université Jawaharlal Nehru de New Delhi, il semble que la crue ait été provoquée par l’effondrement d’un amas de débris de roche, appelés moraine, qui retenaient un lac d’eau de fonte d’un glacier.
AFP




