Kissidougou, 27 août (AGP)-Ce mardi 26 août, le Tribunal de Première Instance (TPI) de Kissidougou a ouvert le procès d’un important dossier domanial impliquant la Direction Préfectorale de l’Urbanisme et de l’Habitat. Ce dossier, aux « ramifications profondes », concerne des faits présumés de faux et usage de faux, stellionat et complicité. L’affaire met en cause le directeur préfectoral de l’habitat, Monsieur Moussa Boss Camara, accusé de manque d’expérience et d’agissements illégaux dans le lotissement d’un domaine appartenant à la famille Traoré de Dar es Salam.
Le terrain litigieux, situé à Waissèkè dans le secteur Tambarakodji, quartier Keredou, dans la commune urbaine de Kissidougou, est composé de 172 parcelles. Selon les plaignants, ces parcelles ont été loties de manière « illégale et frauduleuse » par le fonctionnaire en charge de l’urbanisme. La famille Traoré, qui se dit « légitime propriétaire du domaine », dénonce une spoliation foncière orchestrée sous couvert d’une autorité administrative détournée de sa mission.
Le plaignant exige la nullité totale de l’opération de lotissement et demande que tout soit remis à zéro, afin de restaurer la justice et les droits de propriété ancestrale. L’audience, à laquelle devait participer également Aboubacar Cissé, a été renvoyée au 28 août 2025 par le parquet, qui a insisté sur la nécessité de la comparution de Monsieur Karamoko Camara, actuellement en déplacement.
Des participants à l’audience, dont plusieurs membres de la famille Traoré et des citoyens préoccupés par la gestion foncière à Kissidougou, dénoncent la « mauvaise habitude du prévenu consistant à s’approprier ou à lotir des terres sans consultation ni respect des droits légaux ».
AGP/27/08/025 MKT/MKC/AND




