Le président malgache Andry Rajoelina ne s’est pas exprimé publiquement depuis la mutinerie lancée samedi matin au Capsat, écrit notre correspondant à Antananarivo, Guilhem Fabry. Seul son Premier ministre a pris la parole samedi soir pour appeler au dialogue. La communication de la présidence a quant à elle publié un communiqué hier matin pour dénoncer « une tentative de prise de pouvoir illégale et par la force » et un autre communiqué hier soir, faisant état, vous l’avez dit, de menaces explicites à l’encontre du chef de l’État.
Andry Rajoelina semble plus isolé que jamais. Son ex-Premier ministre, Christian Ntsay, et l’homme d’affaires Mamy Ravatomanga, dont il était encore très proche jusqu’à récemment, ont rejoint l’île Maurice à bord d’un jet privé samedi soir.
Avant que, ce dimanche, le Capsat ne désigne un nouveau chef d’état-major des armées, le général de division Pikulas, en remplacement du général Rakotoarivelo, fraîchement nommé ministre des Forces armées. Mais cette passation de pouvoir n’a pas reçu l’aval d’Andry Rajoelina, qui aurait dû signer un décret pour cela.
RFI




