Conakry, 20 oct. (AGP)-À la suite d’une déclaration du président de la délégation spéciale de Matam, Aly Badra Cheickna Koné, les femmes du marché de Madina ont organisé, ce lundi 20 octobre, une marche qualifiée de citoyenne pour réclamer la candidature « obligatoire » du président Mamadi Doumbouya à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025.
Parties du marché de Madina, les manifestantes ont marché jusqu’au pont du carrefour de Donka, avant de faire demi-tour en direction de la commune de Matam, où elles ont été accueillies par Aly Badra Cheickna Koné.
Dans l’enceinte de la mairie, le président de la délégation spéciale s’est réjoui du bon déroulement de cette manifestation pacifique, affirmant son soutien à cette initiative populaire : « Vous et nous avons décidé ensemble d’accompagner le Général jusqu’à l’épuisement de nos forces. Nous sommes dans un pays démocratique. Certains pensent que, lorsqu’ils parlent, personne d’autre ne peut s’exprimer. Pourtant, la démocratie, c’est le droit pour chacun de donner son opinion », a-t-il déclaré.
Poursuivant, il a expliqué que les manifestantes souhaitaient initialement rencontrer le président de la République : « Ce matin, votre sortie était motivée par votre volonté de rencontrer le président Mamadi Doumbouya. J’ai demandé à la présidente Aljannah Mariama de rebrousser chemin afin de rencontrer le premier représentant du président dans la commune, qui est le Président de la Délégation Spéciale », a-t-il ajouté.
Il a ensuite assuré les femmes que leur message serait transmis au chef de l’État : « Nous attendons sa réponse, qu’il accepte ou pas, il finira par céder. Que celui qui n’est pas d’accord, boive beaucoup d’eau et se repose. On va l’accompagner, et tous les jours, on va danser et chanter jusqu’à ce qu’il réponde au peuple », a-t-il insisté.
De son côté, la présidente des femmes du marché Madina, Aljannah Mariama, a exprimé la détermination de son groupe à soutenir la candidature du président Mamadi Doumbouya : « Nous avons entendu notre maire et nous le suivons. Nous savons que nous pouvons compter sur lui pour transmettre notre message. Nous sommes déterminées à voir le Général se présenter. Nous sommes prêtes à payer la caution de 800 millions. Nous attendons juste son “Oui”. »
Elle a ajouté que cette mobilisation allait au-delà du marché de Madina : « Les femmes du Niger, de Cocobounyi, d’Avaria… tout Madina a besoin de sa candidature. Nous savons qu’il ne parle pas, même pendant les fêtes, mais qu’il dise juste “Oui”, nous le réclamons », a-t-elle conclu.
AGP/20/10/025 MBD/MKC/CM




