Les conseillers nationaux membres de la Commission des affaires économiques et du développement durable ont examiné le projet de loi de finances rectificative 2025 consacré au secteur énergétique. La rencontre s’est tenue dans la salle des actes du Palais du Peuple.
À l’ouverture des travaux, les cadres du ministère de l’Énergie ont présenté le niveau d’exécution budgétaire issu de la loi de finances initiale, qui s’élevait à plus de 3 000 milliards de francs guinéens. Le taux d’exécution a été évalué à 71 % en engagements et 15 % en paiements effectifs. Cette présentation a permis d’introduire les projections budgétaires contenues dans la loi de finances rectificative, marquées par une légère hausse de plus de 7 milliards, soit 0,21 % d’augmentation par rapport au budget initial.
Selon les responsables techniques du ministère, ce réajustement devrait permettre d’accélérer la mise en œuvre de projets structurants d’électrification, essentiels pour améliorer la desserte nationale et répondre aux besoins croissants des populations.
Si les conseillers nationaux ont salué les efforts du département dans la gestion des ressources allouées, ils ont également exprimé plusieurs préoccupations majeures, notamment le faible taux de décaissement et le non-paiement récurrent des factures d’électricité par certains services publics. Une situation jugée préoccupante, car elle ralentit la performance du secteur et alourdit les charges de l’État.
Malgré ces réserves, les conseillers du CNT ont réaffirmé leur volonté d’accompagner le ministère dans la mobilisation des ressources nécessaires à la réalisation des grands chantiers énergétiques du pays.
La séance, présidée par l’Honorable Saran Traoré, rapporteure de la Commission des affaires économiques et du développement durable, s’est achevée sur une note d’engagement mutuel, avec la promesse de poursuivre les échanges afin de mieux affiner les priorités budgétaires et de renforcer la gouvernance du secteur de l’énergie.
Service de communication du CNT




