Conakry, 27 Jan. (AGP)- La déposition des victimes et parents des victimes des événements du 28 septembre s’est poursuivie lundi, 26 janvier 206, au Tribunal de Première Instance (TPI) de Dixinn, délocalisé dans l’enceinte de la Cour d’Appel de Conakry, en son audience criminelle.
A la barre, Amadou Djouldé Barry, marchand de son état a déclaré avoir été victime des événements du 28 septembre qui ont endeuillé beaucoup de familles en Guinée suite à l’appel des leaders des forces vives d’alors contre une éventuelle candidature de l’ex président de la transition, le capitaine Moussa Dadis Camara.
« Arrivée dans mon lieu de travail, j’ai suivi une foule impressionnante qui partait au Stade du 28 septembre pour répondre à l’appel des leaders des forces vives de la nation. Au Stade, l’ambiance était bon enfant avant l’arrivée des militaires qui tiraient à bout portant sur les manifestants », a déploré cette victime.
« Quelqu’un m’a aidé à escalader le mur qui se trouve vers les rails. Moi aussi à mon tour j’ai voulu aider quelqu’un d’autre qui a malheureusement reçu une balle. Et là, je suis allé vers le Stade annexe où, j’ai rencontré un groupe de civils qui m’a poignardé à la cuisse », a-t-il expliqué avant d’ajouter qu’il a eu la vie sauve grâce au concours d’un gendarme qui lui a mis dans leur pick-up.
Dans ce pick-up, précise-t-il, nous étions au nombre de 5 personnes. Arrivée à Bonfi, le gendarme m’a demandé si j’ai étudié à l’école Bellevue Tito, j’ai répondu par l’affirmatif. C’est ainsi, dit-il, le gendarme m’a dit de descendre et de continuer chez moi et de ne plus participer à une manifestation.
Saignant de ses blessures, dit-il, des jeunes qui étaient arrêtés en bordure de route lui ont accompagné jusque chez lui à Hafia.
A la question de savoir s’il connaît ce gendarme, Amadou Djouldé Barry a répondu par la négative. Ainsi, l’audience a été renvoyée au 10 février prochain pour la suite des débats.
AGP/27/01/026 TB/CM/AND




