Dubréka, 17 fév. (AGP)-Les producteurs de riz de la sous-préfecture de Ouassou dressent un constat préoccupant notamment la baisse des rendements et la multiplication des difficultés qui menacent sérieusement leurs activités agricoles.
Aboubacar Racé, résident à Borakhouré, dans le district de Yafrayah, exerce dans le domaine agricole depuis 2006. Marié et père de huit enfants, tous scolarisés dans des établissements privés, il affirme avoir pu subvenir aux besoins de sa famille grâce à l’agriculture. « C’est l’agriculture qui m’a permis de construire deux maisons à Koubia et d’assurer l’éducation de mes enfants », témoigne-t-il.
Depuis plusieurs années, il exploite un domaine de trois hectares à Ouassou. Mais ces derniers temps, les conditions de travail se sont fortement dégradées. « Les rendements ne sont plus comme avant. Les dépenses augmentent, mais la production diminue », déplore-t-il.
Parmi les difficultés évoquées figurent l’insuffisance de main-d’œuvre qualifiée, la prolifération des herbes dans les champs non cultivés et l’inefficacité de certains herbicides vendus sur le marché local. Selon lui, certains produits destinés au désherbage du riz auraient même endommagé plusieurs exploitations.
Les champs s’assèchent également, aggravant la situation des agriculteurs qui peinent à maintenir leurs cultures. Face à ces nombreux défis, les producteurs de Ouassou sollicitent l’appui des autorités. Ils demandent un accompagnement en équipements agricoles et un meilleur encadrement pour relancer efficacement la production rizicole.
« Nous voulons travailler, mais nous manquons de moyens. Pourtant, c’est à travers l’agriculture que nous pouvons subvenir à nos besoins et contribuer au développement de notre localité », conclut M. Racé.
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