Forécariah, 17 mars (AGP)-À l’occasion du mois de mars consacré aux droits des femmes, des militaires guinéennes témoignent de leur engagement croissant au sein des forces de défense et de sécurité, où elles participent activement aux missions de protection du territoire et des populations.
Au camp Kalako, dans la préfecture de Forécariah, plusieurs femmes servent au sein du bataillon d’infanterie, à l’image de la caporale Fatoumata Cissé, qui dit voir dans l’uniforme « un engagement à défendre le territoire guinéen, la population et ses biens », ainsi qu’« un symbole de sacrifice ».

« Ce n’est pas une question de genre, mais de volonté et de courage », affirme-t-elle, soulignant que les femmes ont « autant de rôles à jouer que les hommes dans l’armée ».
Comme d’autres militaires, elle reconnaît les exigences du métier, évoquant « l’ordre et la discipline » qui régissent la vie militaire, entre services de garde, corvées et respect strict des règlements. « Il n’y a pas de métier sans difficulté », ajoute-t-elle.
La caporale estime toutefois que des aménagements permettent de concilier carrière militaire et vie familiale, notamment en cas de maternité, avant un retour au service actif.
Elle salue par ailleurs la progression des femmes dans la hiérarchie militaire guinéenne, citant des figures comme les générales M’Mawa Sylla et Aminata Diallo, qu’elle considère comme des modèles.
À l’attention des jeunes filles, elle insiste sur l’importance de la discipline et de la vocation : « Pour exercer ce métier, il faut l’aimer. Dans l’armée, tout est rigoureux. »
À travers ces parcours, les femmes militaires guinéennes illustrent une évolution vers une plus grande inclusion au sein des forces armées, où leur présence ne cesse de s’affirmer.
AGP/17/03/026 AFC/CM/AND




