Conakry, 1er avr. (AGP)-Le Conseil National de la Transition (CNT) a adopté, mardi 31 mars 2026, au Palais du peuple à Conakry, le projet de loi de finances initiale (LFI) pour l’exercice 2026, marqué par une forte progression des recettes et une hausse des dépenses, à l’issue de plusieurs heures de débats en séance plénière.
La session, présidée par le président du CNT, Dr Dansa Kourouma, a réuni des conseillers nationaux, des membres du gouvernement ainsi que des représentants diplomatiques et d’organisations internationales accrédités dans le pays.
Selon le rapporteur général de la Commission du plan, des affaires financières et du contrôle budgétaire, N’Gouamou Fabara Koné, les recettes budgétaires pour 2026 sont estimées à 55 858,09 milliards de francs guinéens, contre 43 960,62 milliards dans la loi de finances rectificative 2025, soit une hausse de 11 897,47 milliards (+27,06 %).
Ces recettes se répartissent entre le budget général, évalué à 53 431,86 milliards (95,67 %), et les budgets d’affectation spéciale (BAS), chiffrés à 2 426,23 milliards (4,33 %).
Les dépenses de l’État pour 2026 sont, quant à elles, arrêtées à 64 181,36 milliards de francs guinéens, contre 54 253,26 milliards en 2025, soit une augmentation de 18,30 %.
Elles représentent 15,98 % du produit intérieur brut (PIB) et se répartissent entre le budget général (61 755,12 milliards) et les budgets d’affectation spéciale (2 426,24 milliards).
Le président du CNT a indiqué que cette loi de finances s’inscrit dans une nouvelle dynamique de développement, en lien avec le programme « Simandou 2040 ».
« Les principaux agrégats budgétaires témoignent de cette ambition. Une progression remarquable de 27,06 % des recettes, une hausse de 18,3 % des dépenses orientée vers les priorités nationales et un déficit budgétaire de -2,07 % du PIB », a-t-il déclaré.
AGP/01/04/026 MBD/CM/AND




