Alors que le football africain pensait avoir tourné la page de la finale de la CAN 2025, les révélations de Mustapha Kessous dans Le Monde viennent dynamiter les certitudes. En s’appuyant sur les cinq rapports officiels de la rencontre (arbitre, commissaire, sécurité), l’enquête dresse le portrait d’une finale hors de contrôle où le droit a été sacrifié sur l’autel de la précipitation médiatique.
Le point le plus accablant concerne la gestion de la 97e minute. Les rapports du Tunisien Khaled Lemkecher et de l’Égyptien Ahmed Osman sont formels : l’équipe du Sénégal a sciemment « abandonné le match » en regagnant les vestiaires, une faute technique lourde que le règlement de la CAF sanctionne normalement par un forfait immédiat. Plus troublant encore, l’article évoque des « instructions » données en coulisses à l’arbitre pour ne pas expulser des joueurs sénégalais déjà avertis lors de la reprise du jeu, afin d’éviter un scandale en direct.
Cette gestion « au thermomètre » par les instances de la CAF, au détriment des règlements écrits, place aujourd’hui le sport africain dans une impasse juridique majeure. Si le TAS suit la lecture littérale des rapports d’officiels cités par la presse internationale, le titre pourrait bien être réattribué, rappelant que sur le continent, la fin ne peut justifier les moyens, surtout quand le refus de jouer est documenté noir sur blanc.
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