Kindia, 13 avril 2026 (AGP) – Le système judiciaire guinéen verrouille son dispositif sécuritaire et légal à l’approche des élections législatives et communales. Sous l’égide de la Cour suprême, une formation stratégique a débuté ce lundi à Kindia pour armer magistrats et greffiers contre les risques de dérives du contentieux électoral.
L’enjeu est de taille : transformer l’institution judiciaire en un rempart contre l’instabilité. Soutenu par la Direction Générale des Élections (DGE), cet atelier vise une maîtrise absolue des procédures de contestation.
L’impartialité comme bouclier Pour Fodé Bangoura, premier président de la Cour suprême, la crédibilité du vote ne se joue pas seulement dans l’urne, mais dans la capacité des juges à trancher les litiges avec neutralité.
« La gestion du contentieux est le garant de la confiance citoyenne. Vous devez agir avec rigueur, célérité et impartialité pour préserver la paix sociale », a-t-il déclaré lors de l’ouverture.
Trois priorités opérationnelles Le ministère de la Justice, représenté par Maître Billy Keïta, a insisté sur la « diligence » nécessaire pour éviter toute frustration populaire. Sur le terrain, les magistrats seront mobilisés sur trois axes critiques :
- Fiabilisationdes listes électorales ;
- Validationtechnique des candidatures ;
- Arbitragelors de la proclamation des résultats provisoires.
Djenabou Touré, Directrice générale des Élections, a rappelé que ce scrutin communal du 31 mai est une étape charnière pour la future architecture institutionnelle du pays. « Ces missions exigent une résilience totale face aux pressions », a-t-elle souligné.
En renforçant ainsi ses juridictions de base, Conakry affiche sa détermination à maintenir la dynamique de stabilité observée lors des dernières échéances, misant sur le droit pour prévenir toute crise post-électorale.
AGP/13/04/026 TS/MKC/FM




