Conakry, 29 avril (AGP)-Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, a présidé la cérémonie d’ouverture du Forum sur la biodiversité, en présence des membres du Gouvernement, des partenaires techniques et financiers, du secteur privé ainsi que des communautés locales, dans un complexe hôtelier de la capitale.
Prévu sur deux jours, du 28 au 29 avril 2026, ce forum constitue un cadre national de concertation dédié à la définition du futur réseau guinéen des aires protégées (REGAP) ainsi qu’à l’élaboration des mécanismes de compensation des pertes de biodiversité induites par les grands projets structurants, notamment dans le cadre de Simandou 2040. Cette rencontre se veut un espace de dialogue, de co-construction et d’engagement collectif autour de la préservation durable du patrimoine naturel guinéen.
Prenant la parole au nom de la Compagnie du TransGuinéen (CTG), Moussa Bérété a souligné que les infrastructures du corridor traversent des écosystèmes sensibles et que leur développement impose une responsabilité environnementale accrue. À cet effet, il a réaffirmé l’engagement de la CTG et de ses partenaires à mettre en œuvre des mécanismes de compensation écologique rigoureux intégrant pleinement les communautés locales dans le processus de restauration et de protection des écosystèmes.
Au nom de la Banque mondiale, Issa Diaw a salué l’approche intégrée portée par la Guinée, qui vise à réunir autour d’une même table l’État, le secteur privé, les collectivités locales et les communautés afin de prévenir une gestion sectorielle fragmentée des ressources naturelles. Il a également réaffirmé l’engagement de la Banque mondiale à accompagner la Guinée dans la mise en œuvre de cette ambition structurante.
La Ministre de l’Environnement et du Développement durable a rappelé que la Guinée, riche d’une biodiversité exceptionnelle, entend porter la couverture de ses aires protégées de 15 % à 28 % du territoire national à l’horizon 2030 grâce au REGAP, nouveau réseau national composé de 18 sites prioritaires.
La ministre a également mis en avant les importantes réformes engagées par son département, notamment l’élaboration du tout premier Code des aires protégées, la formation de plus de 600 agents de conservation, le renforcement des moyens logistiques de surveillance, ainsi que la création en cours de la Fondation pour la conservation de la biodiversité en Guinée, appelée à garantir un financement pérenne des actions de préservation environnementale.
Dans son allocution, le Premier ministre a indiqué que ce forum s’inscrit dans la vision stratégique du Président de la République visant à organiser le développement national autour d’un équilibre maîtrisé entre valorisation économique et préservation du capital naturel. Il a insisté sur le fait que la terre ne constitue pas un héritage à consommer, mais un patrimoine à transmettre, appelant à une gestion lucide et durable des ressources naturelles.
Le Chef du Gouvernement a souligné que la Guinée dispose d’un patrimoine écologique majeur pour l’Afrique de l’Ouest, dont la préservation revêt une importance nationale et sous-régionale. Face aux ambitions de transformation économique du pays, il a appelé à éviter toute logique de développement déséquilibré qui sacrifierait les écosystèmes au profit de la croissance, insistant sur la nécessité de “marcher sur deux jambes” : transformer l’économie tout en protégeant durablement l’environnement.
Enfin, le Premier ministre a rappelé que les cadres de concertation lancés à travers ce forum devront constituer des instruments permanents de dialogue, de décision et de construction de la confiance entre l’ensemble des parties prenantes. Il a exhorté tous les acteurs publics, privés et communautaires à s’inscrire pleinement dans cette dynamique collective afin de bâtir un modèle de développement responsable, cohérent avec les ambitions de la République.
« La terre ne nous appartient pas nous en sommes des dépositaires… », a-t-il conclu.
Service de communication Primature




