Le président nigérian Bola Tinubu, âgé de 74 ans, se présentera à sa réélection en janvier, le dirigeant de la nation la plus peuplée d’Afrique ayant été désigné dimanche comme candidat de son parti.
Après avoir passé avec succès les primaires de son parti, le Congrès des progressistes (APC), Tinubu a été officiellement désigné candidat du parti pour l’élection présidentielle de 2027 lors d’une cérémonie dans la capitale Abuja, dans un centre de conférence portant son nom.
Élu pour la première fois en 2023, Tinubu n’a jamais caché son ambition de briguer un second mandat de quatre ans, comme en témoigne son goût pour les objets décoratifs portant le chiffre huit.
Sa victoire aux primaires avait été annoncée samedi soir, le parti saluant ce processus comme une preuve de démocratie interne. Il affrontait un seul adversaire, l’inconnu homme d’affaires Stanley Osifo, qui avait dépensé 100 millions de nairas (environ 73 000 dollars) pour avoir le droit de se présenter contre le président.
Tinubu est le favori des bookmakers pour remporter l’élection de janvier 2027, face à une opposition affaiblie et divisée.
Son parti, l’APC, contrôle 31 des 36 États du pays, contre 21 en 2023, suite à une vague de défections vers le parti au pouvoir.
Durant son premier mandat, Tinubu a fait adopter une série de réformes destinées à stimuler l’économie et à rassurer les investisseurs internationaux.
Mais de nombreux Nigérians ordinaires sont pessimistes quant à l’état de l’économie.
Dans son discours d’acceptation dimanche, Tinubu a promis de « travailler plus dur pour la prospérité ».
Il a également reconnu que « des défis subsistent, de nombreux Nigérians sont encore en difficulté – nous ne rejetons pas ces préoccupations ».
Mais il a fait valoir : « Nous en payons le prix maintenant, pour poser les fondations. »
L’inflation a grimpé jusqu’à 30 % en 2024 et se maintenait encore à 15 % début 2026, tandis que les prix des carburants ont quadruplé en quatre ans. Selon la Banque mondiale, environ 60 % des Nigérians vivent dans la pauvreté, soit une augmentation de 4 % depuis l’arrivée au pouvoir de Tinubu.
Dans les prochains jours, plusieurs partis d’opposition organiseront des primaires pour désigner leurs candidats qui tenteront de déloger le président en janvier.
AFP




