N’Zérékoré, 06 juin.(AGP)- À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, célébrée cette année sous le thème « Maintenant pour le climat », le gouvernement guinéen, à travers le ministère de l’Environnement et du Développement durable, a procédé, vendredi 05 juin 2026, au lancement officiel du projet de renforcement de la restauration et de la conservation du corridor écologique reliant le Mont Nimba, Bossou et le parc national de Ziama.
Cette cérémonie a mobilisé les autorités administratives, les partenaires techniques et financiers ainsi que les communautés locales autour d’un objectif commun, celui de préserver l’un des plus importants patrimoines naturels de la Guinée tout en favorisant un développement durable au bénéfice des populations riveraines.
Dans son allocution, la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Djami Diallo, s’est réjouie de voir le lancement de cette initiative coïncider avec la célébration de la Journée mondiale de l’environnement. Elle a exprimé sa gratitude au Fonds pour l’environnement mondial (FEM), principal bailleur du projet, ainsi qu’à l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), chargée de sa mise en œuvre en collaboration avec l’Office guinéen des parcs nationaux et réserves de faune.
Doté d’un financement de plus de cinq millions de dollars américains, le projet sera exécuté sur une période de cinq ans, jusqu’au 30 novembre 2030. Il vise notamment à restaurer les écosystèmes dégradés, renforcer la connectivité écologique entre les différents espaces protégés et améliorer durablement les conditions de vie des populations vivant à proximité de ces sites.
Selon la ministre, cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision de développement durable portée par le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, à travers le programme Simandou 2040.
« Nous sommes convaincus qu’il ne peut y avoir de prospérité durable sans préservation du capital naturel », a-t-elle déclaré, soulignant que la conservation de la nature et le développement économique doivent évoluer de manière complémentaire.
De son côté, le coordinateur régional de l’UICN, Jacques Somda, a rappelé que <<le Mont Nimba et les forêts de Ziama figurent parmi les écosystèmes les plus riches et les plus emblématiques du continent africain. Toutefois, ces paysages sont confrontés à de multiples menaces, notamment la déforestation, la fragmentation des habitats, l’exploitation excessive des ressources naturelles et les impacts croissants du changement climatique>>
Face à ces défis, Jacques Somda a plaidé pour une action concertée impliquant l’ensemble des acteurs concernés. Il a notamment mis en avant l’importance du dialogue multi-acteurs, estimant qu’aucune institution ne peut, à elle seule, relever les défis liés à la conservation des paysages.
Pour le gouverneur de la région administrative de N’Zérékoré, les trois sites concernés par le projet — le Mont Nimba, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, le site de Bossou, réputé pour ses chimpanzés, et le parc national de Ziama, l’une des dernières grandes forêts primaires de la sous-région représentent bien plus que de simples aires protégées.
« Ces joyaux font partie intégrante de notre identité, de notre mémoire collective et du quotidien de nos populations. C’est pourquoi, nous réaffirmons notre engagement à accompagner la mise en œuvre de ce projet», dit Moussa Condé.
Au-delà de la protection de la biodiversité, ce projet ambitionne de renforcer la résilience des communautés face aux changements climatiques, d’améliorer la gouvernance environnementale et de promouvoir des activités génératrices de revenus compatibles avec la préservation des ressources naturelles.
À travers cette initiative, la Guinée réaffirme son engagement en faveur de la conservation de son patrimoine naturel et de la lutte contre les effets du changement climatique.
AGP/06/06/026 MLK/CM/AND




