Bissikirima, le dimanche 28 juin 2026 à Dabola, les autorités judiciaires de Bissikirima poursuivent les enquêtes à la suite du conflit domanial ayant opposé les villages de Dimamba Shilala, Dimamba Marela et Foumouria. Des affrontements survenus la semaine dernière ont fait plusieurs blessés et conduit à l’interpellation de plusieurs personnes.
Dans un entretien accordé à la presse, le juge de paix de Bissikirima, M. Souriki, a indiqué qu’une mission de terrain a été effectuée afin de constater les violences et d’évaluer le domaine à l’origine du litige.
Selon lui, les affrontements, qui se sont produits depuis le mardi précédent, ont impliqué l’utilisation d’armes blanches, de fusils de fabrication locale, de machettes et d’autres objets tranchants, causant plusieurs blessés actuellement pris en charge dans les structures sanitaires.
« Notre présence avait un double objectif : constater les cas de violence et examiner le domaine conflictuel afin de mieux comprendre l’origine du différend », a expliqué le magistrat.
Il a précisé qu’une dizaine de personnes sont déjà placées en détention et que toutes les personnes impliquées seront traduites devant la justice conformément à la loi. L’enquête se poursuit afin d’identifier et d’interpeller les autres auteurs présumés.
S’agissant du litige foncier, le juge a souligné que les autorités privilégient également la réconciliation entre les communautés concernées.
« Nous avons donné la chance aux communautés de se retrouver pour se réconcilier. Cette terre restera aux générations futures. Il est donc temps de faire la paix afin que ces villages ne deviennent pas des ennemis », a-t-il déclaré.
Le magistrat a par ailleurs exprimé son inquiétude face à la recrudescence des conflits domaniaux dans la sous-préfecture de Bissikirima.
« Depuis notre arrivée, nous avons constaté une augmentation des dossiers domaniaux. Nous invitons les citoyens à privilégier les voies légales plutôt que la violence. Il vaut mieux saisir la justice que de se faire la guerre », a-t-il conseillé.
Le juge de paix a enfin lancé un appel à l’ensemble des populations de Bissikirima, Dogomè, Kankama, Konindou et Kindou à préserver la cohésion sociale et à favoriser le dialogue pour prévenir de nouveaux affrontements.
Les autorités judiciaires réaffirment leur engagement à faire respecter la loi tout en œuvrant au maintien de la paix et de la stabilité dans la sous-préfecture de Bissikirima.
AGP/29/06/025 MBB/MKC/AND




