Conakry, 29 juin (AGP) – Les épreuves du baccalauréat unique, session 2026, ont été officiellement lancées ce lundi 29 juin sur l’ensemble du territoire national, marquant l’ultime étape des examens nationaux après l’examen d’entrée en 7e année et le Brevet d’études du premier cycle (BEPC). Dans les communes de Matam et de Matoto ainsi que dans la région administrative de Labé, autorités administratives et responsables éducatifs ont réaffirmé leur engagement en faveur d’examens crédibles, transparents et exempts de toute fraude.
À Matam, le lancement officiel s’est déroulé au lycée-collège de Coléah sous la présidence de la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, entourée notamment du coordinateur national des examens à Conakry, Abdoul Wahaby Diallo, de la Directrice communale de l’Éducation, Mariama Condé, ainsi que des autorités locales.
Selon les statistiques communales, 2 463 candidats affrontent les épreuves dans sept centres d’examen. À cette occasion, le président par intérim de la délégation spéciale de Matam, Elhadj Mohamed Camara, a salué le bon déroulement des précédentes évaluations nationales avant d’inviter l’ensemble des acteurs à préserver un climat de sérénité propice à la réussite des candidats.
La ministre Mariama Ciré Sylla a, quant à elle, rappelé que le baccalauréat constitue une étape décisive dans le parcours scolaire des élèves, destinée à mesurer leur niveau de préparation avant l’accès à l’enseignement supérieur ou à la vie professionnelle.
Dans la commune de Matoto, le coup d’envoi a été donné au lycée Boubacar Biro Diallo par le Directeur communal de l’Éducation, Sékou Kaba, représentant le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Alpha Bacar Barry.
La commune enregistre le plus fort effectif avec 15 496 candidats répartis dans 28 centres d’examen, dont un centre réservé à l’enseignement franco-arabe. Les statistiques révèlent 7 641 candidats en Sciences sociales, 4 662 en Sciences mathématiques, 2 855 en Sciences expérimentales et 215 candidats issus de l’enseignement franco-arabe.
Sékou Kaba a assuré que toutes les dispositions logistiques, pédagogiques et sécuritaires ont été prises afin de garantir le bon déroulement des épreuves. Il a notamment insisté sur le maintien du principe de « tolérance zéro » face à toute tentative de fraude, soulignant que seuls le mérite et le travail personnel doivent déterminer les résultats des candidats.
Dans la région administrative de Labé, les premières épreuves ont été lancées au lycée Wouro par le gouverneur de région, le général Boundouka Condé, accompagné de l’inspecteur régional de l’Éducation, Mouctar Camara.
La région compte 2 398 candidats, dont 1 176 filles, répartis dans 17 centres d’examen couvrant les cinq préfectures de la région. La préfecture de Labé arrive en tête avec 1 615 candidats, dont 839 filles, suivie de Mali avec 570 candidats, dont 231 filles. Lélouma présente 140 candidats, dont 71 filles, tandis que Tougué et Koubia enregistrent respectivement 40 et 33 candidats.
Après avoir visité plusieurs salles de classe, le gouverneur a salué les dispositions mises en place par les autorités éducatives pour assurer le bon déroulement de la session. Il a exhorté surveillants et candidats au respect strict de la réglementation en vigueur, rappelant que la lutte contre la fraude demeure une priorité des autorités.
Au total, les localités de Matam, Matoto et Labé regroupent à elles seules 20 357 candidats engagés dans cette session 2026 du baccalauréat unique. Cette forte mobilisation illustre l’importance de cet examen national, considéré comme la principale porte d’entrée vers l’enseignement supérieur et un levier essentiel de promotion du mérite dans le système éducatif guinéen.
Les autorités éducatives espèrent ainsi voir cette session se dérouler dans un climat apaisé, conformément aux réformes engagées ces dernières années pour renforcer la crédibilité et l’intégrité des examens nationaux.
AGP/29/06/026 MAD/MKC/FM




