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Tombolia :  La ministre Djenabou Touré préside la célébration de la journée internationale de l’identité

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Conakry 16 sept (AGP)-La commune urbaine de Tombolia a abrité ce mercredi 16 septembre, le coup d’envoi de la célébration de la journée internationale de l’identité.

Placée sous le Thème « l’identité numérique pour l’inclusion et les droits », la cérémonie a réuni autorités administratives, responsables de l’état civil, élus locaux et citoyens autour d’un même enjeu, renforcer l’identification des personnes et sécuriser les données d’état civil.

Le Canal Olympia de Tombolia a servi de cadre à cette cérémonie officielle, présidée par la ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Mme Djénabou Touré.

À ses côtés figuraient notamment le directeur général de l’ONECI, M. Kemoko Dioubaté, les responsables communaux, le directeur général du PN-RAVEC, le Général Biro Condé, les représentants des 13 communes de Conakry, les chefs de quartier, les officiers de l’état civil ainsi que de nombreux citoyens.

Au cœur des échanges, une préoccupation majeure : permettre à chaque citoyen de disposer d’une identité reconnue, sécurisée et juridiquement fiable. L’enregistrement des naissances dans les délais, la délivrance des documents d’état civil et la modernisation du système d’identification, ont ainsi occupé une place centrale dans les différentes interventions.

Dans son intervention, le maire de Tombolia, Cheikh Cissé, a exprimé sa reconnaissance pour le choix porté sur sa collectivité pour cette première célébration. Il a également assuré de la disponibilité des autorités locales à accompagner cette initiative, présentée comme un outil d’inclusion et de rapprochement entre les services publics et les citoyens.

Pour les responsables locaux de l’état civil, l’enjeu dépasse la simple délivrance d’un document administratif. Une identité légalement reconnue constitue, en effet, une condition essentielle pour accéder à plusieurs services et exercer pleinement ses droits.

Le directeur général de l’état civil de Tombolia, M. Arabe, a insisté sur la responsabilité qui incombe aux services d’état civil dans cette transformation.

« C’est avec un réel honneur et un profond sentiment de responsabilité que je prends la parole à l’occasion de la Journée internationale de l’identité », a-t-il déclaré, soulignant le caractère inédit de la célébration en Guinée.

Selon lui, l’identité constitue « la porte d’entrée vers l’école, vers les soins de santé, vers la protection sociale, vers l’emploi, les services financiers, la mobilité et la participation citoyenne ». Le responsable de l’état civil de Tombolia a également évoqué les difficultés auxquelles sont confrontés certains citoyens, notamment l’enregistrement tardif des naissances et les démarches liées à l’obtention des pièces d’identité.

« Nous savons combien il est parfois difficile de faire enregistrer une naissance à temps, combien de jeunes filles et de jeunes garçons se tracassent pour avoir une pièce d’identité au moment de chercher un emploi ou de poursuivre leurs études », a-t-il rappelé.

Face à ces réalités, il estime que la modernisation du système doit reposer sur trois exigences : servir, sécurisé et inclure. « Numériser, oui, mais numériser pour inclure. Moderniser, oui, mais moderniser au service du citoyen », a-t-il insisté.

Il a salué, dans cette dynamique, les avancées engagées par l’Office national de l’état civil et de l’identification, notamment la constitution du registre national de l’état civil et la modernisation progressive du système d’identification.

À son tour, le directeur général de l’ONECI, M. Kemoko Dioubaté, a remercié la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation pour son accompagnement. Il a également rendu hommage au travail effectué par les officiers de l’état civil.

Dans son intervention, il a insisté sur la nécessité de renforcer l’identification des citoyens grâce à la numérisation et à la sécurisation des données. L’objectif affiché est notamment de réduire les risques d’usurpation d’identité et de rendre le système national plus fiable.

Pour le responsable de l’ONECI, cette modernisation constitue également une opportunité pour la Guinée de renforcer son système d’identification et de se positionner davantage sur le continent africain.

La ministre Djénabou Touré, a insisté sur la responsabilité de chaque maillon de la chaîne de l’état civil : du quartier aux officiers d’état civil, en passant par les secrétaires généraux des collectivités.

Elle a particulièrement mis en garde contre les irrégularités pouvant conduire à des modifications injustifiées des actes d’état civil et, à terme, favoriser les fraudes ou les usurpations d’identité.

« C’est de votre responsabilité, chers officiers délégués », a-t-elle lancé, en appelant les acteurs de l’état civil à faire preuve de rigueur dans l’exercice de leurs fonctions.

La ministre, a également rappelé que les modifications importantes de l’identité d’une personne doivent être encadrées par les procédures judiciaires prévues à cet effet. Selon elle, un officier d’état civil ne doit pas procéder de sa propre initiative à l’ajout de certains titres, noms ou prénoms sur un acte de naissance.

« Il ne revient pas à un officier délégué d’état civil de rajouter sur un acte de naissance », a-t-elle notamment souligné, avant de rappeler que certaines rectifications doivent être décidées par la justice puis transcrites par les services compétents de l’état civil.

Au-delà de la cérémonie, les différents intervenants ont convergé vers un même constat : la réforme de l’état civil et de l’identification constitue un chantier essentiel pour renforcer la protection juridique des citoyens et faciliter leur accès aux services publics.

Djenabou Touré, a par ailleurs évoqué les progrès réalisés par la Guinée dans le domaine de l’identification, indiquant que le pays serait passé de la 44e à la 22e place dans un classement évoqué lors de la cérémonie. Elle a souhaité que cette progression se poursuive afin de permettre à la Guinée de figurer prochainement parmi les dix premiers pays.

Pour atteindre cet objectif, elle a appelé à une collaboration renforcée entre les structures chargées de l’état civil, de l’identification, de l’administration territoriale et de la sécurité.

À Tombolia, cette première célébration de la Journée internationale de l’identité aura ainsi servi de tribune pour rappeler une évidence : sans identité légalement reconnue et correctement sécurisée, l’accès aux droits et aux services reste difficile. La modernisation numérique apparaît désormais comme l’un des principaux outils de cette transformation, à condition qu’elle reste au service du citoyen et de l’inclusion.

AGP/16/09/026        AMC/MKC/AND

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