Conakry, 26 sept. (AGP) – La Direction générale de la Police nationale (DGPN), à travers le commissariat central de Gbessia, a présenté, vendredi 25 septembre 2026, un homme présenté comme le présumé auteur de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort de Yarie Touré, âgée de 26 ans.
La présentation s’est déroulée dans les locaux du commissariat central de Gbessia Centre, en présence de la chargée de communication de la DGPN, le capitaine Rama Baldé, qui a exposé les éléments recueillis au cours de l’enquête.
Selon elle, l’enquête a été ouverte à la suite du décès de Yarie Touré, survenu le 16 septembre 2026 à Conakry. La victime aurait été agressée physiquement à la suite d’un différend familial impliquant Limane Touré.
« Elle aurait été agressée physiquement à la suite d’un différend familial impliquant Limane Touré », a déclaré le capitaine Rama Baldé.
Après les faits, Yarie Touré aurait été prise en charge dans plusieurs structures sanitaires avant d’être transférée à l’Hôpital national Donka, où elle a finalement succombé à ses blessures.
« Le rapport médico-légal fait état d’une mort violente consécutive à un traumatisme crânio-cervical fermé », a précisé la chargée de communication de la DGPN.
À l’issue des investigations, le dossier a été transmis aux autorités judiciaires compétentes pour la poursuite de la procédure, a-t-elle indiqué.
Interrogé sur les faits qui lui sont reprochés, le présumé auteur a rejeté les accusations portées contre lui. Il affirme avoir quitté son domicile pour se mettre à l’abri après avoir, selon lui, reçu des menaces de mort de la part de jeunes de son quartier.
De son côté, Aboubacar Sidiki Touré, père de la victime, a livré sa version des faits. Selon lui, sa fille aurait été agressée par Limane Touré alors qu’elle se rendait vendre ses marchandises.
« Après les faits, une plainte a été déposée au niveau du quartier. Limane Touré a été interpellé puis libéré avant d’être de nouveau convoqué le vendredi. À partir du samedi, Yarie a commencé à souffrir de fortes douleurs et a été conduite dans plusieurs structures sanitaires », a-t-il expliqué.
Face à la dégradation de son état de santé, la jeune femme aurait ensuite été référée à l’Hôpital national Donka, où, selon son père, elle n’aurait plus été en mesure de parler jusqu’à son décès, survenu le 16 septembre.
L’affaire est désormais entre les mains des autorités judiciaires compétentes, qui devront déterminer les circonstances exactes du décès et les éventuelles responsabilités dans cette affaire.
AGP/26/09/026 MBD/MKC/FM




