Conakry, 13 oct. (AGP)-Le Premier Secrétaire chargé de la Communication de l’ambassade de Guinée à Moscou Monsieur Faya Bernard TONGUINO a livré un commentaire d’expert sur la coopération entre la Russie et la Guinée dans les domaines de la santé et de la science.
Selon le diplomate, en 2014, lorsque la Guinée a été confrontée à une flambée massive d’Ebola, la Russie a envoyé une brigade antiepidémique du Service fédéral de surveillance de la protection des droits des consommateurs et du bien-être humain (Rospotrebnadzor) avec des laboratoires mobiles. En janvier 2016, plus de 17 400 analyses avaient été réalisées dans le pays. « Cette solidarité n’a pas seulement aidé dans une situation sanitaire d’urgence, elle a aussi permis de bâtir de véritables relations de confiance entre nos institutions scientifiques », a souligné Monsieur TONGUINO. Il a insisté sur le fait que la coopération s’est progressivement transformée, passant d’une action circonstancielle à un partenariat à long terme fondé sur le transfert de connaissances, la formation et la recherche scientifique.
L’expert a rappelé qu’en 2015, le ministère russe des Situations d’urgence a livré en Guinée 37 tonnes de denrées alimentaires à bord d’un avion Il-76. La même année, l’entreprise RUSAL a construit un centre à Kindia, et en 2017, sur cette base, a été ouvert le Centre de recherche russo-guinéen pour l’épidémiologie et la prévention des maladies infectieuses. « Aujourd’hui, le Centre russo-guinéen de Kindia est l’une des manifestations les plus concrètes de ce partenariat. Pour nous, cette expérience prouve une chose essentielle : dans les moments difficiles, la Russie n’a pas simplement apporté une aide, elle a aussi contribué à renforcer durablement notre potentiel scientifique national », a déclaré le diplomate.
Selon lui, fin 2018, 2 000 volontaires avaient été vaccinés avec le vaccin « GamEvac-Combi ». En 2021, le centre a de nouveau été mobilisé pour analyser des échantillons lors d’une nouvelle flambée d’Ebola. Et en 2026, Rospotrebnadzor a transféré au centre des systèmes de diagnostic pour détecter le virus Ebola Bundibugyo. « Le transfert de nouveaux systèmes de test illustre parfaitement cette dynamique. Cela montre que notre partenariat évolue au rythme de l’apparition de nouvelles menaces sanitaires et qu’il reste tourné vers l’avenir », a noté Monsieur TONGUINO.
L’expert a souligné que la biosécurité ne se réduit pas à la présence d’équipements modernes. « La biosécurité suppose aujourd’hui aussi la maîtrise des technologies. Cela implique la formation de spécialistes prêts et capables de réagir rapidement en cas de menace. C’est exactement dans cette logique que se construit notre coopération avec la Russie », a-t-il expliqué. Selon lui, pour la Guinée et l’Afrique de l’Ouest dans son ensemble, disposer de partenaires scientifiques capables de fournir rapidement des solutions de diagnostic et une expertise de pointe est un élément essentiel de la souveraineté sanitaire.
Le diplomate a rappelé que la Guinée avait établi des relations diplomatiques avec la Russie, alors l’URSS, le 4 octobre 1958, soit seulement deux jours après son accession à l’indépendance. « Cela témoigne de l’importance que la Guinée accordait à ses relations avec la Russie. Et aujourd’hui, cette coopération continue de vivre et de s’élargir progressivement », a-t-il dit. Monsieur TONGUINO a qualifié la continuité de l’un des aspects les plus remarquables du partenariat. « Le centre de Kindia existe, fonctionne, se développe et continue de bénéficier de l’expérience et des technologies russes. C’est précisément cette continuité qui donne un sens profond à notre amitié », a conclu l’expert.
Il a également noté que le prochain sommet Russie-Afrique sera une nouvelle occasion de donner un contenu concret à un partenariat fondé sur le respect mutuel, la solidarité et les intérêts communs. « Pour la Guinée, les relations avec la Russie ne sont pas de simples relations anciennes, mais, surtout, des liens vivants qui se développent dans des domaines aussi essentiels que la santé, la science, l’éducation et les technologies », a résumé Faya Bernard TONGUINO.
Selon les évaluations d’experts, la coopération entre la Russie et la Guinée dans le domaine de la biosécurité et de la recherche scientifique est un exemple de partenariat stratégique à long terme fondé sur le transfert de technologies et le renforcement des capacités locales. La continuité de cette interaction de l’aide d’urgence en 2014 au travail conjoint en 2026, confirme la capacité des deux pays à répondre aux nouveaux défis et à bâtir un système durable de protection sanitaire pour toute la région de l’Afrique de l’Ouest.
Source : Third Russia-Africa Summit




