Conakry, 19 oct (AGP)-Le Ministère de la Sécurité et de la Protection civile, à travers la Direction générale de la Police nationale, a procédé, ce lundi 19 octobre 2026, dans les locaux du commissariat central de Dabompa, au lancement d’un atelier de formation des formateurs de la Direction centrale de la Sécurité publique (DCSP).
Cette formation, d’une durée de cinq jours, réunit 25 participants issus des différents commissariats centraux du Grand Conakry.
Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Résilience et stabilité des régions frontalières (Sénégal, Mali, Guinée) – RéZo Stabilité et Cohésion », financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’organisation COGINTA.
Selon ,la directrice pays de COGINTA, Marguerite Tewa Camara, cette formation vise à contribuer au renforcement durable de la stabilité locale, à la lutte contre la criminalité transfrontalière, la traite des êtres humains et les facteurs d’insécurité, tout en favorisant la coproduction de la sécurité entre les forces de sécurité intérieure, les autorités locales et les communautés.
Elle a également souligné que les résultats de l’étude sur les conflictualités et le sentiment de sécurité, réalisée par COGINTA en 2025 dans les zones d’intervention du projet, notamment à Mali et à Siguiri, révèlent que la confiance des populations envers la Police nationale demeure globalement modérée.
« Ces résultats mettent en évidence la nécessité de renforcer les capacités d’intervention de la police afin d’améliorer la confiance des populations », a-t-elle déclaré.
Pour sa part, le directeur central de la Sécurité publique, le commissaire divisionnaire de police, Abdoulaye Dioubaté, s’exprimant au nom du directeur général de la Police nationale, a souhaité la bienvenue aux participants. Il a également remercié COGINTA, l’Union européenne ainsi que les experts mobilisés pour leur accompagnement et leur contribution au renforcement des capacités des services de police.
« Cette formation des formateurs est une aubaine pour la Direction centrale de la Sécurité publique, qui va davantage qualifier ses méthodes de travail dans l’intérêt exclusif des citoyens », a-t-il affirmé.
Dans son discours d’ouverture, le chef de cabinet du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, l’inspecteur général de police Kémo Oularé, a insisté sur l’importance de la police de proximité, fondée sur l’écoute, la prévention, la coopération avec les autorités locales et le respect des droits humains.
Il a salué l’appui financier de l’Union européenne ainsi que l’engagement des partenaires, avant d’exhorter les 25 futurs formateurs à faire preuve d’assiduité, d’ouverture d’esprit et d’éthique, afin de renforcer les compétences des agents et de consolider la confiance entre la Police nationale et les populations, à Conakry comme à l’intérieur du pays.
AGP/ 19/10/026 MBD/CM/AND




