Kindia, 21 oct (AGP)– Une jeune commerçante, identifiée comme Aïcha Sacko, âgée d’environ 26 ans, a été retrouvée morte dans sa boutique, lundi 19 octobre 2026, à Friguiagbé, dans la préfecture de Kindia.
Selon le témoignage de son grand frère, Mohamed Sacko, la victime aurait été poignardée. Un suspect présumé, nommé Salifou Camara, a été interpellé par la gendarmerie. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes du drame.
La découverte du corps sans vie de la jeune femme a suscité une vive émotion au sein de sa famille et dans la localité de Friguiagbé. Aïcha Sacko exerçait le commerce dans une boutique située à proximité de l’arc de bienvenue de la localité.
Selon son grand frère, Mohamed Sacko, l’absence d’ouverture du commerce aux premières heures de la journée a éveillé les inquiétudes du bailleur. « Le bailleur de la boutique a commencé à se poser des questions vers 9 heures, parce qu’elle ouvre habituellement à 6 heures. Ce jour-là, la boutique était toujours fermée. C’est ainsi qu’il a constaté la présence de sang devant la boutique », rapporte-t-il.
Aux environs de midi, des personnes se seraient rendues sur les lieux avant que la porte ne soit forcée. Le corps de la jeune commerçante aurait alors été découvert à l’intérieur du commerce, portant des blessures qui, selon son frère, seraient dues à des coups de couteau. La dépouille a ensuite été transportée à l’hôpital régional de Kindia.
Informé du drame dans l’après-midi, Mohamed Sacko affirme s’être rendu à la gendarmerie pour signaler les faits et s’informer de l’évolution de la procédure. Il indique qu’un suspect présumé, identifié comme Salifou Camara, a été interpellé.
D’après les déclarations du frère de la victime, le suspect vendait du carburant devant la boutique et entretenait des relations de confiance avec Aïcha Sacko. Celle-ci lui confiait parfois la surveillance de son commerce lorsqu’elle devait s’approvisionner en marchandises.
Mohamed Sacko évoque également l’existence de différends antérieurs entre le suspect présumé et le mari de la sœur aînée de la victime. Ces éléments, rapportés par la famille, restent à vérifier dans le cadre des investigations. À ce stade, aucune motivation officielle du crime n’a été établie.
Au-delà des circonstances du décès, cette disparition plonge la famille dans une profonde douleur. La jeune commerçante était fiancée et préparait son mariage, prévu en décembre 2026.
La famille affirme avoir engagé des démarches auprès de la gendarmerie afin que les faits soient élucidés. « Ce matin également, nous nous sommes rendus à la gendarmerie pour déposer notre plainte, afin que justice soit faite. Pour le moment, la situation est entre les mains des autorités », précise Mohamed Sacko.
L’enquête devra désormais permettre de reconstituer le déroulement des faits et d’établir les éventuelles responsabilités pénales. En attendant les conclusions des enquêteurs, les proches de la victime espèrent que toute la lumière sera faite sur cette affaire.
AGP/21/10/026 ST/CM/AND




