Beyla, 20 fév. (AGP)- Depuis le début de la semaine, les travailleurs de la société de sous-traitance Scalaine, intervenant sur le chantier de l’interconnexion pour le compte de Kantaparo, avaient déclenché une grève en raison du non-paiement de leurs salaires.
Les employés réclamaient deux mois d’arriérés, correspondant aux salaires de décembre 2025 et janvier 2026. Ils dénonçaient également le non-paiement de certaines primes.
« Cela fait deux mois que nous ne sommes pas payés. La direction refuse de nous verser les salaires de décembre et janvier ainsi que les primes », confiait un travailleur de la société.
Un autre employé tirait la sonnette d’alarme : « Un travailleur qui passe deux mois sans salaire, sans aucune autre source de revenus, comment peut-il se nourrir, subvenir aux besoins de sa famille et assurer la scolarité des enfants ? Il faut que l’État s’implique. Nous sommes des experts en électricité venus du Rwanda pour les travaux de l’interconnexion. »
Selon plusieurs sources internes, les conditions de travail étaient devenues intenables au sein de l’entreprise, présentée comme une filiale ou partenaire de Kantaparo.
En attendant un dénouement, les portes de la société étaient restées fermées, les employés exigeant le paiement intégral de leurs dus avant toute reprise des activités. Il était jusque-là impossible de joindre les responsables de la direction.
Cette crise constitue le premier dossier sensible traité par le nouveau préfet de Beyla, le colonel Idrissa Camara. À l’issue d’une réunion de près de 30 minutes avec la société mère Kantaparo, un accord a été trouvé. Le calme est revenu et la grève a été suspendue.
AGP/20/02/026 AB/CM/AND




