«Nous avions toujours demandé au gouvernement de veiller à l’application des accords sur la flexibilité des prix des produits pétroliers signés en 2006», dixit le président du SIFOG

Conakry,17 mars (AGP)- Le président du Syndicat Indépendant des Forces Ouvrières de Guinée (SIFOG), Idrissa Diawara a déclaré, mardi, 17 mars, lors d’un entretien avec l’AGP, que sa centrale syndicale a toujours demandé au gouvernement guinéen de veiller à l’application des accords signés en 2006, portant sur la flexibilité des prix des produits pétroliers à travers les marchés mondiaux.

A l’époque, poursuit-il, nous avions arrêté avec le gouvernement que le prix des produits pétroliers à la pompe sera fixé en République de Guinée en fonction du cours du baril de pétrole brut sur le marché mondial.

«C’est ainsi que le SIFOG en compagnie d’autres centrales syndicales, a participé récemment aux différentes négociations menées pour ramener le prix du carburant à la pompe de 9000 GNF à 8000 GNF. Puisque le gouvernement a fait la première diminution de 10.000 à 9000 GNF de façon unilatérale», a indiqué M. Diawara.

Au cours de ces négociations, le ministère du commerce nous a largement expliqué le processus lié aux structures des prix, notamment la production, la raffinerie et le transport du carburant jusqu’à Conakry. Nous avons été informés que le litre du carburant arrive au port avec un coût de 7.500 GNF et que les 500 GNF mis dessus permettent d’éponger certaines charges liées à la chaine. Alors, on est convenu avec le gouvernement de suivre l’évolution de la situation du baril de pétrole sur le marché mondial afin de la répercuter sur le prix du carburant à la pompe dans notre pays.

S’agissant des négociations pour la fixation des tarifs de transports urbain et interurbain, M. Diawara a déploré le fait que sa centrale ait été exclue à cause, dit-il, de la ‘’jalousie’’ de la Fédération de Transports et Mécanique Générale affiliée à la CNTG et appuyée par l’Union Nationale des Transporteurs de Guinée.

«Nous n’avons pas compris pourquoi on invite une partie des syndicats, ignorant d’autres. Quand on sait que le SIFOG, en matière de transports, couvre 22 préfectures et les cinq communes de Conakry. Mais, compte tenu de plusieurs facteurs, nous avons accepté de nous mettre en retrait de ces négociations afin d’éviter qu’on dise que nous sommes à la base du blocus pour la fixation des tarifs de transports, dont le temps avait déjà dépassé de cinq jours», a dit M. Diawara.

Il a souligné qu’à leur niveau, des tarifs étaient déjà établis en fonction du kilométrage. C’est-à-dire, de 1 à 100 Km, une diminution de 5000 GNF pour les taxis, 10.000 GNF pour les minis bus et 15.000 GNF pour les bus.

Idrissa Diawara a parlé également d’une campagne de sensibilisation contre le virus Ebola organisée par sa centrale dans les régions de Faranah, Kankan, N’zérékoré, Mamou et Kindia. «Nous avons initié cette action parce que nos adhérents étaient exposés. Nous avons perdu deux chauffeurs à Gueckédou à cause d’Ebola. La coordination nationale de lutte contre Ebola n’avait pris aucune mesure pour sécuriser les gares routières », a fait savoir le président de SIFOG.

Il a en fin invité le mouvement syndical guinéen à l’union et à la solidarité pour, dit il, que la lutte en faveur de la défense des intérêts moraux et matériels des travailleurs ne s’affaiblisse pas.

A préciser, que le SIFOG est une centrale qui regroupe en son sein cinq fédérations dans les secteurs de transports et mécanique générale, de l’éducation, des mines et carrières, de l’énergie et de l’informel.
AGP/17/03/015 AND/KS/ST

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