Boffa, 03 sept (AGP)-Malgré les séances d’informations, de sensibilisation, d’éducation et des déclarations publiques d’abandon des Mutilations Génitales Féminines (MGF), les pesanteurs socio-culturelles continuent de penser dans certaines communautés.
C’est ainsi que dans la nuit du Mardi, 1er à Mercredi, 2 Septembre 2026, le ciel s’est assombri à la population du district de Koukoudé, sous-préfecture de Douprou dans la préfecture de Boffa avec le décès tragique de la fillette, N’Touma Camara, d’une hémorragie à la suite d’une excision forcée qu’elle a subie.
Aux yeux des défenseurs des droits de la petite enfance, cette violence qui endeuille des familles et relance le débat sur la protection et l’intégrité physique des adolescents, mérite d’être réprimée pour que force reste à la Loi.
Après avoir appris la triste nouvelle avec amertume, l’inspectrice régionale de la Femme, Famille et des Solidarités, Mme Fanta Kaba, en compagnie de quelques cadres de son service, s’est rendue cet après-midi du Jeudi, 3 Septembre 2026, pour s’enquérir des tristes réalités.
A son arrivée à Boffa, l’inspectrice régionale de la Femme et des Solidarités et sa suite ont été reçus par le préfet de Boffa, Colonel Mamadou Ciré Bah.
Au cours d’un entretien, Colonel Mamadou Ciré Bah est largement revenu sur les démarches déjà entreprises avant de rappeler que la Compagnie de la Gendarmerie Territoriale de sa juridiction, sur instruction du Procureur de la République, est à pied d’œuvre pour sauver la vie des couches les plus vulnérables de notre société.
Selon le Chef Police Judiciaire (CPJ) de la Compagnie de la Gendarmerie Territoriale de Boffa, Lieutenant Pivi: << Lexciseuse a reconnu les faits mis à sa charge…Les opérations de traques et de dissuasion se poursuivent…>>
Sur le terrain, autorités administratives locales, judiciaires, OPROGEM (Office de Protection, Genre, Enfance et Moeurs), leaders communautaires, cadres des services compétents s’activent pour tirer au clair cette autre affaire criminelle.
Visiblement émue, l’inspectrice régionale de la Femme, Famille et des Solidarités, Mme Fanta Kaba a vivement sollicité l’implication effective des Maires des communes rurales et présidents de districts pour éradiquer les pratiques néfastes dans les communautés.
Il est important de préciser que ces excisions mortelles et clandestines se font dans des communautés ayant accepté de déclarer publiquement l’abandon définitif des Mutilations Génitales Féminines (MGF). Quelles saignées pour l’Etat et ses partenaires !!!
Depuis 48 heures, la victime N’Touma Camara est admise à la morgue de Boffa pour une autopsie dans les heures qui suivent.
Pendant ce temps, sa mère biologique, N’Youla Camara et son exciseuse, Mariama Camara sont actuellement en pleine audition dans les locaux de la Compagnie de la Gendarmerie Territoriale de Boffa.
AGP/03/09/026 MMC/MKC/AND




