Conakry, 02 oct (AGP)-La Guinée s’est imposée face au Kenya (1-0), jeudi au stade du 28-Septembre de Conakry, pour le compte de la deuxième journée des éliminatoires de la CAN 2027. Un succès précieux qui permet au Syli national de se relancer dans le groupe D, mais qui n’a pas totalement dissipé les inquiétudes sur le contenu proposé par les hommes de Paulo Duarte.
Après quatre années d’absence pour des raisons liées à l’homologation de l’enceinte, le Syli national a retrouvé le stade du 28-Septembre, provisoirement homologué pour cette rencontre. Dans une enceinte comble, le public guinéen, vêtu de rouge, de jaune et de vert, a donné de la voix tout au long de la rencontre.
L’affluence a également été portée par les festivités marquant le 68e anniversaire de l’indépendance de la Guinée, célébrée le 2 octobre, ainsi que par la curiosité suscitée par le retour du football international dans ce stade historique de la capitale.
Mais sur la pelouse, le spectacle a été loin de répondre aux attentes.
Un Syli laborieux
Dès les premières minutes, la Guinée a affiché des difficultés à construire son jeu. Les transmissions manquaient de précision, les déplacements étaient parfois mal coordonnés et les automatismes entre les différents compartiments faisaient défaut.
Le Syli a ainsi multiplié les pertes de balle aux abords de la surface kényane, sans parvenir à installer durablement son jeu dans le camp adverse.
Il a fallu attendre la 32e minute pour voir la situation se débloquer. Sur une action confuse dans la surface kényane, Serhou Guirassy a profité d’une erreur défensive pour inscrire l’unique but de la rencontre et offrir à la Guinée un avantage qu’elle aura ensuite beaucoup de mal à préserver.
L’ouverture du score n’a toutefois pas permis aux Guinéens de prendre définitivement le contrôle du match. Le Kenya, mieux organisé et plus constant dans son animation collective, a continué à poser des problèmes à l’arrière-garde du Syli.
Camara sauve la mise
Au retour des vestiaires, les difficultés guinéennes se sont poursuivies. Le milieu de terrain a peiné à contenir les offensives adverses, permettant aux Harambee Stars de se procurer plusieurs situations dangereuses.
La pression kényane s’est notamment accentuée dans les dernières minutes. Le gardien guinéen Mohamed Richard Camara a alors joué un rôle déterminant. Le portier s’est interposé à plusieurs reprises et a réalisé plusieurs arrêts importants pour préserver l’avantage de son équipe.
Le jeune gardien, fils de l’ancien international guinéen Kemoko Camara, a ainsi permis au Syli d’éviter une égalisation qui aurait sanctionné ses difficultés défensives.
Les changements ne changent pas la physionomie
Pour tenter de redynamiser son équipe, le sélectionneur portugais Paulo Duarte a procédé à plusieurs changements. Ces ajustements n’ont toutefois pas profondément modifié la physionomie de la rencontre.
En face, le sélectionneur kényan Benni McCarthy a également fait évoluer son dispositif. L’entrée de Ryan Wesly a notamment apporté davantage de mouvement et de percussion à l’attaque des Harambee Stars.
La Guinée a néanmoins résisté jusqu’au coup de sifflet final, malgré une fin de match particulièrement tendue.
Diabaté, une éclaircie au milieu
Dans un collectif guinéen en manque de fluidité, Ousmane Diabaté a livré une prestation remarquée. Le milieu défensif, récemment prêté par Gençlerbirliği en Turquie, s’est distingué par son activité, son engagement dans les duels et sa capacité à résister à la pression adverse.
En attaque, Serhou Guirassy a connu une soirée plus compliquée malgré son but. Peu alimenté en ballons, l’attaquant guinéen a régulièrement été contraint de décrocher pour participer à la construction.
À la 48e minute, il a notamment vu une tentative stoppée par un défenseur kényan après un service d’Aliou Badara Baldé. L’ailier guinéen, habituellement plus influent dans ce registre, n’a pas réussi à peser durablement sur la rencontre.
Une victoire, mais encore beaucoup de travail
Au terme des 90 minutes, la Guinée conserve donc son avantage et empoche trois points importants. Une victoire qui permet au Syli de se relancer après sa défaite concédée lors de la première journée en Afrique du Sud (2-1).
Dans l’autre rencontre du groupe, l’Afrique du Sud a largement dominé l’Érythrée (5-0), mercredi 30 septembre, et conserve la première place avec six points.
La Guinée occupe désormais la deuxième position, mais devra afficher un visage plus convaincant lors des prochaines échéances si elle veut rester pleinement dans la course à la qualification.
En novembre, le Syli affrontera à deux reprises l’Érythrée, d’abord à Conakry puis à l’extérieur. Ces deux rendez-vous pourraient s’avérer déterminants dans la course aux places qualificatives.
Face au Kenya, la Guinée a donc obtenu l’essentiel : la victoire. Mais au-delà des trois points, cette rencontre a surtout mis en lumière les chantiers qui restent à régler : qualité des transmissions, coordination entre les lignes, animation offensive et maîtrise des temps faibles.
AGP/02/10/026 OBS/MKC/FM




