Conakry, 1er mai. (AGP)- Le mouvement syndical guinéen appelé l’unité d’action (COSATREG-SIFOG), a organisé la célébration la fête du travail ce mercredi, 1er mai 2024 dans l’enceinte de la commune urbaine de Matam sous le thème « Les impacts du changement climatique sur la sécurité et la santé du travail. ».
Cette rencontre a été présidée par le vice-président de la délégation spéciale de Matam, El hadj Mohamed Camara, en présence du secrétaire général du ministère du travail et de la fonction publique, Aboubacar Kourouma et plusieurs cadres du mouvement syndical guinéen.
Dans son discours, le vice-président de la délégation spéciale a, au nom du son président Badra checkna Koné, salué l’initiative de l’unité d’action qui a décidé de célébrer la fête du travail dans la commune de Matam.
De son côté, le Général Idrassa Diawara, porte-parole de l’unité d’action, a dit que pour ce 138e anniversaire de la fête internationale du travail, son organisation se propose de faire une nouvelle démarche pour atteindre l’objectif du mouvement syndical guinéen. Il suppose qu’il est impératif de faire un diagnostic très sérieux qui expose les maux auxquels la classe ouvrière est confrontée en Guinée.
Poursuivant, M. Idrassa Diawara a précisé que pour ce faire, le diagnostic s’articule autour de certains points dont entre autres, la mise en place d’un comité de suivi et d’évaluation des accords tripartites notamment celui du 15 novembre 2023 et autres, la création d’un tribunal administratif afin d’offrir des voies de recours aux travailleuses et travailleurs de la fonction publique et l’arrêt des licenciements abusifs dans les entreprises et sociétés en violation flagrante des textes régissant les relations de travail.
Pour sa part, le secrétaire général du ministère du travail et de la fonction publique, Aboubacar Kourouma, a rappelé que la Guinée a eu son indépendance grâce à la lutte des leaders syndicaux parmi lesquels figure le feu camarade Ahmed Sékou Touré.
Plus loin, il a ajouté que le gouvernement attend le cahier de doléances dans lequel plusieurs mesures sont déjà mises en œuvre par le gouvernement, avant de dire que l’Etat répondra de manière formelle à l’ensemble de ces cahiers de charges.
Il a informé qu’il y a les conventions collectives qui sont en train d’être révisées et élaborées pour celles qui n’existent pas dans les différents secteurs mixtes et privés. Donc les efforts sont en cours pour améliorer les conditions de traitement de tous les travailleurs ; conclut Aboubacar Kourouma.
AGP/01 /05/024 MBD/CM




