Kaloum, 1er oct. (AGP)– À quelques heures de la célébration du 2 octobre, marquant l’accession de la Guinée à l’indépendance en 1958, l’historien professeur Malado Sidy Bah revient sur le rôle de la jeunesse dans la lutte pour l’émancipation nationale et la construction de l’État guinéen.
Selon lui, l’indépendance du pays est l’aboutissement d’un long processus de mobilisation politique, syndicale et sociale, porté par les aspirations du peuple guinéen à la souveraineté et à la dignité nationale.
L’historien rappelle que la jeunesse a occupé une place importante dans cette dynamique. Il cite Ahmed Sékou Touré, âgé de 35 ans au moment de l’indépendance, ainsi que plusieurs autres acteurs engagés dans la lutte politique et syndicale de l’époque.
Après 1958, les jeunes ont également contribué au développement du pays dans différents domaines, notamment le sport, la culture, la littérature, le théâtre et la musique.
« La jeunesse doit connaître son histoire pour mieux comprendre les réalités du présent et contribuer à la construction de l’avenir », souligne le professeur Malado Sidy Bah, qui insiste sur l’importance de la préservation de la mémoire collective et de la transmission de l’histoire nationale aux nouvelles générations.
Il estime par ailleurs que l’indépendance de la Guinée est le fruit d’une mobilisation collective, impliquant les travailleurs, les enseignants, les syndicats, les journalistes, les juristes, les sages et les religieux.
À l’approche de la célébration du 2 octobre, l’historien invite ainsi les jeunes guinéens à mieux connaître les sacrifices consentis par les générations précédentes et à s’inspirer de leur engagement pour contribuer au développement du pays.
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