Conakry, 23 juin (AGP) – Le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD), à travers la Direction nationale des pollutions, nuisances et changements climatiques, a ouvert, mardi 23 juin 2026, au Centre national de perfectionnement de Donka, un atelier national consacré à la vulgarisation du Plan national de mise en œuvre (PNM) actualisé de la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants (POP).
Pendant deux jours, 27 représentants des administrations publiques, des institutions techniques et des organisations de la société civile échangeront sur les orientations et les mécanismes d’application de ce document stratégique destiné à renforcer la gestion des substances chimiques dangereuses en Guinée.
L’objectif de la rencontre est de permettre aux différentes parties prenantes de mieux s’approprier le contenu du PNM actualisé afin d’en faciliter la mise en œuvre et le suivi à l’échelle nationale.
« Le Plan national de mise en œuvre a été validé en janvier dernier. Nous entrons désormais dans une phase décisive de vulgarisation pour que tous les acteurs concernés comprennent les enjeux du document et puissent contribuer efficacement à son exécution », a expliqué la coordinatrice du projet, Mme Halimatou Tandeta Diallo.
Prenant la parole à son tour, le directeur général du Centre de recherche marine et côtière de Guinée (CEREMAC), Pr Pallé, a rappelé que la Convention de Stockholm constitue l’un des principaux instruments juridiques internationaux de lutte contre les polluants organiques persistants.
Selon lui, ces substances chimiques, caractérisées par leur forte résistance à la dégradation, se propagent sur de longues distances, s’accumulent dans les organismes vivants et représentent une menace majeure pour la santé humaine ainsi que pour les écosystèmes.
Il a également indiqué que le projet intitulé « Élaboration mondiale, examen et mise à jour des plans nationaux de mise en œuvre dans le cadre de la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants » vise à accompagner vingt-et-un pays dans la révision et l’actualisation de leurs plans nationaux afin de renforcer le respect des engagements internationaux en matière de gestion des produits chimiques dangereux.
Présidant la cérémonie d’ouverture au nom de la ministre de l’Environnement et du Développement durable, le chef de cabinet du département, Moustapha Le Grand Sylla, a souligné que le PNM actualisé constitue un instrument stratégique de premier plan pour la Guinée.
« Ce document permettra de consolider le cadre législatif et institutionnel de gestion des substances chimiques, d’améliorer l’identification et l’élimination écologiquement rationnelle des stocks et déchets de polluants organiques persistants, tout en renforçant la protection des populations et la préservation des ressources naturelles », a-t-il affirmé.
Il a invité les participants à s’impliquer activement dans les travaux afin de favoriser une appropriation collective du document.
« Nous attendons, au terme de cet atelier, une compréhension approfondie du Plan national de mise en œuvre actualisé ainsi qu’un engagement accru des parties prenantes pour son application effective, son suivi et son évaluation », a-t-il conclu.
La tenue de cet atelier s’inscrit dans les efforts du gouvernement guinéen visant à renforcer la gouvernance environnementale et à honorer les engagements du pays en matière de gestion durable des substances chimiques et de protection de l’environnement.
AGP/23/06/026 MBD/MKC/FM




