Conakry, 17 Août ( AGP)- Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité, la vente et la consommation des produits prohibés à Conakry, quatre-vingt-six( 86) individus viennent d’être interpellés et présentés devant la presse, vendredi 16 août 2024, par la direction régionale de la police de Conakry en collaboration avec le Haut Commandement de la gendarmerie nationale.
Ces arrestations ont été coordonnées par des commissariats centraux de Sonfonia et de Matam, a-t-on indiqué.
Il s’agit d’un groupe de 26 individus dont une femme, interpellés par le commissariat Central de Sonfonia dans leur circonscription. Ils ont été mis aux arrêts en possession d’un sac de 150 Kg de chanvre indien, deux (2) Coupe- coupes, deux (2) marteaux, deux paires de ciseaux et de boissons frelatées. Le groupe opérait dans la zone de Sonfonia et Lambandji.
Au commissariat Central de Matam, ce sont soixante (60) individus qui été présentés dont six (6) femmes avec 09 Kg de chanvre indien, des plantes de cannabis, une tenue militaire et un paquet d’alcool frelaté, a-t-on précisé.
Selon le Directeur régional de la police de Conakry, le Commissaire divisionnaire, Abdoulaye Sanoh, depuis quelque temps, la criminalité bat à son plein à Conakry et la drogue est en train de détruire la vie des jeunes.
« Après une réflexion de la police nationale sur son leadership, appuyée par le Haut Commandement de la gendarmerie nationale, nous avons mis en place des équipes mixtes pour sillonner la ville de Conakry afin de dénicher les « ghettos et les temples où les badauds » se retrouvent et consomment la drogue pour aller s’attaquer aux paisibles citoyens et les retirer leurs biens ou les saccager », a fait remarquer le Directeur régional de la police de Conakry.
Pour terminer, il a précisé que désormais ces équipes mixtes vont ratisser toutes les zones criminogènes afin de lutter contre ces fléaux pour que la population vive dans la paix.
« C’est une opération qui va être pérennisée tant qu’on a pas débarrassé ces débris à Conakry sous le leadership des autorités de la transition », a-t-il martelé.
L’un des présumés bandits, Ibrahima Camara, accusé de recel de la quantité de drogue, a indiqué que c’est son beau-frère qui lui a mis dans ce problème.
« C’est lui qui m’a confié cette drogue pour la garder chez moi à la maison et c’est là que la police m’a interpellé », a-t-il affirmé.
AGP17/09/024 MBD/AND




