Conakry, 15 juin (AGP) – La bibliothèque Thurgood Marchall de l’ambassade des États-Unis en Guinée a servi de cadre à une conférence jeudi 15 juin 2023, portant sur le thème « Condition de travail, l’évolution du projet de convention collective en Guinée. ».
Dans son exposé, le secrétaire général du Syndicat Professionnel de la Presse en Guinée (SPPG), Sékou Jamal Pendessa, a rappelé les garanties légales qui ont été mises en place à l’international pour la liberté de la presse qui sont la déclaration internationale des droits de l’Homme et le pacte international relatif aux droits civils et politiques.
Au niveau de l’Afrique, il a parlé de la charte Africaine de la démocratie des élections et de la gouvernance qui garantit la liberté de la presse. La Guinée est en période de transition mais, dit-il, la charte de la transition qui joue le rôle de la constitution garantit la liberté de presse en ces articles 19 et 23, sans parler de la loi spécifique comme la L02 sur la liberté de la presse qui a partiellement dépénalisé les délits de presse.
« Vous avez la loi L027 qui est la loi sur le droit à l’accès à l’information publique, celle-là est partie plus loin, elle est même pour les simples citoyens qui ont le droit d’écrire à m’importe quel ministère ou une direction pour demander des informations ou des documents administratifs. Et la loi dit que l’entité à laquelle la demande est adressée à l’obligation de répondre. Et si il refuse de vous donner les informations sollicitées, soit par un journaliste ou un citoyen, la même loi lui accorde des voies de recours, qui commencent par le recours gracieux aux près de l’organisme concerné. Ça peut aller jusqu’au tribunal en passant par la Commission d’Accès à l’Information Publique (CAIP) mais qui, malheureusement, n’est pas encore meublée en Guinée. Il a aussi la possibilité de saisir le médiateur de la République. », a indiqué Sékou Jamal Pendassa, avant d’ajouter qu’il y a tout un mécanisme pour la liberté de la presse. Il suffit de consulter ces textes de loi pour comprendre que la législation nous a gâtés en nous maintenant de veiller à ce que tout soit respecté mais aussi de faire en sorte que ces lois soient utilisées.
De son côté, le modérateur de la conférence et chargé de communication de l’OGDH, M. Alseny Sall a dit : « Nous sommes dans un contexte de transition ou le journaliste a un grand rôle et une grande responsabilité sur la question de la paix sociale et de la liberté. Nous avons compris qu’à travers cette conférence, que nous avons une législation très bien fournie en matière de promotion de la presse. Il y a des défis qu’il faut relever, c’est la vulgarisation de ces textes auprès même des journalistes pour qu’ils soient informés et sensibilisés sur la liberté de la presse. »
Mr Sall a invité le SPPG de travailler davantage sur le respect des règles de l’éthique et de la déontologie du journaliste. Pare ce que, dit-il, si de l’autre côté le SPPG se bat pour la liberté de la presse, il doit aussi se battre pour assainir son environnement, c’est-à-dire faire en sorte que le milieu de la presse soit débarrassé des personnes qui n’ont aucune notion liée au respect de l’éthique et de la déontologie du métier de journaliste.
AGP/16/06/023 FD/CM




