Conakry, 13 avr. (AGP)-Les fidèles musulmans entrent dans la dernière phase du mois saint de ramadan 2023. Un moment où les marchés sont souvent pris d’assaut pour l’achat et la vente des articles liés à la célébration de la fête de Ramadan.
C’est le cas du marché Madina, le plus grand centre de négoces en République de Guinée.
Selon madame Mariatou Barry, vendeuse d’habits, il y a peu de mouvements (achat) cette année, contrairement aux années précédentes.
Sinon, a-t-elle indiqué, cette période trouve généralement qu’elles sont très occupées par la forte présence des clients. Mais le constat est qu’il y a moins d’engouement et cela est dû à la conjoncture économique.
De son côté, madame Fatou Keïta, vendeuse de chaussures, parlant des mêmes difficultés, demande l’intervention de l’Etat. « C’est de faire en sorte que les prix connaissent une baisse significative. Si nous partons acheter des chaussures, à des prix élevés, nous serons obligées d’augmenter le prix de vente. Ceux qui nous livrent les marchandises affirment que la faute ne vient pas d’eux. Ils accusent le prix de dédouanement, qui a connu une hausse considérable. Avec cette réalité, La Guinée est devenue dure et nos maris ne travaillent pas. », a-t-elle plaidé.
Quant à Madame Rabi sow, mère de trois enfants, elle souligne qu’il n’est pas facile d’affronter le marché actuellement, car tous les articles ont connu une hausse en termes de prix. Elle se demande que feront les parents qui ont plus de trois enfants pour les habiller pour la fête.
C’est pourquoi, elle attire l’attention des autorités afin de revoir le prix des marchandises sur les marchés.
AGP/13/04/023 AF/CM/ABD