Conakry, 17 mai (AGP)-De nos jours, de nombreuses jeunes filles ne sont pas scolarisées par manque de volonté de certains parents, pour d’autres c’est le manque de moyens. La plupart de ces filles se lancent dans le commerce, une façon pour elles de gagner leur vie.
Pour la petite Mariame Sylla, âgée de 9 ans non scolarisée, « chaque matin, après les travaux ménagers, je mets des sachets d’eaux dans un plastique pour les revendre au marché du km 36 dans la préfecture de Coyah.
Connue par la plupart des passants du tronçon Conakry-Coyah, Mariame Sylla est entre les véhicules, les étalagistes et autres passants qui se procurent de ses sachets d’eaux.
« Je suis habituée à faire ce travail car, je ne vais pas à l’école. Je n’ai pas eu cette chance comme mes autres camarades qui sont scolarisées. Je n’ai pas le choix dans ma vie », a expliqué Mariame Sylla.
Elle a fait savoir que l’argent qu’elle gagne sert à satisfaire certains besoins de sa famille et d’ajouter que son activité est devenue une obligation familiale.
« Je le fais malgré moi, puisque je n’ai aucun soutien pour aller à l’école. Ça me fait mal de trotter chaque matin entre les véhicules, au même moment, mes camarades d’âges sont sur les bancs en train d’apprendre pour devenir des futures dirigeantes du pays. Ça je le regrette vraiment », indique-t-elle.
S’agissant de ses relations avec les autres filles du quartier, Mariame Sylla répond en ces termes : « Je suis parfois isolée dans mon quartier car mes copines se moquent de moi et me traitent de fille sans avenir », déploré la petite Mariame Sylla.
AGP/17/05/023 TC/AND




