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Coyah: Les riverains du fleuve Sarinka craignent de nouvelles inondations cette année

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Coyah, 07 mai. (AGP)- Les habitants des quartiers Laminaya, Batouya, Fily et km 54 vivant sur le long du fleuve Sarinka dans la commune urbaine de Coyah, sont victimes d’inondations ces deux (02) dernières années dont l’origine serait la construction anarchique aux abords de ce fleuve qui traverse la ville de Coyah.

Le lit dudit fleuve est devenu non seulement un dépotoir d’ordures mais aussi des champs de cultures vivrières pour les femmes des quartiers environnants.

Avec les premières pluies, les habitants des cinq (05) quartiers riverains du fleuve vivent la peur au ventre, face aux risques dus à la dégradation poussée du fleuve dont l’équipe préfectorale de Football de Coyah porte le nom. Les riverains de Sarinka estiment qu’ils ne sont pas à l’abri d’une éventuelle inondation car, disent-ils, auparavant, c’était un fleuve qui formait autour de lui une forêt dense devenue de nos jours désertiques sous l’effet de l’action humaine.

Le Directeur préfectoral de l’Agence de Navigation Maritime (ANAM), Ibrahima Sory Soumah, dénonce la construction anarchique sur le long du fleuve : « La bande de protection séparant la terre ferme du lit du fleuve n’est plus respectée, c’est à dire 100 m » a-t-il alerté.

Pour éviter d’autres inondations, Ibrahima Sory Soumah suggère que le fleuve Sarinka soit curé à 6 mètres de profondeur jusqu’au bras de mer. Sans quoi, dit-il, avec trois (03) ou quatre (04) jours de pluies intenses, et la rencontre de la haute marée avec les eaux du fleuve, il y aura sans nul toute de l’inondation, a-t-averti.

Kanké Bangoura, citoyenne de Tougandé, qui avait connu le fleuve Sarinka dans les années antérieures, n’a pas caché son amertume face à l’état dégradant de ce patrimoine : « Aujourd’hui le long du fleuve Sarinka est devenu un dépotoir d’ordures, des tas d’immondices çà et là, le lit du fleuve est envahi par des cultures vivrières et des constructions de tout genre, sous l’action des habitants des quartiers Laminaya, Batouya et Fily, en passant par le centre-ville jusqu’au km 54.  Si rien n’est fait le fleuve Sarinka risque de disparaître en saison sèche et devenir un danger en saison des pluies », a-t-elle souligné.

Inquiet des risques, Mamadouba Camara du quartier Fily, appelle l’État à l’action urgente : « Je demande aux autorités guinéennes à tous les niveaux, de curer et reboiser le long du fleuve Sarinka pour le bonheur de la population de Soumbouya particulièrement pour éviter de nouvelles catastrophes », a-t-il conseillé.

A rappeler que les fortes précipitations de l’année dernière avaient   causé un cas de mort dans le quartier Laminaya et des dégâts matériels considérables dans plusieurs autres localités de Coyah.

AGP/07/05/025                          MKB/CM/AND

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