Guinée-Economie : Près de 8 millions de têtes de bovins en 2018 contre 4.900.000 en 2010.

Conakry, 21 août 2019(AGP)- Quelques 7.728.000 (près de 8 millions) de têtes de bovins ont été recensées en 2018 contre 4.900.000 têtes en 2010 dans le secteur de l’élevage en Guinée.

Ces statistiques données le 14 août dernier par le ministre de l’élevage et des productions animales, consacrent les signes d’évolution dans un secteur déserté ou repoussé par certains hauts cadres de l’Etat. Mettant à profit son style de jeune cadre très branché, humble et réaliste, le ministre de l’élevage et des productions animales, Roger Patrick Millimono montre à la face du monde que le secteur de l’élevage n’est pas à fuir.

Les statistiques actuelles sont illustratives des performances sur le terrain.

Selon les données actualisées, la Guinée comptait 3.346.000 caprins en 2018 contre seulement 1.931.000 têtes en 2010.

Autres données en termes de performances du secteur, si en 2010, la Guinée avait 1.615.000 ovins, le pays et son secteur de l’élevage en ont fait un bond en avant pour atteindre 2.709.000 ovins en 2018.

Par ailleurs, même si la reproduction porcine est limitée à 140.000 têtes en 2018 contre 75.000 en 2010 (une classe anti-consommation de la viande de porcs pollue l’atmosphère), la volaille marque le coup avec 34.000.000 de têtes en 2018 contre 21.000.000 de têtes de volailles en 2010.

Du coup et en termes de PIB, la contribution du secteur de l’élevage au budget national a été de 17,5%. Et les recettes générées par le secteur de l’élevage sont de l’ordre de 6.806.000.000 de GNF en 2018 contre seulement des recettes de 1.139.000.000 de GNF en 2010.

En 8 ans, le secteur de l’élevage a réalisé des performances dans l’exploitation des potentialités disponibles, ce, malgré la faible productivité des races locales et un mode d’élevage extensif traditionnel dominé par la divagation des animaux. Il y a la récurrence des conflits éleveurs-agriculteurs avec des morts et dégâts matériels que le département de l’élevage est en train de traiter avec réalisme dans la plupart des localités touchées en Basse-Guinée, en Moyenne-Guinée, en Haute Guinée et surtout en Guinée-Forestière.

Outre ces problèmes de cohabitation dont les effets sont ressentis dans les villages et sous-préfectures de Lola, le ministre Roger Patrick Millimono compte jouer sur les opportunités actuelles pour opérer les échanges commerciaux, trouver des emplois diversifiés et surtout fixer les jeunes et des femmes dans des activités d’élevage en vue de rompre avec l’exode rural ou la fuite des bras valides vers les centres urbains.

AGP-BDS

COMMENTAIRES

AGP TV