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Forécariah/CTEPI : Plus de 95 cas de morsures de chiens errants enregistrés en deux ans

Publié le

Forécariah, 29 Janv(AGP)- A Forécariah, le nombre élevé des cas de morsure de chiens errants inquiète la population. De 2022 à 2023, plus de 95 cas sont enregistrés et pris en charge par le Centre de Traitement Épidémiologique (CTEPI) de Forécariah.

Ces derniers temps, la morsure des chiens errants a connu un taux élevé dans la préfecture de Forécariah. Docteur Jules Aly Koundouno, médecin chef du Centre de Traitement des Épidémies (CTEPI) de Forécariah au cours d’un entretien avec notre correspondant préfectoral, est revenu sur les statistiques.

« Ces morsures de chiens errants constituent aujourd’hui un problème de santé publique, puisque ça fait partie des évènements de santé publique qui sont sur surveillance. Tous les cas que nous enregistrons sont remontés au niveau national. En 2022, nous avons enregistré 22 cas, et 2023 qui vient de s’achever, on avait eu 66 cas. C’est pourquoi cette année aussi, il y a un suivi qui est là. Pour ce mois de janvier qui tend vers la fin, on a enregistré 8 cas »

Selon ce gestionnaire épidémiologique, plusieurs risques sont liés à la morsure de ces chiens errants si les cas ne sont pas déclarés au CTPI pour le traitement. « A la longue si une personne reste sans se déclarer pour qu’on cherche à savoir si le chien est identifié et pour que le médecin vétérinaire suit ce chien, il y aura des risques. La majorité des cas qu’on a réussis, ce sont des chiens errants et déambulant qui se promènent d’un coin à l’autre. Si ces personnes mordues ne se déclarent pas, elles pourront développer la rase ou le tétanos », a-t-il expliqué

De poursuivre, Dr Jules Aly Koundouno a fait savoir qu’en 2023 quelques difficultés ont été enregistrées par son centre de traitement mais qui sont en phase d’être résolues avec l’obtention des vaccins : « Par rapport à la prise en charge, on a quand même enregistré beaucoup de problèmes. Il y avait l’insuffisance par rapport à la déclaration. Des gens étaient mordus, mais ils ne déclaraient pas. D’autres recevaient l’information de notre prise en charge tardivement. Certains nous informaient après 6 mois ou an, nous demandons souvent à ces gens de suivre la prophylaxie. Pour faire ça, nous avons besoin des vaccins et Dieu merci aujourd’hui l’Etat est en train d’envoyer ça. Mais les autres médicaments qui accompagnent le traitement n’existent pas. Parfois on est obligé de prescrire les médicaments pour que le malade lui-même part les acheter »

A noter que pour le moment aucune disposition n’est prise par les autorités préfectorales pour faire face à ces chiens errants qui règnent un peu partout dans les carrefours de la commune urbaine.

AGP/29/01/024                  AFC/AND

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