Forécariah, 20 fév. (AGP)- Un atelier de formation des formateurs en éducation environnementale a débuté mercredi, 19 février 2025, dans la préfecture de Forécariah pour une durée de deux (02) jours.
Il est organisé par l’ONG Guinée Ecologie, en collaboration avec ses partenaires, dans le cadre du projet Franklinia, qui vise à promouvoir la protection de l’environnement.
La rencontre réunit les acteurs clés du système éducatif de Forécariah, notamment les responsables de la Direction Préfectorale de l’Éducation (DPE), des Directions des Services Scolaires et Éducatifs (DSEE), des parents d’élèves, ainsi que des conservateurs de la nature de Forécariah et de Coyah.
Ce programme d’éducation environnementale, qui cible plusieurs écoles élémentaires et collèges des préfectures de Kindia, Coyah et Forécariah, est une initiative conjointe des partenaires de recherche de l’Herbier National de Guinée, du Royal Botanic Garden Kew du Royaume-Uni et de l’ONG Guinée Ecologie.
L’objectif est de former les enseignants et les parents d’élèves sur les enjeux de la protection de l’environnement, en impliquant et éduquant les élèves à la préservation de la nature, afin de leur faire comprendre l’importance de l’environnement.
Mme Kadiatou Barry, chargée de programme Environnement et Cadre de Vie de l’ONG Guinée Ecologie, a souligné la pertinence de cette formation : « Nous avons jugé nécessaire d’organiser cette formation sur l’éducation environnementale dans les écoles rurales, car ce sont les enseignants qui sont les plus proches des forêts. À Forécariah, nous avons ciblé les écoles situées auprès de la forêt du Haut Plateau de Kounounkan, à Coyah celles qui sont situées autour de la forêt communautaire de Kakiwondy. L’idée est de former les enseignants pour la protection de ces forêts. À Kindia, nous avons déjà organisé une formation en éducation environnementale en raison de la montagne de Gangan », a-t-elle dit.
Dans son intervention, Mme Charlotte Couch, l’une des formatrices, a précisé : « Les recherches ont démontré que la Guinée est extrêmement riche en biodiversité, avec 80 espèces endémiques et 22 espèces menacées. Si nous ne faisons rien, nous risquons de perdre cette biodiversité. C’est pourquoi il est essentiel d’impliquer les enseignants, les écoles et les élèves dans la protection de l’environnement. À l’issue de cet atelier, nous espérons voir des résultats concrets et des écoles plus propres et plus vertes. »
Le Lieutenant Mohamed Fanta Tounkara, conservateur en chef du futur parc national de haut plateau de Kounounkan, s’est engagé à impliquer tous les acteurs : « S’il faut parler aujourd’hui de la protection de l’environnement, il faut impliquer toutes les couches sociales, surtout les enseignants, les parents d’élèves et les élèves eux-mêmes qui vivent autour de ces zones. Les enseignements qui sont reçus ici seront démultipliés auprès des autres acteurs locaux. Nous allons nous impliquer pour que l’installation des pépinières forestières dans chaque école participante soit respectée », a-t-il rassuré.
Les cadres de la DPE, des DSEE, des enseignants et des parents d’élèves qui ont participé à cette rencontre se réjouissent de la qualité des débats et du thème choisi « l’éducation environnementale dans les écoles rurales ».
Ils se sont engagés à sensibiliser les citoyens pour la protection et la restauration de l’environnement.
AGP/20/02/025 AFC/CM/AND




