Forécariah, 27 juil (AGP)-La Maison centrale de Forécariah a accueilli, week-end, une journée « Prison portes ouvertes », une première dans la préfecture. Cette initiative du procureur de la République près le Tribunal de Première Instance (TPI) de Forécariah, Mamadou Lamine Diallo, en collaboration avec les magistrats du parquet, visait à dresser un état des lieux de l’établissement pénitentiaire et à mobiliser les acteurs locaux autour de l’amélioration des conditions de détention.
Cette journée a réuni les autorités administratives, les forces de défense et de sécurité, les sages, les représentants des confessions religieuses ainsi que plusieurs responsables des services déconcentrés.
À cette occasion, le procureur de la République a fait visiter les différentes installations de la maison centrale afin de sensibiliser les participants sur les réalités de l’administration pénitentiaire et de renforcer la synergie d’actions en faveur de son entretien et de son bon fonctionnement.
La visite a permis aux participants de constater les conditions de vie des détenus. Les sages, les représentants des confessions religieuses ainsi que la Direction préfectorale de la femme, famille et de la solidarité ont exprimé leurs préoccupations face à la précarité des conditions de détention.
De son côté, le directeur préfectoral de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Adama Kourouma, a réaffirmé l’engagement des autorités préfectorales à accompagner la prison civile dans l’amélioration de ses conditions de fonctionnement.
Au cours de la visite guidée de l’administration pénitentiaire et des différents quartiers de détention, les détenus ont dénoncé plusieurs difficultés, notamment l’insuffisance de médicaments, le manque de nattes et de couvertures, les problèmes d’hygiène ainsi que l’insuffisance de la ration alimentaire.
Cette première journée « Prison portes ouvertes » à Forécariah a permis aux autorités et aux différentes composantes de la société de prendre la mesure des défis auxquels fait face la maison centrale.
Les échanges ont mis en évidence la nécessité d’une mobilisation collective afin d’améliorer les conditions de détention et de garantir un environnement plus conforme aux exigences de l’administration pénitentiaire.




